Festival de Montier-en-Der : dates, horaires, plan, etc…

par Adrien Coquelle
Le festival de Montier-en-Der, vous en avez sûrement entendu parler, mais peut-être que l’idée d’y aller vous intimide un peu. Tous ces sites répartis dans le village, ces milliers de visiteurs, ces photographes chevronnés qui semblent tout connaître. On peut vite se sentir perdu, surtout quand on débute ou qu’on reprend la photo après des années. Je suis passé par là, et je peux vous dire une chose : ce festival est l’un des meilleurs endroits pour progresser, à condition de bien l’aborder. C’est exactement ce que je vais vous expliquer ici pour que votre visite soit simple et agréable. On va voir ensemble pourquoi ce festival photo est une vraie mine d’or quand on débute, puis je vous présenterai les lieux incontournables pour ne pas vous éparpiller. Je vous donnerai aussi mes conseils de terrain pour passer une journée confortable, et enfin les erreurs que je vous recommande d’éviter pour votre premier festival de Montier. Commençons par ce qui rend ce rendez-vous unique pour un photographe qui débute.
Sujet de l’article en 30 secondes
  • Le festival de Montier-en-Der est le plus grand festival de photo nature au monde, et il est totalement accessible aux débutants.
  • Vous y apprendrez à mieux regarder une image simplement en observant les tirages géants des meilleurs photographes animaliers.
  • Le festival se répartit sur plusieurs sites : mieux vaut en choisir 3 ou 4 et les visiter tranquillement plutôt que de tout vouloir faire en une journée.
  • Prévoyez des vêtements chauds et de bonnes chaussures : en novembre dans la Haute-Marne, le confort fait toute la différence.
  • Laissez votre matériel photo au sac : vous venez avant tout pour vous inspirer et apprendre, pas pour shooter dans la foule.
Chapitre 01

Pourquoi visiter le festival de la photo de Montier-en-Der quand on débute ?

Ce qui m’a le plus marqué la première fois que j’ai mis les pieds là-bas, c’est que personne ne vous demande votre niveau. Vous n’avez pas besoin d’un boîtier dernier cri ni de connaître tous les réglages par cœur pour en profiter. Vous venez avec vos yeux, votre curiosité, et c’est largement suffisant. Quand on débute, on a souvent le nez collé sur la technique. La vitesse, l’ouverture, les ISO. Et c’est normal, il faut passer par là. Mais le festival de Montier-en-Der vous offre quelque chose qu’aucun tutoriel ne peut donner : le temps de regarder des images exceptionnelles sans pression, sans devoir produire quoi que ce soit. Vous êtes juste là pour vous nourrir l’œil. Et croyez-moi, ça change beaucoup de choses sur vos propres photos par la suite.
1.1

Apprendre à regarder grâce aux expositions du festival photo de Montier

Une photo dans un livre ou sur un écran, ça reste petit. Vous voyez le sujet, l’ambiance générale, mais vous passez à côté d’une grande partie du travail. Au festival, les tirages sont souvent énormes, parfois un mètre de large voire plus. Et là, tout devient visible. Photographie animalière d'un renard roux dans la brume matinale avec un contre-jour doré, capturée dans l'esprit du festival de Montier-en-Der. Vous vous retrouvez face à un tirage d’un renard dans la brume, et vous commencez à comprendre des choses concrètes. Pourquoi le photographe a placé son sujet sur le côté et pas au centre. Comment la lumière du matin vient lécher le pelage et détacher l’animal du fond. Pourquoi il y a tout cet espace vide autour, qui donne une impression de calme. En fait, vous lisez l’image au lieu de juste la regarder. C’est exactement pour ça que je dis souvent que deux heures à Montier valent dix livres de composition. Devant un grand tirage, vous voyez où le photographe a fait le point, comment il a géré son arrière-plan, comment il a joué avec une lumière difficile. Ce sont des choses qu’on a beaucoup de mal à saisir sur une petite vignette. Mon conseil tout bête : prenez votre temps devant chaque photo qui vous touche. Demandez-vous pourquoi elle vous plaît. Est-ce la lumière, le cadrage, le moment capté, l’émotion sur le visage de l’animal ? Plus vous vous posez ces questions, plus votre regard s’aiguise. Et un regard qui s’aiguise, c’est la base pour progresser rapidement sans vous décourager, bien avant le matériel.
1.2

