Dans ce test terrain complet du Nikon Z5 II, je vous partage mon avis après un mois d'utilisation intensive en photo animalière.
Avec ses caractéristiques dignes d'appareils bien plus onéreux, ce boîtier pourrait bien redéfinir ce qu'on attend d'un hybride d'entrée de gamme en photographie animalière.
Ce qui m'a immédiatement frappé lors de ce test du Nikon Z5 II, c'est la philosophie adoptée par la marque : offrir des fonctionnalités professionnelles à un prix contenu.
À 1899 €, il intègre des technologies qu'on retrouve habituellement sur des modèles coûtant presque deux fois plus cher.
Incroyable mais vrai : sur certains aspects, notamment l'autofocus spécialisé pour la détection des oiseaux, il dépasse même son grand frère, le Z6 III, pourtant facturé 1000 € de plus.
Il n'est cependant pas parfait - quel appareil l'est ? Car oui, il a un point faible, dont je vous parlerai plus bas.
Dans cet article, je vais décortiquer en détail les forces et faiblesses de ce Nikon Z5 II pour la photographie animalière, vous montrer des exemples concrets de ses performances, et vous aider à déterminer s'il correspond à vos besoins spécifiques sur le terrain.

Le Nikon Z5 II EN BREF :
Doté du même capteur plein format 24MP que le Nikon Zf, il offre une qualité d'image exceptionnelle et une montée en ISO impressionnante (propre jusqu'à 25 600 ISO).
L'autofocus du Nikon Z5 II hérite directement des modèles professionnels Z8/Z9, avec détection des animaux et même un mode spécifique pour les oiseaux.
Tropicalisé comme les modèles haut de gamme, avec double emplacement carte SD et une ergonomie terrain parfaite pour la photo nature, il n'a qu'un seul point faible : son rolling shutter en obturateur électronique.
À 1899 €, il surpasse même le Z6 III sur certains aspects tout en coûtant 1000 € de moins.
Le meilleur rapport qualité/prix du marché pour l'animalier.
Qualité des photos
Autofocus
Montée en iso
Capteur
Plein format
Rafale
14 i/s en méc, 15 i/s en élec.
Définition
24Mpx
Prix
1 899 €
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Chapitre 01
Prise en main et ergonomie du Z5 II

Lorsque j'ai commencé mon test Nikon Z5 II, j'ai immédiatement été frappé par sa construction et sa prise en main.
Pour un appareil positionné comme "entrée de gamme", ce boîtier offre une expérience intéréssante qui n'a rien à envier aux modèles plus coûteux.
Design et construction du Z5II
La première chose qui m'a sauté aux yeux, c'est la robustesse du Nikon Z5 II.
Le boîtier est presque identique à celui du Z6 III, avec une seule différence visible : l'absence d'écran sur le dessus.
Honnêtement, en pratique pour la photo animalière, cette différence ne m'a absolument pas gêné et semble même plutôt anecdotique selon moi.
Le grip est parfaitement creusé et offre une prise en main sécurisante, même lorsqu'on monte un téléobjectif imposant, comme par exemple un Sigma 150-600mm ou un Nikkor Z 600mm f/4.
C'est un point crucial pour les longues sessions d'affût où la fatigue peut s'installer et habitant à la montagne, j'ai vraiment apprécié sa légèreté et maniabilité lors de mes randonnées.

La tropicalisation est au même niveau que sur les modèles haut de gamme comme le Z6 III ou même le légendaire D850.
Pour la photo nature et animalière, c'est un avantage considérable - vous pouvez sortir par temps pluvieux ou dans des conditions difficiles sans crainte pour votre matériel.
J'ai notamment eu l'occasion de le tester lors d'une sortie aux bouquetins, avec une pluie assez soutenue et l'appaareil photo n'a pas bronché, gage de qualité.
Double emplacement pour cartes SD : une rare attention à ce prix
Une agréable surprise sur ce Nikon Z5 II est la présence de deux emplacements pour cartes SD.
C'est assez rare dans cette gamme de prix et extrêmement pratique pour sécuriser vos précieuses images de faune sauvage ou pour séparer les fichiers RAW et JPEG, ce qui devrait ravir de nombreux photographes, comme par exemple les photographes de mariage.
Le boîtier utilise la même batterie que le Z6 III et d'autres modèles compatibles, un point positif si vous possédez déjà d'autres appareils Nikon récents.
L'autonomie est solide, mais pour une journée complète en nature, je recommande tout de même d'emporter une batterie supplémentaire au cas où.

