Choisir entre un appareil photo reflex ou hybride peut vite tourner au casse-tête, surtout quand on débute ou qu’on reprend la photo après plusieurs années de pause.
Je me souviens encore des questions qu’on me pose sur le terrain, en balade en forêt : “mon reflex me fait mal au dos, mais est-ce qu’un hybride sera aussi performant pour photographier les animaux ?” C’est une vraie question, et j’ai décidé d’y répondre simplement, sans jargon technique.
Dans cet article, je vais vous expliquer la grande différence entre un reflex et un hybride, sans acronymes compliqués. On fera ensuite un vrai comparatif terrain, en forêt, sur des critères concrets : le poids dans le sac à dos, le confort de visée, la mise au point sur un animal qui bouge et l’autonomie de la batterie. Je vous donnerai aussi mes recommandations claires si vous êtes débutant, et je vous montrerai les deux erreurs matérielles que je vois le plus souvent chez les photographes qui démarrent.
Vous allez voir, ce choix est beaucoup plus simple qu’il n’y paraît, et je commence tout de suite par vous expliquer pourquoi votre reflex est aussi lourd.
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Pour choisir entre un appareil photo reflex ou hybride, le vrai critère c’est le poids que vous êtes prêt à porter en balade.
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L’hybride vous montre la photo finale directement dans le viseur, un vrai plus pour progresser sans stress.
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La mise au point sur un animal en mouvement est bien plus simple avec un hybride grâce à ses aides intelligentes.
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Le reflex garde un seul avantage réel : l’autonomie de la batterie, facilement compensée par une batterie de rechange.
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Inutile de sacrifier votre budget dans un gros boîtier : gardez toujours de quoi investir dans un bon objectif.
La grande différence entre un reflex et un hybride expliquée simplement
Alors avant de parler du poids sur votre dos ou du confort de visée, il faut d’abord comprendre ce qui se passe techniquement à l’intérieur de ces deux boîtiers. Parce qu’en fait, toute la différence entre reflex et hybride vient d’une seule pièce mécanique. Une pièce que les ingénieurs ont tout simplement retirée sur les hybrides, et ça change absolument tout.
Le fonctionnement d’un appareil photo numérique reflex classique
Quand vous regardez dans le viseur d’un reflex, vous ne regardez pas une image électronique. Vous regardez directement à travers l’objectif, grâce à un miroir placé juste devant le capteur, incliné à 45 degrés, qui renvoie la lumière vers un système de prismes puis vers votre œil.

Et là, au moment où vous appuyez sur le déclencheur, ce miroir se relève brutalement pour laisser passer la lumière jusqu’au capteur. C’est ce fameux “clac” mécanique que vous entendez à chaque photo. Ce n’est pas juste un bruit pour faire joli, c’est une vraie pièce mobile qui bouge à chaque prise de vue.
Le souci, c’est que pour loger ce miroir, ce prisme et tout le mécanisme qui va avec, il faut de la place. Beaucoup de place. Voilà pourquoi les reflex ont toujours eu ce boîtier épais et costaud, avec cette petite bosse caractéristique sur le dessus qui abrite le prisme. Ce n’est pas un choix esthétique des fabricants, c’est une contrainte mécanique incompressible.
C’est quoi un appareil photo hybride exactement ?
Ici, la logique est complètement différente. Les ingénieurs se sont posé une question toute simple : et si on retirait le miroir ? Résultat, plus besoin de prisme, plus besoin de cette chambre mécanique, et donc un boîtier qui peut devenir beaucoup plus fin et léger.
Sur un appareil photo reflex ou hybride de type hybride justement, la lumière traverse l’objectif et tombe directement sur le capteur, en permanence. Un peu comme vos yeux qui reçoivent la lumière sans intermédiaire. Le capteur analyse alors cette image en temps réel et l’envoie soit sur l’écran arrière, soit dans un petit viseur électronique qui n’est ni plus ni moins qu’un minuscule écran collé à l’œilleton.

C’est justement ce détail, cette absence de miroir, qui explique pourquoi un appareil photo hybride débutant pèse souvent deux fois moins lourd qu’un reflex équivalent. Pas de mécanique en moins veut dire pas de matière première en moins, donc moins de poids sur la balance.