Rencontrer les photographes pour comprendre l’éthique de terrain

Le festival de la photo de Montier-en-Der, ce n’est pas que des images accrochées aux murs. Ce sont aussi les gens qui les ont faites, et qui sont souvent présents, juste à côté de leurs tirages. Et c’est là que ça devient vraiment intéressant. Infographie pédagogique expliquant comment analyser la composition et la lumière d'un tirage photo animalier exposé au festival de Montier-en-Der. Vous pouvez aller voir un photographe et lui poser vos questions, même les plus basiques. Comment vous avez approché cet animal ? Combien de temps vous avez attendu pour cette image ? La plupart sont ravis d’en parler, parce que ce sont des passionnés avant tout. Et ce qui revient presque toujours dans leurs réponses, c’est le respect de l’animal. Il faut savoir que la photo animalière, ce n’est pas courir après les bêtes pour les prendre en photo. C’est l’inverse. C’est de la patience, de la discrétion, et surtout du respect. Beaucoup de photographes vont vous expliquer qu’ils ont passé des heures dans un affût sans rien voir, qu’ils ont renoncé à une photo parce qu’ils risquaient de déranger une nichée, ou qu’ils gardent toujours une bonne distance pour ne pas stresser l’animal. C’est tout l’art de savoir se cacher pour passer inaperçu sans perturber la faune. Pour quelqu’un qui débute, entendre ça de la bouche d’un photographe expérimenté, ça vaut tous les discours. Vous comprenez vite que bien photographier la nature commence par bien la respecter. Et c’est une valeur que vous emportez avec vous sur le terrain, dès votre première sortie. Couple de grues cendrées dans l'eau brumeuse à l'aube, un sujet emblématique pour les photographes au festival de Montier-en-Der. D’ailleurs, ces échanges sont souvent l’occasion de découvrir des espèces ou des coins de France que vous ne connaissiez pas. Un photographe vous parle d’un lac où viennent les grues cendrées, un autre d’une forêt où il suit une famille de chevreuils depuis des années. Vous repartez avec des idées plein la tête, et parfois l’envie d’aller voir par vous-même. Une fois que vous avez compris pourquoi ce rendez-vous est si précieux pour un débutant, reste à savoir où poser vos pas une fois sur place, parce que le festival ne tient pas dans un seul bâtiment.
En bref
  • Au festival, personne ne vous demande votre niveau : vous venez avec vos yeux et c’est suffisant.
  • Les grands tirages vous permettent de lire une photo en détail : cadrage, lumière, mise au point, arrière-plan.
  • Prendre le temps devant chaque image qui vous touche affûte votre regard bien plus vite que la théorie.
  • Les photographes présents partagent leur approche du terrain et transmettent une valeur essentielle : le respect de l’animal.
  • Vous repartez avec des idées de destinations et l’envie concrète d’aller photographier par vous-même.
Chapitre 02

Les lieux incontournables du festival photo de Montier

La première chose qui surprend quand on arrive à Montier, c’est que le festival n’a pas un seul lieu central comme un musée. Il est éparpillé dans tout le village et même un peu autour. Au début, ça peut faire un peu peur. On se demande par où commencer, on a l’impression qu’on va se perdre. En réalité, une fois qu’on a compris la logique, c’est très simple.

Il faut savoir que chaque site a sa propre ambiance et son propre intérêt. Certains sont là pour le matériel et les exposants, d’autres pour les grandes expositions et l’émotion des images. Donc plutôt que de courir partout, ça vaut le coup de savoir à l’avance ce que vous allez trouver à chaque endroit. Je vais vous présenter les deux types de lieux qui comptent vraiment quand on visite le festival de Montier-en-Der pour la première fois.

Illustration pédagogique du plan du festival de Montier-en-Der présentant les sites du COSEC, de l'Abbatiale et les expositions extérieures.
2.1

Le COSEC et le village des marques pour prendre en main le matériel

Le COSEC, c’est le grand gymnase du village. C’est là que vous trouvez le village des marques, autrement dit les stands des grandes marques de matériel photo. Et c’est un endroit en or quand on débute, parce que vous pouvez prendre en main de vrais boîtiers et de vrais objectifs, sans bouger de chez vous et sans avoir à les commander.

Vous avez toujours rêvé d’essayer un gros téléobjectif animalier mais le prix vous a toujours refroidi ? Ici vous pouvez le poser sur votre œil, viser un sujet, sentir le poids dans vos mains. Et ça, ça vaut tous les avis lus sur internet. Vous vous rendez compte tout de suite si un boîtier vous semble trop lourd, si la prise en main vous convient, si les menus vous parlent ou pas. C’est aussi l’occasion d’anticiper les accessoires qui vont avec, comme la rotule qui supportera un gros objectif en toute stabilité.

Ce qui est rassurant, c’est qu’il n’y a aucune obligation d’achat. Personne ne va vous forcer la main. Les gens sur les stands sont souvent des passionnés ou de vrais experts du matériel, et ils prennent le temps de vous expliquer les choses, même si vous leur dites d’entrée que vous débutez. Vous pouvez poser toutes vos questions, même celles que vous trouvez bêtes. Combien pèse cet objectif une fois sur le boîtier ? Est-ce qu’il existe une version plus légère ? Est-ce que c’est adapté à ma pratique ?