Écran et viseur : confort visuel en toutes circonstances
Le viseur électronique du Nikon Z5 II est vraiment agréable à utiliser.
Sans être le plus défini du marché, il reste lumineux et confortable, même en plein soleil - un atout indéniable pour suivre des oiseaux en vol lorsque les conditions de lumière sont difficiles.
L'écran arrière orientable sur rotule facilite les compositions créatives, particulièrement pour les prises de vue au ras du sol, fréquentes en photographie animalière.
Cette flexibilité est devenue, je trouve, presque standard aujourd'hui, mais reste appréciable sur le terrain et je ne compte plus le nombre de fois où cela m'a épargné de grosses douleurs aux cervicales et au dos.

Connectique et contrôles : rien n'a été sacrifié
Contrairement à certains modèles d'entrée de gamme, Nikon n'a pas bridé la connectique du Z5 II.
On retrouve toutes les prises essentielles : casque, micro, USB-C et micro HDMI.
Un vrai plus pour transférer rapidement vos images ou connecter des accessoires.
La disposition des commandes reste fidèle à la philosophie Nikon, avec le joystick multifonction, le bouton de passage rapide du mode photo au mode vidéo, la molette de sélection des modes et deux boutons configurables à l'avant.
Seul le bouton de correction d'exposition m'a semblé légèrement déplacé par rapport aux autres modèles, nécessitant un temps d'adaptation.

Innovation ergonomique pour les styles créatifs
Petite nouveauté intéressante sur le Nikon Z5 II : l'ajout d'un bouton dédié aux profils colorimétriques.
Cette fonction permet d'accéder directement aux styles d'image sans naviguer dans les menus et donc d'appliquer des looks très rapidement à vos photos.
Nikon a intégré les excellentes simulations noir et blanc du Nikon Zf, notamment le "noir et blanc profond" au rendu très contrasté.
Si ce n'est pas ce que j'utilise le plus pour l'animalier, c'est néanmoins un ajout bienvenu pour diversifier ses approches créatives.

Le boîtier est également compatible avec le grip supplémentaire du Z6 III, ce qui améliore considérablement la manipulation avec de grands téléobjectifs pour la photo animalière.
Pour résumer, l'ergonomie du Nikon Z5 II ne fait quasiment aucun compromis.
On a réellement l'impression d'avoir un appareil professionnel entre les mains, malgré son positionnement tarifaire plus accessible.

EN BREF :
- Tropicalisation robuste adaptée aux sorties terrain en nature
- Poids léger de 700g qui facilite les longues sessions
- Excellente ergonomie avec positionnement intuitif des commandes
- Viseur électronique confortable de 3,69 millions de points
- Écran orientable très pratique pour les compositions au ras du sol
- Double logement de cartes SD pour une sécurité supplémentaire
- Prise en main sécurisante même avec des téléobjectifs lourds
Chapitre 02
Qualité d'image du Nikon Z5 II
Après avoir examiné l'ergonomie du Nikon Z5 II, plongeons maintenant dans ce qui fait vraiment la différence pour un photographe animalier : la qualité d'image.
J'ai passé un mois complet sur le terrain avec cet appareil, et ce que j'ai découvert sur ordinateur m'a vraiment plu.

Un capteur plein format hérité des modèles professionnels
Le Nikon Z5 II est équipé d'un capteur plein format rétroéclairé de 24 millions de pixels.
Et pas n'importe lequel : il s'agit exactement du même capteur que celui du Nikon Zf et du Z6 II, deux boîtiers reconnus pour leurs excellentes performances en termes de qualité d'image.
Ce capteur offre, selon moi, un équilibre parfait entre résolution, gestion du bruit et performance globale.
Avec ses 24 MP, il permet d'imprimer en grand format et de recadrer légèrement si nécessaire, tout en gardant des fichiers légers à traiter sur votre ordinateur.