Vous commencez à comprendre pourquoi ce petit détail technique, en apparence anodin, va complètement changer votre expérience une fois sur le terrain. Et justement, si vous voulez savoir ce que ça change concrètement quand vous marchez pendant trois heures avec votre matériel sur le dos, c’est exactement ce qu’on va voir maintenant.
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Le reflex utilise un miroir incliné à 45° qui renvoie la lumière vers un prisme et votre œil, avant de se relever au déclenchement
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Ce mécanisme (miroir + prisme) demande beaucoup de place, ce qui explique le boîtier épais et la fameuse bosse sur le dessus des reflex
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L’hybride supprime purement et simplement ce miroir, la lumière va donc directement du capteur à un écran ou au viseur électronique
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Moins de mécanique à loger veut dire moins de matière et donc un boîtier bien plus compact et léger sur les hybrides
Reflex vs hybride : le face-à-face sur le terrain en forêt
Aucun produit affilié pertinent trouvé pour ce texte (pas de modèle précis mentionné). Voici le chapitre modifié :
Bon, maintenant qu’on sait ce qui se cache dans le boîtier, passons aux choses sérieuses. Ce qui se passe vraiment quand vous enfilez vos chaussures de randonnée et que vous partez crapahuter trois heures en forêt avec votre matériel sur le dos.
Le poids dans le sac à dos : le nerf de la guerre entre reflex et hybride
Je vais être honnête avec vous, c’est le critère qui revient le plus souvent dans mes échanges avec les photographes qui débutent. Un reflex plein format avec son objectif tourne facilement autour de 1,5 à 2 kilos. Ajoutez un deuxième objectif, un trépied, une gourde et un coupe-vent, et votre sac dépasse vite les 8 kilos sur plusieurs heures de marche.
J’ai vu tant de débutants laisser leur magnifique reflex à la maison parce qu’il était devenu trop lourd à porter en randonnée. Ils l’avaient acheté avec enthousiasme, ils s’étaient renseignés, ils avaient économisé, et six mois plus tard l’appareil dormait dans son sac au fond d’un placard, parce que le mal de dos avait fini par gagner.

C’est là que le choix d’un appareil photo reflex ou hybride prend tout son sens. Un boîtier hybride équivalent, sans le miroir ni le prisme dont on a parlé juste avant, pèse souvent 30 à 40% de moins. Sur le papier, ça ne semble pas énorme. Mais après deux heures de marche en montée, croyez-moi, chaque gramme compte, surtout si vos cervicales ou vos épaules ont déjà tendance à vous rappeler à l’ordre.
Le confort pour vos yeux grâce au viseur de l’appareil photo hybride
Voilà un point que je trouve presque plus important que le poids, et pourtant on en parle beaucoup moins.
Sur un reflex, quand vous regardez dans le viseur, vous voyez la scène telle qu’elle est à l’œil nu. La lumière, les couleurs, tout ça passe par le miroir et le prisme sans aucune retouche. Le souci, c’est que vous ne voyez pas le résultat final. Vous devez deviner si votre exposition est bonne, si votre photo ne sera pas trop sombre ou trop claire, et ce n’est qu’après avoir appuyé sur le déclencheur, en regardant l’écran arrière, que vous découvrez le résultat.
Sur un hybride, c’est complètement différent. Le viseur électronique vous montre directement l’image telle qu’elle sera enregistrée, avec l’exposition réelle et les couleurs réelles, avant même que vous ayez appuyé sur le bouton. Si l’image dans le viseur est trop sombre, vous le voyez tout de suite et vous ajustez vos réglages en conséquence.

Pour un débutant, c’est franchement rassurant. Ça enlève une grosse partie du stress et des essais ratés, parce que vous n’avez plus besoin de deviner. Vous voyez, littéralement, la photo que vous allez obtenir.
Réussir à photographier un animal en mouvement : la mise au point qui change tout
C’est le moment que tout photographe animalier redoute un peu. L’oiseau qui s’envole, le chevreuil qui bouge la tête, l’écureuil qui grimpe à toute vitesse. Sur un vieux reflex, la mise au point automatique fonctionne bien, mais elle demande de l’entraînement. Il faut savoir placer son collimateur au bon endroit, suivre le sujet, anticiper son mouvement, sous peine de se retrouver avec des photos floues au moment décisif.
Sur les hybrides modernes, les fabricants ont intégré une reconnaissance qui change complètement la donne. L’appareil détecte tout seul l’œil de l’animal, qu’il s’agisse d’un oiseau, d’un chevreuil ou même d’un chat, et il verrouille la mise au point dessus, même si le sujet bouge dans le cadre. Vous n’avez plus qu’à cadrer et déclencher, l’appareil s’occupe du reste.