Mains d'un photographe tenant un super-téléobjectif blanc lors d'un essai de matériel au salon du festival de Montier-en-Der.

Mon conseil : profitez-en pour comparer, mais ne vous laissez pas emballer sur le moment. Notez ce qui vous a plu, les références, vos impressions, et prenez votre décision plus tard, au calme. Le but ici, c’est de toucher, de tester, et de mieux comprendre ce dont vous avez vraiment besoin. Pas de repartir avec un sac à 3000 euros sur un coup de tête.

2.2

L’Abbatiale et les sites extérieurs pour l’émotion

Si le COSEC, c’est le côté technique et matériel, l’Abbatiale, c’est tout l’inverse. C’est l’un des plus beaux lieux du festival, et pour moi l’un des plus marquants. Imaginez de grands tirages de photo nature accrochés dans une église ancienne, avec cette lumière qui tombe des hautes fenêtres et ce silence qu’on trouve dans ce genre d’endroit. L’effet est saisissant.

Le cadre historique change complètement la façon dont vous regardez les images. Dans un gymnase, vous êtes dans le bruit et le passage. Dans l’Abbatiale, vous ralentissez tout seul. Vous prenez le temps. Et c’est exactement ce dont on a besoin pour vraiment ressentir une photo. Beaucoup de visiteurs me disent que c’est ici qu’ils ont eu leurs plus grosses émotions, devant un tirage de cerf au brame ou un vol de grues dans la brume. Des images qui donnent souvent envie de se lancer soi-même et d’appliquer quelques astuces pour bien commencer sa session en animalier.

Photographie d'un cerf élaphe bramant à l'aube dans une prairie givrée, un sujet emblématique du festival de Montier-en-Der.

Et puis il y a les sites extérieurs. Le festival ne se vit pas qu’à l’intérieur. Vous avez des expositions en plein air, des photos mises en scène dans la nature, parfois le long d’un sentier ou au bord de l’eau. C’est très apprécié, surtout quand le temps le permet, parce que vous marchez, vous prenez l’air, et vous tombez sur des images au détour d’un chemin. Ça donne un côté balade qui fait du bien entre deux expositions couvertes.

Mon conseil pour un premier festival photo de Montier en der : commencez par un grand site couvert comme l’Abbatiale ou le COSEC pour vous mettre dans l’ambiance, puis gardez un site extérieur pour souffler un peu en milieu de journée. Vous alternez ainsi les moments calmes et les moments plus actifs, et vous tenez la journée sans vous épuiser.

En bref
  • Le festival est réparti sur plusieurs sites dans le village : chacun a son ambiance, ce n’est pas un lieu unique.
  • Au COSEC, vous pouvez prendre en main de vrais boîtiers et objectifs, sans aucune obligation d’achat.
  • L’Abbatiale offre un cadre historique unique qui change la façon de regarder et de ressentir les images.
  • Les sites extérieurs permettent de souffler entre deux expositions et donnent un côté balade très agréable.

Maintenant que vous savez où aller, il reste un détail que beaucoup de visiteurs sous-estiment et qui peut transformer une belle journée en galère : tout ce qui se passe une fois que vous mettez le nez dehors, entre la météo et les trajets d’un site à l’autre.

En bref
  • Le festival est réparti sur plusieurs sites dans le village : chacun a son ambiance, ce n’est pas un lieu unique.
  • Au COSEC, vous pouvez prendre en main de vrais boîtiers et objectifs, sans aucune obligation d’achat.
  • L’Abbatiale offre un cadre historique unique qui change la façon de regarder et de ressentir les images.
  • Les sites extérieurs permettent de souffler entre deux expositions et donnent un côté balade très agréable.
  • Commencez par un grand site couvert pour vous mettre dans l’ambiance, puis gardez un site extérieur pour le milieu de journée.
Chapitre 03

Réussir son festival de Montier-en-Der : nos conseils de terrain

On a tendance à préparer surtout l’aspect photo d’une sortie comme celle-ci, et à oublier le reste. Sauf qu’à Montier, en plein mois de novembre, c’est souvent le reste qui fait la différence entre une journée qu’on garde en mémoire et une journée qu’on écourte parce qu’on a froid aux pieds. Je vais vous partager ici ce que j’ai appris à force de venir, des choses toutes simples mais qui changent vraiment le confort de la visite.

Le principe est le même qu’en photo animalière, en fait. Un photographe qui a froid, qui a mal aux pieds ou qui court partout en stress ne profite de rien. Le confort, ce n’est pas un luxe, c’est ce qui vous permet de rester concentré et de passer une bonne journée. Donc on va parler météo, et on va parler déplacements.

