STOP ! Ne photographiez pas comme ça – Éthique du photographe

De nos jours, un réel mouvement de retour à la Nature est en train de se développer dans notre société moderne et de plus en plus de personnes s’engagent dans cette voie. Nourriture saine, écologie verte, énergies renouvelables,… Et la photographie de Nature n’y échappe pas, puisque de plus en plus de photographes partent chaque jour immortaliser les merveilles qu’elle a à nous offrir. Il n’y a qu’à observer le nombre de personnes visitant le festival de photographie animalière de Montier-en-Der chaque année pour s’en convaincre. Et c’est tant mieux. Car quoi de mieux pour sensibiliser le grand public à la protection de la Nature que de lui offrir toujours plus de belles images à admirer ? Néanmoins, comme toute pratique à la mode, la photographie animalière connaît également des dérives et de graves abus, qu’il n’est pas possible de pardonner. Adopter une éthique du photographe saine et raisonnée est selon moi primordial pour tout amoureux de Nature. Décryptons ensemble ce que cela signifie et comment pratiquer notre passion en ayant l’esprit tranquille.

NB : ce dossier est une traduction d’un article anglais publié sur le site Conservation India, qui m’a généreusement autorisé à diffuser leur message à la communauté francophone. Pour des raisons de compréhension, certains exemples ont été modifiés pour les lecteurs français.

 

 

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Exemple d’une pratique honteuse, qui doit absolument être dénoncée et disparaître

 

“Je ne vais pas faire de mal à mon sujet !”

Tout photographe de Nature qui se respecte devrait adopter et suivre ce credo simple, même lorsque personne d’autre n’est présent pour le voir en train de photographier. Ce n’est pas difficile à faire et pour tout amoureux de la nature, cela devrait être une seconde nature.

Malheureusement, à cause du nombre grandissant de personnes possédant maintenant du matériel photographique haut de gamme, et à la recherche de sensations fortes (et de reconnaissance sur les réseaux sociaux…), les photographes en quête de “l’image parfaite” nuisant à la faune et leur habitat sont de plus en plus communs.

 

Passé, présent et futur

Quoiqu’il en soit, une chose est certaine : si tous les photographes se regroupaient ensemble, nous pourrions éliminer dans une large mesure tous ces abus et stopper les photographes sans morale.

L’autodiscipline est la meilleure réglementation qui existe, alors démarrons le mouvement maintenant.

L’un des chapitres les plus honteux dans l’histoire de la photographie animalière s’est passée au début des années 1990, lorsque la mode était à la photographie aux nids. Toujours en quête de se dépasser, de nombreux photographes pratiquaient à un niveau d’insensibilité et de brutalité complètement terrifiant.

 

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Leur manière de procéder était simple : ils faisaient du repérage ou payaient des villageois pour localiser les nids. Une fois que le nid d’une espèce recherchée était découvert, le photographe se rendait sur place et faisait son “jardinage” – un euphémisme pour dire qu’il arrachait les feuilles et les branches tout autour du nid pour avoir une vue dégagée dessus.

Une fois tous ces éléments parasites retirés, l’activité du nid était photographiée sous tous les angles, parfois en utilisant plusieurs flashs disposés tout autour. Une fois que le photographe était satisfait, il partait, laissant le nid complètement exposé et vulnérable aux prédateurs.

Mais certains allaient même plus loin, en détruisant le nid (ainsi que les œufs, ou ils tuaient les poussins), afin que d’autres photographes ne puissent pas profiter de leur “découverte”.

Ces pratiques ont duré quelques années, avant qu’une condamnation sévère ne soit mise en place par les conservationnistes et les photographes ayant une conscience. Cette pratique pernicieuse a finalement complètement cessé lorsque les photographies faites au nid ont été interdites dans les concours de photographie.

Aujourd’hui, à cause de ces pratiques méprisables, toutes les photos prises au nid, y compris celles prises de manière éthique, sont mal vues.

 

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A l’époque, il y avait beaucoup moins de photographes de Nature, donc les dommages causés par ces personnes sans éthique étaient plutôt limités. 