C’est vraiment l’argument qui a fini de me convaincre pour recommander un appareil photo hybride pour débuter à toutes les personnes qui découvrent la photo nature. On gagne un temps fou, et surtout, on rate beaucoup moins de photos parce que la mise au point n’est plus une source de stress permanente.
L’autonomie de la batterie en pleine nature : le seul vrai point fort du reflex
Il faut être honnête, le reflex garde un avantage réel sur ce terrain-là. Comme il n’a pas besoin d’alimenter en permanence un écran ou un viseur électronique, sa batterie tient beaucoup plus longtemps. Certains reflex peuvent dépasser les 800, voire 1000 photos sur une seule charge, alors qu’un hybride tourne plutôt autour de 300 à 400 photos dans les mêmes conditions.
Mais franchement, ce n’est pas un problème insurmontable. La solution, c’est simplement de glisser une ou deux petites batteries de rechange dans votre poche avant de partir en balade. Elles ne pèsent rien, elles tiennent dans une poche de veste, et vous voilà tranquille pour toute une journée de sortie, même en plein hiver quand le froid réduit un peu l’autonomie.
Voilà, vous avez maintenant tous les éléments concrets pour comparer un reflex et un hybride sur le terrain, en dehors des fiches techniques. Reste une question toute simple : si vous débutez aujourd’hui, quel appareil précis devez-vous réellement choisir pour ne pas vous tromper ?
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Un hybride pèse 30 à 40% de moins qu’un reflex, un vrai soulagement pour vos épaules en randonnée
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Le viseur électronique vous montre l’exposition réelle avant même de déclencher, fini de deviner
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La détection automatique de l’œil verrouille la mise au point sur l’animal, même en mouvement
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Le reflex garde l’avantage sur l’autonomie, mais une batterie de rechange règle le problème
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Le poids et la simplicité de mise au point font souvent pencher la balance vers l’hybride pour débuter
Quel appareil photo hybride pour un débutant faut-il choisir ?
Après tout ce qu’on vient de voir, la réponse commence à se dessiner toute seule dans votre tête. Mais je préfère être clair et direct plutôt que de vous laisser dans le flou, parce que c’est justement ce qu’on m’a demandé de faire dans cet article.
Pourquoi l’appareil photo hybride débutant est devenu le roi de l’apprentissage
Voilà, si je devais résumer tout ce qu’on a vu jusqu’ici en une phrase, ce serait celle-ci : l’hybride vous fait gagner un temps fou pour comprendre la photo, tout simplement parce qu’il vous montre le résultat avant même que vous ayez appuyé sur le bouton.
Prenez un débutant qui part avec un reflex classique. Il règle son exposition un peu au feeling, il déclenche, il regarde l’écran arrière, il se rend compte que c’est trop sombre, il recommence. C’est comme ça qu’on apprend, oui, mais c’est long et parfois frustrant. Avec un appareil photo hybride débutant, vous voyez directement dans le viseur si votre image sera trop claire ou trop sombre. Vous ajustez, et vous voyez le changement en direct. C’est un peu comme si on vous donnait la réponse avant l’examen, sauf que là, ça vous permet vraiment de comprendre ce que vous êtes en train de faire.

Et si on ajoute à ça le poids beaucoup plus léger dont on a parlé au chapitre précédent, vous avez toutes les cartes en main pour sortir souvent, sans traîner un boîtier de 2 kilos qui finit par décourager même les plus motivés. Parce que la vérité, c’est qu’un appareil qu’on n’a pas envie de sortir de son sac ne sert à rien, même s’il coûte 3000 euros.
C’est pour toutes ces raisons que je recommande sans hésiter un hybride pour débuter en photo nature, que ce soit pour photographier les oiseaux du jardin ou pour partir en balade en forêt le week-end.
Le seul cas où l’appareil photo numérique ou reflex reste une bonne idée
Alors attention, je ne vais pas vous dire que le reflex est complètement à jeter, ce serait malhonnête de ma part. Il existe un cas où je le conseille encore aujourd’hui, et c’est purement une question de budget.
Le marché de l’occasion regorge de vieux reflex très solides, parfois vendus à 150 ou 200 euros avec un objectif, alors qu’ils étaient vendus 800 ou 900 euros neufs il y a dix ans. Ces boîtiers ont une mécanique robuste, ils encaissent bien les chocs et l’humidité, et pour quelqu’un qui veut juste tester la photo nature sans investir des milliers d’euros, c’est une option tout à fait raisonnable.