Paysage de campagne en Haute-Marne sous la brume matinale de novembre, illustrant l'ambiance sauvage du festival de Montier-en-Der.
3.1

Se préparer à la météo du festival de Montier-en-Der en novembre

Il faut savoir une chose : le festival a lieu fin novembre, et la Haute-Marne en novembre, ce n’est pas la Côte d’Azur. Il fait froid, souvent humide, parfois il gèle le matin, et le brouillard peut traîner une bonne partie de la journée. C’est joli pour les photos d’ambiance, mais sur place, ça pince. La première fois que j’y suis allé, j’avais sous-estimé ça, et je me souviens d’avoir passé l’après-midi à chercher un café juste pour me réchauffer les mains. Du coup, j’ai raté des expositions bêtement.

Le truc, c’est qu’on passe son temps à alterner entre l’extérieur où il fait froid et l’intérieur des sites où il fait souvent bien chaud, voire étouffant quand il y a du monde. Donc le mot d’ordre, c’est les couches. Habillez-vous comme un oignon : un sous-vêtement technique, un pull bien chaud, et une veste imperméable par-dessus. Comme ça, vous enlevez une couche quand vous entrez dans un bâtiment bondé, et vous la remettez en sortant. Vous restez à l’aise toute la journée sans transpirer ni grelotter.

Et n’oubliez pas les extrémités, c’est là qu’on a froid en premier. Un bonnet, une bonne paire de gants (idéalement des gants qui vous laissent les doigts libres si vous voulez quand même déclencher dehors), et surtout de bonnes chaussures chaudes et imperméables. Parce que vous allez beaucoup marcher, parfois dans l’herbe humide ou la boue des sites extérieurs. Des baskets en toile, vous allez le regretter avant midi. Une paire de chaussures de rando montantes ou des bottines fourrées, c’est l’idéal. D’ailleurs, les mêmes réflexes que ceux que j’applique pour photographier sous la pluie ou la neige sans risque valent tout autant pour rester au sec et au chaud à Montier.

Illustration pédagogique montrant comment s'habiller pour le festival de Montier-en-Der avec la technique des 3 couches : sous-couche technique, polaire et veste imperméable.

Mon dernier conseil sur ce point, et celui que je trouve le plus utile : prenez une petite thermos de boisson chaude et glissez-la dans le sac. Un thé, un café, un bouillon, peu importe. Quand vous sortez d’une exposition et que le froid vous saisit, une gorgée de chaud, ça vous remet d’aplomb tout de suite. Ça paraît tout bête, mais c’est le genre de détail qui vous permet de tenir la journée entière au lieu de jeter l’éponge à 15h. Si le sujet du confort par grand froid vous intéresse, je détaille aussi dans une vidéo les accessoires qui ne quittent jamais mon sac photo, notamment les gants adaptés aux basses températures.

3.2

Organiser son transport entre les sites du festival photo de Montier en der

L’autre point qui inquiète souvent les visiteurs, surtout quand on n’est plus tout jeune ou qu’on marche moins facilement, c’est la question des déplacements. Puisque le festival est réparti sur plusieurs sites, on imagine qu’il va falloir marcher des kilomètres entre chacun. La bonne nouvelle, c’est que ce n’est pas le cas, et que tout est pensé pour que ça reste accessible.

Le cœur du festival, dans le village de Montier-en-Der, se fait très bien à pied. Les principaux sites sont assez proches les uns des autres, et vous passez de l’un à l’autre par de petites rues. Donc pour le centre, pas d’inquiétude, c’est une affaire de quelques minutes de marche tranquille. Le seul vrai conseil, c’est de ne pas vous garer au plus près à tout prix. Les parkings du centre sont vite pleins et vous risquez de tourner longtemps. Mieux vaut viser un parking un peu excentré et marcher cinq minutes de plus, vous gagnerez du temps et des nerfs.

Pour les sites plus éloignés, ceux qui sont en pleine nature autour du village, le festival met en place des navettes gratuites. C’est vraiment pratique, et ça change tout pour ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas trop marcher. Vous montez dans la navette, elle vous dépose au site, et elle vous ramène. Vous profitez ainsi des expositions en pleine nature sans avoir à vous soucier de la voiture ni de la distance. Pensez juste à repérer les horaires de passage à l’avance, ils sont indiqués sur le programme officiel et sur place.

Illustration pédagogique expliquant comment organiser ses déplacements entre les sites d'exposition du festival de Montier-en-Der : navettes gratuites, parkings et zones piétonnes.

Mon conseil pour bien organiser tout ça : regardez le plan et les horaires des navettes la veille, tranquillement chez vous, et faites-vous un petit itinéraire. Pas besoin que ce soit minuté à la seconde près, juste un ordre de visite logique pour éviter les allers-retours inutiles. Vous arrivez sur place détendu, vous savez où vous allez, et vous gardez votre énergie pour ce qui compte vraiment : regarder les images.