Les appareils photo et les objectifs étaient beaucoup plus chers, en raison des frais de douane, et il était rare de croiser quelqu’un avec un objectif de 300 mm ou plus. L’équipement pour filmer était également très onéreux et peu étaient ceux possédant une voiture capable de parcourir la campagne tous les week-end. Ce passe-temps était donc, en grande partie, réservé à seulement quelques personnes aisées.

Mais tout ceci a changé avec les réformes économiques et le “boom” technologique.

D’un seul coup, les jeunes ont pu obtenir dès la sortie de l’université des salaires à cinq chiffres. Dans le même temps, les frais de douane ont chuté de manière drastique, les fabricants d’appareils photo ont délocalisé leurs manufactures, les réseaux sociaux ont explosé et les documentaires animaliers ont déclenché une énorme soif de voyages et de photographie.

La photographie de Nature comme passion a donc décollé de manière exponentielle.

 

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Bien qu’il n’y ait rien de mal à vouloir profiter de la Nature et photographier les animaux, la façon de le faire est très importante. Malheureusement, les deux semblent rarement aller ensemble. 

Combien de fois vous êtes-vous retrouvé assis dans une salle de cinéma, à essayer d’écouter un dialogue important, pendant que quelqu’un à côté pianotait bruyamment sur son téléphone portable ?

Ce sont le plus souvent les personnes “éduquées” qui sont coupables. Et tout comme il existe des millions de personnes “éduquées” conduisant des voitures de luxe, mais sans aucun sens de l’éthique routière, il existe des milliers de personnes “éduquées” avec des appareils photo et objectifs derniers cris ne possédant aucune valeur morale envers la Nature.

La triste vérité est qu’aujourd’hui, pour chaque photographe responsable qui respecte la Nature et essaie de minimiser son impact, il existe une horde de photographes amateurs insouciants qui constitue une véritable menace pour la faune.

 

La photographie contraire à l’éthique ? Qu’est-ce que c’est ?

De nombreux photographes n’ont pas la moindre conscience de leur impact sur la faune et considèrent souvent les animaux comme de simples modèles, à disposition de leur plaisir personnel.

Il ne leur vient même pas à l’esprit que leurs actions peuvent causer du stress à un animal, voir l’affecter profondément. Prendre simplement conscience de ceci pourrait permettre à de nombreux photographes de réfléchir à leur prochaine sortie et de modifier leur comportement de manière appropriée.

 

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Outarde à tête noire – @Wikipédia

 

Prenons l’exemple de l’un des oiseaux les plus rares au monde : l’outarde à tête noire, vivant en Inde et faisant partie des 100 espèces les plus menacées au monde. Ce grand oiseau, qui vit dans de grandes prairies dégagées, se méfie énormément des intrus. Quand il repère quelque chose à des centaines de mètres, sa réaction est d’arrêter ce qu’il fait et de fixer son attention sur l’intrus. Tant que la “menace” persiste, l’oiseau ne se nourrit pas, ne court plus ni ne s’accouple, ce qui a impact direct sur sa survie.

En raison du dérangement causé par certains photographes insensibles, le Ministère de l’Environnement et des Forêts indien a été contraint d’imposer une limitation de la pratique de la photographie pendant sa période de reproduction.

Si nous ne faisons pas régulièrement attention de manière proactive à la menace de la photographie non-éthique, nous pouvons nous attendre de plus en plus à ce genre de directives, ce qui affectera l’ensemble de la communauté photographique.

 

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Les dégâts sur les habitats peuvent être également immenses lorsque de nombreux photographes et leurs véhicules convergent vers un même endroit. Par exemple, certaines savanes africaines ont subi d’énormes dégâts et ont été détruites par des photographes amateurs un peu trop enthousiastes.

Heureusement, grâce à la mise en évidence de ces problèmes et à de nombreuses discussions, il y a eu beaucoup de changements dans certains domaines.