Stabilisation sur 5 axes : un atout majeur pour la photo animalière
Autre point crucial pour la photographie de terrain : le capteur est stabilisé sur 5 axes avec une efficacité annoncée jusqu'à 7,5 stops.
Ce système est particulièrement précieux pour les prises de vue à main levée avec de longues focales - une situation courante en photo animalière.
La technologie de stabilisation propre à Nikon va encore plus loin : elle stabilise le capteur à partir du point autofocus utilisé, offrant ainsi un résultat supérieur à une stabilisation classique.
Combinée avec des téléobjectifs eux-mêmes stabilisés, cette technologie permet d'obtenir des images nettes même dans des conditions difficiles.
Rendu des couleurs et dynamique : la signature Nikon au service de l'animalier
On le sait, Nikon est très fort et reconnu pour sa science des couleurs et ce nouvel appareil photo ne déroge pas à la règle.
Le Z5 II produit des images aux couleurs vibrantes, mais naturelles, avec un rendu particulièrement flatteur pour les sujets animaliers.
La dynamique de l'appareil est simplement excellente et elle surpasse même celle du Nikon Z6 III, pourtant beaucoup plus onéreux.

Comparaison de la dynamique du Nikon Z5 II (bleu clair) par rapport au Nikon Z6 III (en noir)
Cette caractéristique permet de récupérer énormément de détails dans les ombres sans générer trop de bruit numérique, tout en préservant les hautes lumières.
En photographie animalière, où les conditions d'éclairage sont souvent contrastées, cette capacité fait toute la différence et permet de retravailler facilement ses clichés.

Performances en basse lumière : un test terrain révélateur
La montée en ISO est sans doute l'un des points forts du Nikon Z5 II pour la photo animalière.
Dans mes tests terrain avec le Z5 II, j'ai constaté que les images restent remarquablement propres jusqu'à 25 600 ISO.
Même en poussant encore plus, la qualité d'image demeure tout à fait exploitable, surtout après une bonne réduction du bruit en post-traitement.

Pour un appareil de cette gamme de prix, c'est simplement impressionnant et particulièrement utile pour les affûts en fin de journée ou les conditions de faible luminosité.
Les fichiers RAW offrent une grande latitude de retouche, permettant de récupérer des détails même dans des situations d'exposition difficiles.
Bref, le capteur rétroéclairé montre ici tout son potentiel, avec une gestion du bruit remarquable même à des sensibilités élevées.
Qualité d'image pour l'animalier : des résultats terrain convaincants
En utilisant le Z5 II avec des téléobjectifs compatibles Nikon Z comme le 180-600mm f/5.6-6.3, j'ai obtenu des images d'une netteté vraiment satisfaisante.
Le piqué est excellent, les détails sont préservés et le rendu des couleurs est fidèle à la réalité.
Je le dis souvent sur ce blog, mais ne vous laissez pas avoir par les sirènes du marketing : un capteur de 20-24 Mpx est largement suffisant et je n'ai jamais eu aucun souci pour imprimer des photos en très grand format avec.
J'ai également apprécié la qualité du flou d'arrière-plan (bokeh) lorsqu'on photographie des sujets rapprochés.
Malgré l'ouverture modeste de certains objectifs comme le 180-600mm, l'avantage du capteur plein format permet de se rapprocher et d'obtenir une belle séparation entre le sujet et l'environnement.
Pour la photographie animalière, où la rapidité de mise au point et la qualité d'image en basse lumière sont primordiales, le Nikon Z5 II se comporte comme un appareil bien plus haut de gamme.
La précision des détails sur les plumages d'oiseaux ou les fourrures de mammifères est particulièrement impressionnante.
Les performances en basse lumière compensent largement l'ouverture modeste des objectifs abordables, ce qui fait du Z5 II un excellent choix pour les photographes animaliers à la recherche d'un bon rapport qualité/prix.
Mais attention, quand vient le moment de capturer l'action, ce n'est pas seulement la qualité de l'image qui compte...
C'est aussi la vitesse et la précision avec lesquelles l'appareil peut suivre un sujet en mouvement.
Et justement, le système autofocus du Z5 II réserve quelques surprises - bonnes comme mauvaises - que nous allons découvrir.

EN BREF :
- Capteur très performant avec une excellente stabilisation
- Signature colorimétrique Nikon naturelle et fidèle
- Dynamique supérieure au Z6 III, permettant de récupérer plus de détails
- Gestion du bruit impressionnante jusqu'à 12 800 ISO
- Images exploitables à des ISO encore plus élevés grâce aux logiciels de réduction de bruit
- Fichiers RAW riches en détails, offrant une grande latitude en post-traitement
Chapitre 03
Autofocus & Obturateur du Nikon Z5 II
En tant que photographe animalier, je sais à quel point un système de mise au point réactif et précis peut faire la différence entre une image réussie et une occasion manquée.
Et sur ce point, le Nikon Z5 II surprend par ses très bonnes performances pour un appareil de cette gamme de prix.
La puissance du processeur Expeed 7 pour l'autofocus animalier
Au cœur du Nikon Z5 II bat le processeur EXPEED 7, le même que l'on retrouve dans les modèles professionnels Z8 et Z9.
Cette intégration change complètement la donne en matière de performances autofocus.
Pour vous donner une idée concrète, ce processeur est environ trois fois plus rapide que celui du Z5 première génération ou du Z6 II.