En bref
  • Fin novembre en Haute-Marne, il fait froid et humide : habillez-vous en plusieurs couches faciles à enlever.
  • Bonnet, gants et bonnes chaussures imperméables sont indispensables, car vous marcherez beaucoup, parfois dans la boue.
  • Une thermos de boisson chaude dans le sac vous permet de tenir la journée entière sans avoir à abandonner.
  • Le centre du village se visite à pied, et des navettes gratuites desservent les sites plus éloignés.
  • Préparez votre itinéraire et repérez les horaires des navettes la veille pour arriver détendu sur place.

Vous voilà bien équipé et organisé pour passer une journée confortable. Mais même avec la meilleure préparation, il y a deux ou trois pièges dans lesquels presque tous les débutants tombent lors de leur première visite, et ce sont souvent eux qui gâchent l’expérience sans qu’on s’en rende compte.

En bref
  • Fin novembre en Haute-Marne, il fait froid et humide : habillez-vous en plusieurs couches faciles à enlever.
  • Bonnet, gants et bonnes chaussures imperméables sont indispensables, car vous marcherez beaucoup, parfois dans la boue.
  • Une thermos de boisson chaude dans le sac vous permet de tenir la journée entière sans avoir à abandonner.
  • Le centre du village se visite à pied, et des navettes gratuites desservent les sites plus éloignés.
  • Préparez votre itinéraire et repérez les horaires des navettes la veille pour arriver détendu sur place.
Chapitre 04

Les erreurs à éviter lors de votre premier festival de Montier

On vient de voir comment bien s’organiser et bien s’équiper. Mais il y a un autre versant de la préparation dont on parle rarement : les réflexes qu’on adopte sans réfléchir et qui, sans qu’on s’en rende compte, nous font passer à côté de l’essentiel. Je les ai faits moi-même la première fois, et je vois beaucoup de débutants tomber dedans année après année. Le bon côté des choses, c’est qu’ils sont très faciles à éviter une fois qu’on les connaît.

Il faut comprendre une chose : le festival de Montier-en-Der, ce n’est pas une course. Ce n’est pas un endroit où il faut cocher des cases. C’est un moment pour regarder, comprendre et prendre du plaisir. Et les deux erreurs que je vais vous décrire viennent justement du fait qu’on oublie ça et qu’on transforme une belle journée en marathon stressant.

Illustration pédagogique comparant la mauvaise et la bonne approche pour visiter le festival de Montier-en-Der : privilégier 3 ou 4 sites plutôt que de vouloir tout voir pour éviter l'épuisement.
4.1

Vouloir tout voir en une seule journée au festival photo de Montier

C’est l’erreur numéro un, et je la comprends parfaitement parce que je l’ai faite. On arrive le matin avec le programme en main, on voit la liste de tous les sites, toutes les expositions, toutes les conférences, et on se dit qu’on va tout faire. Résultat : on enchaîne les lieux au pas de course, on passe devant les tirages sans vraiment les regarder, et à 16h on est lessivé, les jambes lourdes, sans avoir rien retenu de ce qu’on a vu.

La première fois, je suis reparti le soir avec l’impression bizarre d’avoir tout vu et rien vu à la fois. J’avais parcouru des kilomètres, mais quand je repensais aux images, elles se mélangeaient toutes dans ma tête. Aucune ne m’avait vraiment marqué, parce que je ne m’étais arrêté devant aucune. C’est un peu comme visiter un grand musée en deux heures : vous en sortez avec mal aux pieds et zéro souvenir précis.

Mon conseil, et c’est vraiment celui qui change tout : choisissez 3 ou 4 sites phares et concentrez-vous dessus. Pas plus. Prenez le temps de vraiment vous installer devant les images, de lire les légendes, d’observer la lumière et la façon dont sont composées les images pour guider le regard, comme on en parlait plus haut. Une exposition bien regardée vous apportera mille fois plus qu’une dizaine de sites traversés en courant.

Une photographie animalière grand format d'un cerf dans la brume exposée sur un mur blanc lors du festival de Montier-en-Der.

Et si jamais vous avez peur de manquer quelque chose, sachez que beaucoup de gens reviennent sur deux jours. Le festival dure plusieurs jours justement pour ça. Si vous le pouvez, prenez un billet pour deux journées, et vous verrez que l’ambiance est tout de suite plus détendue. Vous ne courez plus après le temps, vous flânez, vous revenez sur une expo qui vous a plu. C’est là que vous profitez vraiment du festival de Montier-en-Der.

4.2

S’encombrer de son propre matériel photo toute la journée

Voilà l’autre piège classique, et celui-là, presque tous les débutants y passent. On est passionné de photo, on va dans un festival de photo, donc on prend son sac avec le boîtier, deux ou trois objectifs, parfois même le trépied. C’est un réflexe logique. Sauf qu’à Montier, dans la grande majorité des cas, ce matériel va surtout vous peser sur les épaules et vous gêner pour rien.