Bien qu’il soit impossible de lister tous les comportements contraires à l’éthique, la conscience et le bon sens doivent être votre meilleur guide : si vous pensez que vous êtes en train ou sur le point de faire quelque chose pouvant causer du stress à votre sujet ou des dégâts à son habitat, alors… reculez !

C’est aussi simple que ça.

 

LA VOIE À SUIVRE

Qu’on le veuille ou non, l’envie de photographier la faune et la Nature semble grandir de plus en plus à travers le monde. Il est donc impératif que nous travaillions ensemble pour minimiser les impacts négatifs de notre pratique.

Le seul facteur, et le plus important, pour changer les comportements, est de donner le bon exemple. Les modèles sont importants dans n’importe quel domaine et la photographie animalière ne fait pas exception.

Si vous êtes un photographe expérimenté, efforcez-vous d’être un bon modèle et montrez l’exemple. Si des débutants vous voit adopter des pratiques douteuses, alors ils supposeront naturellement que c’est ainsi que la photographie de Nature fonctionne et ils vous imiteront.

En effet, en agissant ainsi vous amplifierez ce mauvais comportement, en le transmettant par inadvertance aux autres, créant un effet “boule de neige”.

D’un autre côté, si vous êtes respectueux de la Nature et de la faune, ce ne sera pas seulement votre stature qui grandira, puisque votre attitude déteindra également sur beaucoup d’autres.

 

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En tant que photographe passionné, vous avez probablement beaucoup d’abonnés sur les réseaux sociaux. Communiquez-leur régulièrement votre vision de l’éthique du photographe animalier. Cela ne vous coûtera rien et vous ferez forte impression sur ceux qui découvrent cette passion.

Si vous organisez régulièrement des sorties ou des stages photos, commencez et terminez chaque session avec un discours fort. Faites en sorte que vos participants prennent un engagement sincère en faveur d’une photographie éthique. Cela aura forcément un impact sur ceux manquant de sensibilité.

Et pour ceux qui n’en ont rien à faire ? Ils seront forcés de changer leur comportement quand de plus en plus de photographes deviendront respectueux de la Nature et intolérants aux pratiques contraires à l’éthique du photographe animalier.

Les personnes qui ont aimé cet article ont aussi lu :  Comment trouver des animaux sauvages : astuces et conseils

Pour que cet effet positif fonctionne et se multiplie, le plus important est de ne pas être cynique à propos de notre capacité à provoquer un changement de comportement.

Voici un exemple de quelque chose que nous avons tous vu : quand une rue est gardée propre par certains de ses habitants, les autres hésitent à y jeter leurs détritus. Et si ils le font, les personnes responsables vont les réprimander et leur faire suffisamment honte pour qu’ils ne recommencent plus, mettant tout le monde dans “le droit chemin”.

De la même manière, nous pouvons nous débarrasser de la photographie animalière non-éthique si nous pratiquons et diffusons ensemble la bonne façon de faire.

 

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Stop ! Ne shootez pas comme ça

 

Exemples de pratiques contraires à l’éthique du photographe animalier et comment les réduire

Bien qu’il ne soit pas toujours possible de décrire noir sur blanc ce qui est éthique ou non, voici quelques pistes. Notez que certaines de ces pratiques, en plus d’être contraires à l’éthique, sont aussi illégales et violent plusieurs lois sur la protection de l’environnement et des animaux.

 


Sur-pratique

Trop de personnes ou de véhicules qui se mettent à proximité d’un animal dans un parc ou une réserve naturelle et/ou qui vont volontairement s’approcher pour provoquer une réaction de l’animal.

 

Impact :

Provoque un stress énorme et perturbe les comportements naturels de l’animal, comme la chasse, l’alimentation et la parade nuptiale. Dans le cas de grand animaux, comme les éléphants et les tigres, le fait d’être régulièrement approchés peut les rendre plus dangereux.

 

Solution :

Lorsque vous repérez un animal, maintenez une distance de sécurité entre vous et lui. Si vous voyez d’autres personnes approcher, prenez quelques photos et partez. Si vous constatez que l’un des chauffeurs, guides ou photographes se comporte mal, prenez discrètement une vidéo et signalez-le aux autorités.