Ce que j'ai vraiment apprécié lors de mon test terrain, c'est la capacité de détection dans des conditions de faible luminosité.
L'autofocus du Nikon Z5 II fonctionne jusqu'à -10 EV, ce qui est particulièrement utile pour la photo animalière où les sujets se montrent souvent à l'aube ou au crépuscule.
Lors de mes sorties, j'ai pu verrouiller la mise au point sur des animaux dans des sous-bois sombres où d'autres appareils auraient simplement abandonné - un avantage indéniable pour capter ces moments en basse lumière qui font toute la différence en photo de nature.
Détection des oiseaux et performances avec téléobjectifs compatibles Nikon Z
La grande surprise du Nikon Z5 II réside dans sa détection des oiseaux intégrée, une fonctionnalité que même le Z6 III, pourtant plus onéreux, ne propose pas encore (bien qu'une mise à jour soit annoncée pour avant fin 2025).
Sur le terrain, ce mode spécifique pour les oiseaux fonctionne remarquablement bien.
Le système détecte rapidement les sujets, même lorsqu'ils sont partiellement masqués par des branches ou du feuillage.

Plus impressionnant encore, il arrive généralement à verrouiller l'œil de l'oiseau, permettant d'obtenir des portraits animaliers d'une netteté irréprochable.
En associant le Z5 II avec des téléobjectifs compatibles Nikon Z comme le 180-600 mm, j'ai obtenu des résultats comparables à ceux de boîtiers bien plus onéreux.
La mise au point est rapide, précise et le suivi est généralement fluide, surtout grâce au mode 3D qui permet de garder le sujet net même lors de mouvements imprévisibles.
Bref, en 2025 il semblerait que la qualité de l'autofocus ne soit plus un argument marketing pour vendre des boîtiers à 5 000 euros, puisque dorénavant même les entrées de gammes bénéficient de toutes ces technologies avancées.
Les limites en action rapide
Malgré ses nombreuses qualités, le Nikon Z5 II présente quelques limitations qu'il est honnête de mentionner dans ce test.
J'ai notamment constaté des difficultés avec l'autofocus sur des sujets très spécifiques comme les bouquetins ou des oiseaux avec une morphologie particulière, où la détection de l'œil n'était pas aussi fiable que sur d'autres animaux plus communs.
Mais la principale faiblesse du système autofocus concerne les actions très rapides, particulièrement lorsqu'un oiseau décolle et vient face à l'appareil.
Dans ces situations, le Nikon Z5 II peut sembler momentanément désorienté, mettant quelques précieuses secondes à retrouver et à verrouiller son sujet.
C'est un problème récurrent chez Nikon, que l'on retrouve même sur des modèles haut de gamme, et qui peut faire rater des moments décisifs en photographie animalière et j'espère vraiment qu'ils arriveront à améliorer ce point.
Cette limite mise à part, l'autofocus fonctionne super bien dans 90 % des situations courantes que j'ai pu rencontrer lors de mes tests en conditions réelles et devrait très largement vous satisfaire également.
Rafales et obturateur : le talon d'Achille
Côté rafale, le Nikon Z5 II offre une cadence respectable de 14 images par seconde en RAW avec l'obturateur mécanique et 15 images par seconde en RAW avec l'obturateur électronique.
C'est largement suffisant pour la plupart des scènes de vie sauvage, même si on reste en deçà des capacités des boîtiers professionnels, qui vont plutôt être capable d'aller jusqu'au 20 ou 30 images par seconde..
Mais le point le plus délicat de cet appareil photo concerne l'obturateur électronique, qui présente un rolling shutter vraiment prononcé.
En termes simples, lors d'actions rapides, vous risquez d'observer des déformations sur vos images.
C'est probablement la différence la plus notable avec le Z6 III et ses performances supérieures grâce à son capteur semi-empilé.
Pour l'animalier, cela signifie qu'il faudra privilégier l'obturateur mécanique pour les sujets en mouvement rapide, ce qui peut être problématique lorsqu'on souhaite rester totalement silencieux pour ne pas effrayer les animaux les plus craintifs.
En même temps, à ce prix, difficile de lui demander de rivaliser sur ce point avec des boîtiers qui vont coûter deux fois plus cher, il n'y a pas encore de miracle.
Mode pré-déclenchement et anticipation de l'action
Une fonctionnalité particulièrement utile pour la photo animalière est le mode pré-déclenchement, qui permet d'anticiper les actions totalement imprévues, comme l'envol d'un oiseau.
Le principe est simple, mais efficace : lorsque vous enfoncez le déclencheur à mi-course, l'appareil commence à capturer des images en mémoire tampon.
Quand vous appuyez complètement, ces images sont enregistrées, vous permettant de capturer des moments qui auraient normalement lieu avant votre temps de réaction.
Si cela vous intéresse, j'ai publié une vidéo complète sur le pré-déclencement, où j'explique en détails comment cela fonctionne et comment bien l'utiliser.
Malheureusement, cette fonction reste limitée au format JPEG et ne fonctionne pas en RAW, contrairement à d'autres marques, ce qui peut être restrictif pour ceux qui souhaitent conserver toute la latitude de post-traitement.
Néanmoins, elle s'avère précieuse dans des situations avec lesquelles la rapidité d'action prime sur la flexibilité du fichier.
En résumé, l'autofocus du Nikon Z5 II est une véritable prouesse technologique pour un appareil de cette catégorie.
Il offre des performances dignes de modèles bien plus onéreux, avec quelques limitations qu'il faut apprendre à contourner.
Pour les photographes animaliers à la recherche d'un boîtier polyvalent et abordable, c'est un équilibre remarquable entre accessibilité et performances.
Mais comment ce Nikon Z5 II se compare-t-il directement au Z6 III qui coûte presque 1000 euros de plus ?
Les différences justifient-elles vraiment cet écart de prix ?
La réponse risque de vous surprendre.