Il faut bien comprendre pourquoi on vient ici. Vous ne venez pas pour shooter, vous venez pour regarder et apprendre. Les expositions sont à l’intérieur ou le long de sentiers balisés, vous n’allez pas tomber sur un cerf au détour d’une allée du COSEC. Donc votre gros téléobjectif ne servira à rien, à part vous fatiguer et vous obliger à surveiller votre sac dans la foule. Et croyez-moi, avec plusieurs milliers de visiteurs qui se croisent dans les allées, trimballer un sac lourd et encombrant, c’est vite pénible.

Illustration comparative montrant le matériel photo à laisser chez soi (sac lourd) versus l'essentiel à emporter (sac léger) pour visiter le festival de Montier-en-Der.

Je me souviens de ma première visite, justement. J’avais pris tout mon barda “au cas où”. Le sac complet sur le dos, lourd, qui me sciait les épaules. J’ai passé la journée à le poser, le reprendre, le surveiller, à m’écarter pour ne pas cogner les gens avec. Au final, je n’ai pas pris une seule photo digne de ce nom, et j’ai juste eu mal au dos. Depuis, j’ai compris la leçon.

Ce que je vous recommande : voyagez léger. Un petit sac avec de quoi boire, votre thermos dont on parlait, un carnet pour noter ce qui vous inspire, et éventuellement un appareil compact ou simplement votre téléphone pour prendre quelques clichés souvenirs des expos qui vous touchent. C’est largement suffisant. Vous gardez les mains libres, le dos léger, et toute votre attention pour ce qui compte. Si vraiment vous tenez à emporter un boîtier pour un projet précis, voyez plutôt du côté des configurations légères et compactes en photo animalière, mais honnêtement, pour une première visite, laissez tout à la maison.

En bref
  • Ne cherchez pas à tout voir : choisissez 3 ou 4 sites phares et prenez le temps de les regarder vraiment.
  • Une exposition bien regardée vaut mille fois plus qu’une dizaine de sites traversés en courant.
  • Si vous le pouvez, étalez votre visite sur deux jours pour profiter dans une ambiance bien plus détendue.
  • Laissez votre gros matériel à la maison : vous venez pour regarder et apprendre, pas pour shooter dans la foule.
  • Un petit sac léger avec de l’eau, un carnet et votre téléphone suffit largement pour une première visite.

Une fois que vous avez évité ces pièges et que vous êtes reparti la tête pleine de belles images, une question revient presque toujours : à quelles dates et à quels horaires faut-il prévoir tout ça pour ne pas se tromper ?

En bref
  • Ne cherchez pas à tout voir : choisissez 3 ou 4 sites phares et prenez le temps de les regarder vraiment.
  • Une exposition bien regardée vaut mille fois plus qu’une dizaine de sites traversés en courant.
  • Si vous le pouvez, étalez votre visite sur deux jours pour profiter dans une ambiance bien plus détendue.
  • Laissez votre gros matériel à la maison : vous venez pour regarder et apprendre, pas pour shooter dans la foule.
  • Un petit sac léger avec de l’eau, un carnet et votre téléphone suffit largement pour une première visite.
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Avis final

À vous de jouer

Il y a un truc que personne ne vous dira avant d’y être allé, et c’est peut-être le plus important : ce que vous ramenez de Montier ne se voit pas tout de suite. Vous repartez sans une seule photo de votre cru, et pourtant, quelques semaines plus tard, lors de votre prochaine sortie, vous vous surprenez à laisser de l’espace devant votre sujet, à attendre que la lumière passe derrière l’animal, à ne plus appuyer sur le déclencheur n’importe comment. C’est là que le festival travaille pour vous, longtemps après que vous êtes rentré chez vous. Alors un dernier petit conseil que j’applique toujours : pendant la visite, prenez quelques notes dans votre carnet. Pas des notes techniques compliquées, juste le nom d’un photographe qui vous a marqué, une espèce que vous aimeriez tenter, une idée de cadrage qui vous a plu. Le soir, ces deux ou trois lignes valent de l’or, parce que ce sont elles qui vous donneront envie de ressortir avec votre appareil. Et puis franchement, je suis curieux de savoir où vous en êtes de votre côté. Dites-moi en commentaire : quelle est votre plus grande crainte quand vous vous rendez dans un grand rassemblement photo : est-ce la foule, la peur de ne pas comprendre la technique, ou simplement la fatigue physique ? Vos réponses m’intéressent vraiment, et elles pourront sûrement rassurer d’autres lecteurs qui hésitent encore à se lancer. N’hésitez pas à m’écrire un petit mot juste en dessous, je vous lis avec plaisir. Je vous souhaite de très belles photos et je vous dis à bientôt pour un nouvel article. Adrien.
FAQ

Réponses à vos questions

C’est quoi le festival de Montier-en-Der ?