 

 


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La photographie au nid ou au terrier

Photographier les oiseaux directement dans leur nid ou les mammifères dans leur terrier.

 

Impact :

Provoque stress et perturbations, ce qui peut entraîner l’abandon du nid ou du terrier par les parents. Dans le cas des mammifères, cela force souvent les parents à déplacer leur progéniture dans une autre tanière, qui est souvent moins sûre que celle d’origine. Cette pratique peut également attirer d’autres photographes ou même des braconniers.

 

Solution :

Ne photographiez pas au nid ou au terrier ! Restez à l’écart des nouveaux-nés et ou des jeunes. Inutile de dire que cela inclut également la manipulation. Les administrateurs de site et les modérateurs sur les forums et réseaux sociaux en ligne doivent être très stricts sur la non-diffusion de ces images.

 

Exemples :

Photographier les renardeaux

S’approcher trop près des nids en période de reproduction

Attendre près d’un terrier le retour des parents

 


La repasse pour attirer les oiseaux

La repasse consiste à diffuser ou reproduire le chant d’un oiseau pour l’attirer.

Des études ont montré que cela peut causer beaucoup de stress aux animaux, provoquer de grosses dépenses énergétiques, perturber les systèmes sociaux et même conduire à la rupture de certains couples.

La repasse pendant la saison de reproduction peut détourner les adultes des tâches importantes, telles que la parade nuptiale, la surveillance des nids et la défense du territoire, ce qui peut avoir de graves conséquences sur le succès de la reproduction.

 

Solution :

Stopper cette pratique, en particulier sur les oiseaux rares et en voie de disparition.

 


Photographier les animaux nocturnes la nuit

Les animaux nocturnes, tel que les chouettes et les hiboux, ont des yeux extrêmement sensibles et peuvent être temporairement aveuglés par les lampes-torches et les flashs.

Les biologistes qui étudient ces animaux préfèrent utiliser des diffuseurs et des filtres rouges sur les lampes, pour minimiser l’impact des lumières sur leurs rétines.

 

Solution :

Laissez les animaux nocturnes tranquilles. Si vous avez une bonne raison (telle que la recherche) de les photographier, il est préférable d’utiliser une caméra vidéo possédant une vision nocturne et de faire des captures d’images de la vidéo enregistrée.

 


Poursuivre les animaux ou les oiseaux jusqu’à leur épuisement

Provoque du stress énorme. Les animaux n’ont plus d’énergie pour d’autres activités ou même pour fuir les prédateurs

 

Solution :

Evidemment, il est impossible de plaider l’ignorance ici. C’est l’une des choses les plus méprisables que l’on puisse faire, et une personne qui pratique ceci ne peut pas être considérée comme un photographe de Nature. Une telle personne doit être dénoncée et ne doit pas s’en tirer.

 

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Manipuler les amphibiens et les reptiles

 

Impact :

Attraper et manipuler des animaux sauvages est fortement déconseillé et illégal dans certains pays. Cela peut en effet leur causer un stress important.

Les amphibiens peuvent être contaminés par des champignons et des bactéries présents sur vos mains, ce qui peut être mortel pour l’individu et parfois pour l’espèce entière présente dans la région. Les garder hors de leur environnement naturel fera sécher leur peau et impactera fortement leur survie.

Certains photographes ont même été jusqu’à congeler des amphibiens et reptiles pour les rendre beaucoup moins mobiles et ainsi les photographier. 

 

Solution :

Photographiez les amphibiens et les serpents dans leur habitat naturel, sans les manipuler ni les déranger. En cas de doute, contactez un herpétologiste pour vous assurez qu’aucun mal n’a été fait aux animaux.

 

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Ne nourrissez que les animaux qui en ont vraiment besoin, et toujours de façon raisonnée.

L’appâtage

 

Impact :

Modifie le comportement des animaux et peut avoir des répercussions sur le long terme, telles qu’une accoutumance et une dépendance. Dans le cas des carnivores, l’appâtage peut entraîner des attaques sur le bétail ou même sur les humains. 