EN BREF :
- L'autofocus du Nikon Z5 II détecte jusqu'à -10EV, un avantage majeur pour la photo animalière en conditions difficiles
- Détection intelligente incluant humains, véhicules, animaux et un mode spécifique oiseaux absent du Z6 III plus coûteux
- Performances excellentes sur le terrain pour la plupart des sujets animaliers
- Quelques difficultés à détecter l'œil de certains animaux spécifiques comme les bouquetins
- Point faible notable sur les actions très rapides (oiseaux en vol frontal par exemple), limitation classique chez Nikon
- Rapport qualité-prix exceptionnel pour les photographes animaliers malgré ces quelques limitations
Chapitre 02
Nikon Z5II vs Z6III : lequel choisir ?
Quand on examine de près le Nikon Z5 II test dans le cadre de la photographie animalière, il est impossible d'ignorer sa relation avec son grand frère, le Z6 III.
Cette comparaison est d'autant plus intéressante que les deux appareils partagent de nombreuses caractéristiques, tout en affichant une différence de prix considérable.
Alors, que nous réserve ce face-à-face entre ces deux hybrides plein-format de Nikon ?

Ressemblances physiques et ergonomiques
Physiquement, ces deux boîtiers sont vraiment très proches.
Ils partagent le même gabarit, la même batterie (un vrai plus pour ceux qui possèdent déjà du matériel Nikon) et une philosophie d'utilisation identique.
La tropicalisation est également au même niveau sur les deux appareils, vous permettant d'affronter les conditions difficiles sans stress.
Les différences extérieures se limitent à quelques détails :
- L'absence d'écran sur le dessus du Z5 II
- L'ajout d'un bouton dédié aux profils colorimétriques sur le Z5 II
- Deux ports SD sur le Z5 II contre un port CF Express Type B et un SD sur le Z6 III
- Le bouton de correction d'exposition légèrement décalé vers la droite sur le Z5 II

L'autofocus du Nikon Z5 II : une surprise de taille
La plus grande surprise dans cette confrontation concerne l'autofocus.
Contre toute attente, le Nikon Z5 II propose la détection des oiseaux, une fonctionnalité qui n'est pas encore disponible sur le Z6 III !
Je pense que c'est très difficile à avaler pour les possesseurs du Z6 III, mais cette différence est temporaire, puisque Nikon a officiellement annoncé une mise à jour du firmware pour le Z6 III avant fin 2025.
Mais en attendant, c'est un avantage non négligeable pour le Z5 II, surtout pour les photographes animaliers.
La détection des oiseaux vient compléter un système autofocus déjà très performant, hérité des boîtiers professionnels Z8 et Z9.
Pour un appareil à ce prix, c'est tout simplement impressionnant et cela confirme la volonté de Nikon de ne pas trop brider ses modèles d'entrée de gamme.