Le festival de Montier-en-Der est le plus grand festival photo nature au monde. Il se tient chaque année fin novembre dans le village de Montier-en-Der, en Haute-Marne. Pendant plusieurs jours, des photographes animaliers venus du monde entier exposent leurs tirages sur plusieurs sites répartis dans le village et ses alentours.

C’est un événement totalement accessible, y compris si vous débutez en photographie.

À quelle période se déroule le festival photo de Montier-en-Der ?

Le festival de Montier-en-Der se déroule chaque année fin novembre, généralement sur quatre à cinq jours.

Les dates précises varient d’une édition à l’autre. Pour connaître les dates exactes de l’édition en cours, consultez le site officiel du festival.

Le festival de Montier-en-Der est-il accessible aux débutants en photo ?

Oui, totalement. Personne ne vous demande votre niveau à l’entrée. Vous venez avec vos yeux et votre curiosité, c’est largement suffisant.

Les grands tirages exposés sont même l’un des meilleurs outils pour apprendre la composition et la lumière, bien mieux qu’un livre. Vous regardez, vous observez, et votre regard progresse naturellement.

Quels sont les lieux à ne pas manquer au festival de Montier-en-Der ?

Les deux sites incontournables pour une première visite sont :

Le COSEC, où vous trouverez le village des marques et pouvez tester gratuitement du matériel photo sans aucune obligation d’achat.

L’Abbatiale, une ancienne église qui accueille de grandes expositions dans un cadre historique saisissant. C’est souvent là que les visiteurs vivent leurs plus fortes émotions.

Les sites extérieurs, le long de sentiers en pleine nature, complètent agréablement la journée.

Comment se déplacer entre les différents sites du festival photo de Montier ?

Les sites du centre de Montier-en-Der se rejoignent facilement à pied en quelques minutes. Pour les sites plus éloignés en pleine nature, des navettes gratuites sont mises en place pendant toute la durée du festival.

Pensez à repérer les horaires de passage la veille sur le programme officiel pour organiser votre journée sans stress.

Comment s’habiller pour visiter le festival de Montier-en-Der ?

Le festival a lieu fin novembre en Haute-Marne, il fait froid, souvent humide, parfois avec du brouillard ou du gel le matin.

Le meilleur conseil, c’est de s’habiller en plusieurs couches superposées : une sous-couche technique, un pull chaud, et une veste imperméable par-dessus. Vous pouvez ainsi vous adapter facilement entre l’extérieur froid et les bâtiments bien chauffés.

Prévoyez aussi un bonnet, des gants et surtout de bonnes chaussures imperméables, car vous marcherez beaucoup, parfois dans l’herbe mouillée ou la boue des sites extérieurs.

Faut-il apporter son matériel photo au festival de Montier-en-Der ?

Pour une première visite, non. Vous venez avant tout pour regarder et vous inspirer, pas pour shooter dans la foule.

Votre gros sac et vos objectifs ne vous serviront à rien et vous fatigueront inutilement. Un sac léger avec de l’eau, un carnet pour noter ce qui vous inspire et votre téléphone pour quelques souvenirs suffit largement.

Profitez plutôt des stands du COSEC pour tester gratuitement du matériel sur place.

Combien de sites faut-il prévoir de visiter en une journée au festival de Montier-en-Der ?

Pas plus de 3 ou 4 sites. C’est le conseil qui change tout pour un premier festival.

Vouloir tout voir en une journée est l’erreur classique : on court, on ne regarde rien vraiment, et on finit épuisé. En choisissant quelques sites phares et en prenant le temps devant chaque image, vous repartez avec de vraies émotions et de vrais apprentissages.

Si vous le pouvez, étalez votre visite sur deux journées pour profiter dans une ambiance détendue.

Qu’est-ce que le festival photo de La Gacilly ?

Le festival photo de La Gacilly est un festival de photographie engagée qui se tient chaque été dans le village de La Gacilly, en Bretagne (Morbihan). Il est connu pour ses grandes expositions en plein air sur des thèmes liés à la nature, à l’environnement et aux droits humains.

C’est un format très différent du festival de Montier-en-Der, qui lui est entièrement dédié à la photographie animalière et nature. Les deux sont complémentaires pour qui s’intéresse à la photo en extérieur.

Quelles sont les dates du festival photo de La Gacilly ?

Le festival photo de La Gacilly se déroule chaque année pendant l’été, généralement de juin à septembre. Les expositions restent accessibles en plein air tout au long de cette période.

Pour les dates précises de l’édition en cours, consultez directement le site officiel du festival de La Gacilly.

C’est quoi le festival de Montier-en-Der ?