 

Solution :

Ne pas appâter d’animaux sous prétexte de faire des photos.

 


Conduire hors route

 

Impact :

La conduite hors route dans des zones sensibles peut être désastreuse pour les oiseaux nichant au sol et pour une multitude de plantes, d’insectes et de serpents. Ceci s’applique également pour la marche à pied.

 

Solution :

Préférer la marche à pied et rester sur les chemins balisés.

 

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Responsabilité des webmasters et des administrateurs

Nous pensons que les éditeurs et les magazines sur la faune et la photographie, ainsi que les communautés en ligne et groupes Facebook, ont l’importante responsabilité de s’assurer que leurs membres respectent les normes éthiques.

Les images discutables ne doivent pas être acceptées.

Par le passé, un tel leadership a entraîné la réduction des pratiques indésirables telles que la photographie au nid. Nous pensons que suivre ces lignes directrices et les partager avec d’autres photographes favorisera le bien-être de la faune et des habitats naturels.

Sur le terrain, un photographe doit faire preuve de discernement et, en cas de doute, la faune doit toujours avoir le bénéfice du doute.

 

Profitons de la Nature de façon responsable !

 

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Mon avis personnel sur l’éthique du photographe

Le but de cet article n’est pas de pointer du doigt, ni de dire qu’untel ou untel est meilleur photographe de Nature. 

D’ailleurs, je ne vais pas vous le cacher, il m’arrive de manipuler (en faisant très attention) certains insectes, comme des coccinelles par exemple, pour les repositionner au bon endroit…

Cette façon de faire doit néanmoins rester occasionnelle et mesurée. J’essaie dorénavant de le faire de moins en moins, par souci éthique mais également par défi personnel, car cela m’oblige à mieux penser mes images et à faire avec les contraintes du terrain.

Non, je pense au contraire qu’il est important d’éduquer et de sensibiliser au maximum, car l’erreur est humaine, surtout lorsque l’on débute. En effet, démarrer dans n’importe quel domaine entraîne forcément de mauvaises pratiques au départ, qu’une personne plus expérimentée viendra corriger (professeur, personne plus expérimentée, etc…).

La photographie de Nature n’échappe pas à la règle. Malheureusement; les conséquences peuvent être parfois terribles et irrécupérables. Il était donc important pour moi, qui dispose d’une certaine visibilité sur internet, de sensibiliser les lecteurs à ces problèmes et dérives.

 

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Il est important de laisser le moins de traces possibles de notre passage dans la Nature.

 

Au delà de la maltraitance des animaux, il y a un autre point que j’aimerais soulever aujourd’hui : le défrichage.

En effet, je pense qu’il y a beaucoup trop de photographes macro qui, pour faciliter leur prise de vue, se permettent d’arracher la végétation trop encombrante. Cette erreur, je l’ai également faite à mes débuts, je ne vais pas le cacher non plus.

Faire avec la végétation et ne pas la couper est un excellent défi, qui aura l’avantage de vous faire progresser beaucoup plus rapidement en photographie, car cela va vous obliger à trouver d’autres angles de vue, à travailler votre profondeur de champ et votre composition.

En dernier recours, pensez à la retouche photo, car retirer un élément parasite sur une image est devenu à la portée de tout le monde. Si vous ne savez pas comment faire, je vous apprends facilement tout ça sur ma chaîne YouTube à travers de nombreux tutoriels gratuits.

Pour finir, n’oubliez pas de ramasser, si vous le pouvez, les détritus que vous croisez lors de vos balades, en emportant avec vous un sac poubelle par exemple. Ce geste simple peut faire la différence : si plusieurs photographes adoptent cette attitude, ce sont plusieurs kilos de déchets qui seront arrachés de notre belle Nature que nous aimons tant. 

Car n’oubliez pas que ramasser une bouteille en plastique prend 5 secondes, alors que la laisser se décomposer d’elle même prendra des siècles…

Bonnes photos responsables à tous et n’oubliez pas de diffuser l’éthique du photographe de Nature autour de vous.