Rolling shutter : l'avantage décisif du Z6 III
Si le Z5 II brille par son autofocus, on l'a vu il montre ses limites sur un point crucial pour la photo animalière : le rolling shutter.
C'est ici que le Z6 III reprend nettement l'avantage grâce à son capteur semi-empilé.
En effet, le Z5 II avec son capteur standard produit des déformations très visibles dès que vous utilisez l'obturateur électronique sur des sujets en mouvement rapide.
Pour les photographes animaliers qui capturent souvent des actions dynamiques comme des oiseaux en vol, cette différence est, je pense, vraiment déterminante.
À cela s'ajoute une cadence de rafale supérieure pour le Z6 III en obturateur électronique : 20 images par seconde en RAW contre 15 pour le Z5 II.
En revanche, la vitesse en obturateur mécanique est identique sur les deux appareils à 14 images par seconde, ce qui reste excellent pour de l'animalier.
Performances vidéo : des différences notables
Même si mon domaine est principalement la photographie, je dois mentionner les capacités vidéo de ces deux appareils.
Le Nikon Z5 II étonne déjà par ses capacités à filmer en RAW en interne, une caractéristique rare à ce niveau de prix.
Toutefois, le Z6 III offre des possibilités d'enregistrement plus étendues et bénéficie de son port CF Express plus performant pour gérer des débits plus élevés.
Personnellement, je trouve ça vraiment bien de voir Nikon proposer un boîtier comme le Z5 II, clairement orienté vers les photographes purs, sans leur faire payer des fonctionnalités vidéo avancées dont ils n'auront peut-être jamais besoin.
Nikon Z5II vs Nikon Z6 III : toutes les différences
Nikon Z6III | Nikon Z5II | |
|---|---|---|
Taille | 138,5×101,5x74 mm | 134x100,5x72 mm |
Poids | 760 g | 700 g |
Limitations | -10 à 40°C | 0 à 40°C |
Capteur | CMOS semi-empilé plein format 24,5 Mp | CMOS BSI plein format 24,5 Mp |
ISO | 100–64 000 (en photo) 100–51 200 (en vidéo) | 100–64 000 (en photo) 100–51 200 (en vidéo) |
Processeur | EXPEED 7 | EXPEED 7 |
Points AF | 273 points | 273 points, zone auto AF 299 points |
Détection AF basse lumière | -10 EV (f/1.2, ISO 100) | -10 EV (f/1.2, ISO 100) |
Rafale | 14 i/s en mécanique RAW 20 i/s en électronique RAW C60 (FX) C120 (DX) JPEG | 14 i/s en mécanique RAW 15 i/s en électronique RAW C30 JPEG |
Stabilisation | 5 axes VR 8.0 stops | 5 axes VR 8.0 stops |
Formats vidéos | N-RAW/ProRes RAW HQ ProRes 422 HQ H.265/H.264 | N-RAW H.265/H.264 |
Fréquences vidéos | 6K/60p (interne) 5.4K/60p H.265 4K UHD/120p (APS-C) Full HD/240p (95% FX) N-Log/HLG | 4K UHD/60p (APS-C) Full HD/120p N-Log/HLG |
Viseur | EVF 5,8 Mp 4 000 cd/m² DCI-P3 | EVF 3,7 Mp 3 000 cd/m² |
Rafraichissement viseur | 60/120 i/s | 60 i/s |
Écran | Tactile sur rotul 3,2 pouces, 2 100 points | Tactile sur rotule 3,2 pouces, 2 100 points |
Cartes mémoires | CFexpress B + SD (UHS-II) | Double logement SD (UHS-II) |
Connectiques | USB-C 3.2 Gen2 | USB-C 3.2 Gen2 |
Autonomie | 390 photo norme CIPA | 390 photo norme CIPA |
Écran sur le dessus | Présent | Absent |

EN BREF :
- Le Nikon Z5 II surpasse le Z6 III avec sa détection des oiseaux, une fonction absente du modèle plus cher (à venir via firmware fin 2025 sur le Z6 III)
- Le rolling shutter est le point faible majeur du Z5 II comparé au capteur semi-empilé du Z6 III
- Le Z6 III offre des rafales plus rapides en obturateur électronique (20 img/s au lieu de 15 img/s)
- Le Nikon Z5 II a une meilleure dynamique
- Malgré la différence de prix de près de 1000€, le Z5 II tient remarquablement tête au modèle supérieur