Le festival de Montier-en-Der est le plus grand festival photo nature au monde. Il se tient chaque année fin novembre dans le village de Montier-en-Der, en Haute-Marne. Pendant plusieurs jours, des photographes animaliers venus du monde entier exposent leurs tirages sur plusieurs sites répartis dans le village et ses alentours.

C’est un événement totalement accessible, y compris si vous débutez en photographie.

À quelle période se déroule le festival photo de Montier-en-Der ?

Le festival de Montier-en-Der se déroule chaque année fin novembre, généralement sur quatre à cinq jours.

Les dates précises varient d’une édition à l’autre. Pour connaître les dates exactes de l’édition en cours, consultez le site officiel du festival.

Le festival de Montier-en-Der est-il accessible aux débutants en photo ?

Oui, totalement. Personne ne vous demande votre niveau à l’entrée. Vous venez avec vos yeux et votre curiosité, c’est largement suffisant.

Les grands tirages exposés sont même l’un des meilleurs outils pour apprendre la composition et la lumière, bien mieux qu’un livre. Vous regardez, vous observez, et votre regard progresse naturellement.

Quels sont les lieux à ne pas manquer au festival de Montier-en-Der ?

Les deux sites incontournables pour une première visite sont :

Le COSEC, où vous trouverez le village des marques et pouvez tester gratuitement du matériel photo sans aucune obligation d’achat.

L’Abbatiale, une ancienne église qui accueille de grandes expositions dans un cadre historique saisissant. C’est souvent là que les visiteurs vivent leurs plus fortes émotions.

Les sites extérieurs, le long de sentiers en pleine nature, complètent agréablement la journée.

Comment se déplacer entre les différents sites du festival photo de Montier ?

Les sites du centre de Montier-en-Der se rejoignent facilement à pied en quelques minutes. Pour les sites plus éloignés en pleine nature, des navettes gratuites sont mises en place pendant toute la durée du festival.

Pensez à repérer les horaires de passage la veille sur le programme officiel pour organiser votre journée sans stress.

Comment s’habiller pour visiter le festival de Montier-en-Der ?

Le festival a lieu fin novembre en Haute-Marne, il fait froid, souvent humide, parfois avec du brouillard ou du gel le matin.

Le meilleur conseil, c’est de s’habiller en plusieurs couches superposées : une sous-couche technique, un pull chaud, et une veste imperméable par-dessus. Vous pouvez ainsi vous adapter facilement entre l’extérieur froid et les bâtiments bien chauffés.

Prévoyez aussi un bonnet, des gants et surtout de bonnes chaussures imperméables, car vous marcherez beaucoup, parfois dans l’herbe mouillée ou la boue des sites extérieurs.

Faut-il apporter son matériel photo au festival de Montier-en-Der ?

Pour une première visite, non. Vous venez avant tout pour regarder et vous inspirer, pas pour shooter dans la foule.

Votre gros sac et vos objectifs ne vous serviront à rien et vous fatigueront inutilement. Un sac léger avec de l’eau, un carnet pour noter ce qui vous inspire et votre téléphone pour quelques souvenirs suffit largement.

Profitez plutôt des stands du COSEC pour tester gratuitement du matériel sur place.

Combien de sites faut-il prévoir de visiter en une journée au festival de Montier-en-Der ?

Pas plus de 3 ou 4 sites. C’est le conseil qui change tout pour un premier festival.

Vouloir tout voir en une journée est l’erreur classique : on court, on ne regarde rien vraiment, et on finit épuisé. En choisissant quelques sites phares et en prenant le temps devant chaque image, vous repartez avec de vraies émotions et de vrais apprentissages.

Si vous le pouvez, étalez votre visite sur deux journées pour profiter dans une ambiance détendue.

Qu’est-ce que le festival photo de La Gacilly ?

Le festival photo de La Gacilly est un festival de photographie engagée qui se tient chaque été dans le village de La Gacilly, en Bretagne (Morbihan). Il est connu pour ses grandes expositions en plein air sur des thèmes liés à la nature, à l’environnement et aux droits humains.

C’est un format très différent du festival de Montier-en-Der, qui lui est entièrement dédié à la photographie animalière et nature. Les deux sont complémentaires pour qui s’intéresse à la photo en extérieur.

Quelles sont les dates du festival photo de La Gacilly ?

Le festival photo de La Gacilly se déroule chaque année pendant l’été, généralement de juin à septembre. Les expositions restent accessibles en plein air tout au long de cette période.

Pour les dates précises de l’édition en cours, consultez directement le site officiel du festival de La Gacilly.

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Adrien Coquelle

Qui est l'auteur

Adrien Coquelle

Photographe animalier professionnel

Photographe animalier professionnel depuis 2016, je parcours la Savoie à la recherche d'ambiances particulières, pour immortaliser les animaux emblématiques des Alpes.

Je forme également tous les mois de nombreux photographes voulant progresser rapidement en photo animalière et de nature grâce à mes stages et formations.

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