 

PS : pour compléter cet article, voici l’éthique du photographe de Sébastien Majerowicz, un photographe que j’apprécie beaucoup 🙂

  • Karin dit :

    Je suis d’accord en grande partie avec cet article.
    J’ai par exemple, sur mon site écrit ma chartre de photo animalière.
    Mais quelques remarques me viennent à l’esprit suite à ma lecture.
    Le nourrissage.
    Il est utile pour la survie des animaux, par exemple:
    Les mangeoires qui permettent à nos passereaux de survivre pendant l’hiver, et à lire les derniers articles alarmant à leur sujet cela est même indispensable.
    Bon nombre de photographe profite de l’occasion pour les photographier…quel mal y a t’il ?
    En montagne, les grands rapaces charognards ont en grande partie disparus par ce qu’ils n’avaient plus rien à manger, la loi obligeant à évacuer les cadavres des animaux morts, faune pastorale ou locale. Certaines antennes de protection des oiseaux assurent leur survie dans notre pays grâce à cela.
    La destruction des habitats, de la faune et de la flore par l’homme impose de plus en plus ces pratiques.
    Pour exemple s’il y a encore dess sangliers c’est bien par ce que les chasseurs les nourissent… Bon, pour mieux les chasser ensuite….mais cela est un autre débat.
    Quand est il aussi de ses “protecteurs” de la nature qui prétendent vouloir la proteger et nous en montrer la beauté fragile, à coup de centaines d’heure en transports polluants, de voyages en avion, de survols en hélicoptère de zones protégées…
    Vraiment pas bon en bilan carbone tout cela ! Mais ce sont les premiers à nous parler d’éthique, de morale, de danger pour la planète.
    ,

  • Frédéric dit :

    bonjour Adrien
    entièrement d’accord avec toi

  • gobois64 dit :

    Bravo Adrien !
    Ton article mériterait d’être diffusé largement pour que notre “auto-discipline” personnelle se transforme en éthique respectueuse de notre environnement.
    Je relirais ton article car il contient plein de données super intéressantes et qui sont autant d’arguments pour refuser catégoriquement ces pratiques d’un autre temps.

  • Coralie dit :

    Complètement d’accord!

  • Bernadette dit :

    D’accord à 150%!
    Merci de cet article.

  • Bonjour et bravo pour ce superbe article et merci pour ton éthique. Je pense que nous partageons la même façon de concevoir la photographie animalière et de Nature : https://www.sebastien-majerowicz.fr/index.php/ethique-tant-photographe-de-nature/

    Je t’encourage à lire le coup de gueule de David Wolberg :
    https://phototrend.fr/2017/01/david-wolberg-coup-de-gueule-ethique-photo-animaliere/

    • Salut Sébastien,

      Merci beaucoup pour ton passage et pour tes 2 liens, que j’avais déjà consulté 😉 Ca va servir aux lecteurs qui souhaitent se renseigner encore plus sur le sujet, merci beaucoup 🙂

  • Leurtan dit :

    Bonjour ! Amoureux de la nature qui nous entoure et photographe amateur je ne peux qu’adhérer à cet article ! Mon crédo est de fixer en image la spontanéité du monde qui nous entoure non seulement en étant le plus discret possible mais également en n’y apportant aucun artifice … quitte à “louper” la photo du siècle !

  • Thierry dit :

    Salut Adrien, j’ai connu ton blog, a cause d’un manque d’éthique d’un photographe et une levée de bouclier sur instagram et fb. Débutant en photo animalière, je me suis mis des limites , des restrictions, afin de respecter la nature et les animaux, nous ne devons être que des messagers, passeur d’émotions, nous sommes au service de la nature, non l’inverse. Plongeur, nous avons un dicton. on touche avec les yeux pas avec les mains… je translate cela en photo, et me surprend même a remercier l’animal qui a bien voulu me laisse lui tirer le portrait .

  • alain dit :

    bravo , rien à ajouter , si ce n’est que cette charte devrait être remise à tout acheteur de matériel destiné à la photo animalière.