FORMATION
Maîtrisez (enfin)
le Nikon Z5 II
Apprenez à utiliser l'ensemble de votre appareil photo, améliorez ses capacités et découvrez tous ses secrets
Chapitre 03
Mon avis final : pour qui est ce Nikon Z5 II ?
Un rapport qualité/prix imbattable pour la photo animalière
Après un mois d'utilisation intensive du Nikon Z5 II sur le terrain, je dois être honnête avec vous : ce boîtier redéfinit complètement l'entrée de gamme des hybrides plein format.
À 1 899 euros, il se positionne comme l'un des meilleurs investissements toutes marques confondues pour qui veut aborder sérieusement la photographie animalière sans se ruiner.
Ce que j'ai le plus apprécié, c'est l'absence de compromis majeurs.
Contrairement à la concurrence qui supprime souvent des fonctionnalités essentielles sur leurs modèles abordables, Nikon a conservé l'essentiel : détection des oiseaux, stabilisation performante sur 5 axes, double slot pour cartes mémoires, qualité d'image exceptionnelle en basse lumière, etc...
Tout cela dans un boîtier robuste et tropicalisé qui pourrait passer pour un modèle haut de gamme.

Le photographe polyvalent va l'adorer
Le Nikon Z5 II est selon moi parfait pour le photographe polyvalent passionné de nature.
Si vous photographiez de la faune le weekend, des paysages pendant vos vacances, et occasionnellement d'autres sujets, vous allez vraiment apprécier sa polyvalence.
L'autofocus hérité des Z8 et Z9 assure une détection précise des sujets, tandis que la montée en ISO vous permet de shooter dans presque toutes les conditions de lumière.
C'est également selon moi le boîtier idéal pour les photographes encore équipés en reflex qui hésitaient à passer à l'hybride.
La transition sera douce grâce à une ergonomie familière et des performances qui surpassent largement les reflex de génération équivalente.
Les 14 images par seconde en obturateur mécanique suffisent amplement pour la plupart des situations, même en photo animalière.
Qui devrait préférer un modèle plus haut de gamme ?
Si vous êtes un photographe plus avancé ou que votre pratique se concentre exclusivement sur l'animalier d'action, avec notamment des sujets très rapides, le Z6 III pourrait être plus adapté malgré son prix supérieur.
Son capteur semi-empilé gère beaucoup mieux le rolling shutter en obturateur électronique, un point faible notable du Z5 II lors de mouvements rapides.
Pour les professionnels qui ont besoin d'une fiabilité absolue en toutes circonstances ou les spécialistes des oiseaux en vol rapide, les Z8 ou Z9 restent incontournables.
Mais honnêtement, l'écart de performances ne justifie pas forcément l'écart de prix pour la majorité des photographes, même passionnés.
J'ai personnellement utilisé le Z5 II comme boîtier secondaire en complément de mon Z9 pendant plusieurs sorties terrain, et je me suis régalé, sans jamais me sentir limité.

Sa légèreté et sa compacité en font un compagnon idéal pour les longues randonnées, tandis que ses performances en basse lumière le rendent particulièrement adapté aux affûts de fin de journée avec les téléobjectifs compatibles Nikon Z.
La robustesse de l'appareil a également été très appréciée lors de mes tests terrain.
Pour la première fois, le fossé entre équipement "amateur" et "pro" semble vraiment se réduire.
Bonnes photos !

Questions fréquentes sur le Nikon Z5 II
La principale différence réside dans le rolling shutter. Le Z5 II présente un rolling shutter médiocre en obturateur électronique, provoquant des déformations sur les sujets en mouvement rapide, alors que le Z6 III avec son capteur semi-empilé gère beaucoup mieux ce problème et offre une rafale plus rapide (20 img/s en RAW électronique contre 15 pour le Z5 II).
Oui, le Nikon Z5 II bénéficie d'une tropicalisation au même niveau que le Z6 III ou le D850. Vous pouvez l'utiliser sous la pluie ou dans le froid sans inquiétude, ce qui est un atout majeur pour la photographie animalière et de nature. Nikon recommande une utilisation comprise entre 0 et 40°C.
L'autofocus du Z5 II est directement hérité des Z8 et Z9, avec une détection des animaux et des oiseaux jusqu'à -10 stops. Il est particulièrement efficace pour suivre les sujets en mouvement grâce au mode 3D. Son seul point faible concerne les actions très rapides comme un oiseau volant directement vers l'appareil.
L'autonomie est bonne pour une journée de prise de vue normale, mais il est recommandé d'avoir une deuxième batterie pour être tranquille lors d'une journée intensive de photo animalière. Le Z5 II utilise la même batterie que le Z6 III, ce qui est pratique si vous possédez déjà un boîtier Nikon.
Le Z5 II excelle en basse lumière avec une montée en ISO très propre. Les images restent exploitables jusqu'à ISO 25600 et même au-delà grâce à la réduction du bruit en post-traitement. Son capteur rétroéclairé de 24 millions de pixels offre un excellent équilibre entre définition et performance en faible luminosité.
Tous les objectifs de la monture Z sont compatibles, dont le 100-400mm f/4.5-5.6 VR S et le 180-600mm f/5.6-6.3. Vous pouvez également utiliser les téléobjectifs Nikkor F avec la bague FTZ II. Le test a notamment été réalisé avec le 180-600mm f/5.6-6.3 qui forme un excellent duo avec le Z5 II.
Oui, le Z5 II dispose d'une stabilisation sur 5 axes directement dans le boîtier, avec une efficacité annoncée jusqu'à 7,5 stops. Cette stabilisation fonctionne même avec les objectifs non stabilisés et peut se combiner avec la stabilisation optique des téléobjectifs pour une efficacité maximale.
Absolument. Malgré ses "seulement" 24 millions de pixels, le Z5 II offre une qualité d'image et un piqué exceptionnels, largement suffisants pour réaliser de grands tirages. C'est un excellent équilibre entre qualité d'image, gestion du bruit et taille des fichiers.
Le Z5 II offre une rafale de 14 images par seconde en RAW avec l'obturateur mécanique et 15 images par seconde en RAW avec l'obturateur électronique. En JPEG, il peut atteindre 30 images par seconde en mode électronique.
Le Z5 II est idéal pour le photographe polyvalent qui pratique différents genres, dont l'animalier. C'est aussi le boîtier parfait pour les photographes reflex qui veulent passer à l'hybride sans se ruiner. En revanche, les photographes spécialisés dans l'animalier rapide devraient plutôt se tourner vers le Z6 III pour son meilleur rolling shutter.
Le Nikon Z5 II,a été annoncé le 3 avril 2025 et disponible à la vente depuis le 24 avril.

Le Nikon Z5 II EN BREF :
Doté du même capteur plein format 24MP que le Nikon Zf, il offre une qualité d'image exceptionnelle et une montée en ISO impressionnante (propre jusqu'à 25 600 ISO).
L'autofocus du Nikon Z5 II hérite directement des modèles professionnels Z8/Z9, avec détection des animaux et même un mode spécifique pour les oiseaux.
Tropicalisé comme les modèles haut de gamme, avec double emplacement carte SD et une ergonomie terrain parfaite pour la photo nature, il n'a qu'un seul point faible : son rolling shutter en obturateur électronique.
À 1899 €, il surpasse même le Z6 III sur certains aspects tout en coûtant 1000 € de moins.
Le meilleur rapport qualité/prix du marché pour l'animalier.
Qualité des photos
Autofocus
Montée en iso
Capteur
Plein format
Rafale
14 i/s en méc, 15 i/s en élec.
Définition
24Mpx
Prix
1 899 €

Qui est l'auteur
Adrien Coquelle
Photographe animalier professionnel
Photographe animalier professionnel depuis 2016, je parcours la Savoie à la recherche d'ambiances particulières, pour immortaliser les animaux emblématiques des Alpes.
Je forme également tous les mois de nombreux photographes voulant progresser rapidement en photo animalière et de nature grâce à mes stages et formations.
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Je suis à un tournant car j’ai un Z5 et j’aimerai évolué soit pr un Z5ll soit pr un A6700 … Je sais , un apsc mais plus léger et un autofocus de taré soi disant … J’en ai marre de galérer avec mon Z5 . Mais j’aime Nikon et j’ai pas mal d’objos … Tout revendre pr passer sur A6700 vaut il le coup ? Un avis .
Il n’y a que vous pour le savoir, dans tous les cas le Z5 II est un très bon rapport qualité/prix