Mais il faut être honnête sur ce que ça implique. Vous allez retrouver tout ce qu’on a décrit plus haut : le poids sur les épaules pendant les longues sorties, l’absence d’aperçu réel dans le viseur, et pour mieux régler la mise au point sur un animal qui bouge, vous constaterez vite les limites de ces vieux boîtiers. Donc si vous choisissez cette option par petit budget, dites-vous bien que vous acceptez ce compromis en connaissance de cause. Ce n’est pas une erreur en soi, tant que c’est un choix éclairé et pas juste une habitude parce que “tout le monde a toujours eu des reflex”.

D’ailleurs, en parlant de choix éclairés, il y a deux erreurs que je vois revenir sans arrêt chez les débutants au moment d’acheter leur matériel. Des erreurs qui n’ont rien à voir avec le débat reflex contre hybride, mais qui peuvent vraiment plomber le début de votre passion pour la photo nature.
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L’hybride montre l’exposition en direct dans le viseur, avant même de déclencher
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Le reflex classique demande plusieurs essais pour ajuster les réglages
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Un boîtier léger donne davantage envie de sortir régulièrement
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Le reflex d’occasion reste une option valable pour un petit budget, en connaissance de cause
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Ce choix implique d’accepter le poids et l’absence d’aperçu réel
Les 2 erreurs matérielles classiques quand on débute
On y est, parlons franchement des deux pièges dans lesquels je vois tomber la grande majorité des débutants au moment d’acheter leur matériel. Ce ne sont pas des erreurs de réglage ou de technique de prise de vue. Ce sont des erreurs qui se produisent avant même d’avoir pris la première photo, dès le moment où on sort la carte bancaire.
Croire qu’un gros appareil hybride ou reflex fait de plus belles images
Je me souviens d’une sortie photo organisée avec un club local, il y a quelques années. Un monsieur arrive avec un reflex imposant, objectif de près de 70 centimètres de long, le genre de matériel qu’on voit dans les reportages animaliers à la télévision. Il me montre fièrement son investissement, plus de 4000 euros dans le boîtier et l’optique réunis. On se met en marche, et au bout d’une heure à peine, il commence déjà à souffrir du poids sur l’épaule.
Le problème, ce n’est pas son matériel en soi. Le problème, c’est qu’il pensait que la taille de l’appareil allait automatiquement lui garantir de meilleures photos. Ce jour-là, une dame du groupe équipée d’un petit hybride bien plus discret est repartie avec des photos de mésanges bien plus nettes et mieux cadrées que les siennes. Pas parce que son matériel était supérieur, mais parce qu’elle savait où se placer, comment attendre le bon moment et comment lire la lumière du sous-bois.

Voilà une vérité qu’on oublie trop souvent : un boîtier imposant impressionne peut-être devant les copains ou sur les réseaux sociaux, mais il ne remplace jamais l’œil du photographe. Le talent vient de votre capacité à observer un animal, à anticiper son comportement, à composer votre image. Pas du poids ou de la taille de l’appareil que vous tenez entre les mains.
D’ailleurs, quand on compare vraiment un appareil photo reflex ou hybride sur le terrain plutôt que sur une fiche technique, on se rend vite compte que les plus belles photos ne sont presque jamais signées avec le matériel le plus impressionnant. Elles sont prises par des gens qui ont pris le temps d’apprendre à connaître leur appareil, aussi modeste soit-il.

Mettre tout son budget dans le boîtier et oublier l’objectif
La deuxième erreur, je la vois arriver systématiquement chez les personnes qui débarquent en magasin avec en tête un budget global de, disons, 1500 euros. Elles regardent les boîtiers, se laissent impressionner par les caractéristiques du dernier modèle sorti, et finissent par dépenser 1300 ou 1400 euros dans le boîtier tout seul, en se disant qu’elles prendront “un petit objectif pas cher” avec ce qu’il reste.
Sauf qu’en photo nature, c’est exactement l’inverse qu’il faut faire. C’est votre objectif qui détermine si vous allez pouvoir approcher un renard ou un rapace sans le faire fuir. Avec un boîtier dernier cri équipé d’un objectif de kit à courte focale, vous obtenez un animal minuscule au milieu de l’image. Avec un boîtier plus modeste couplé à un bon zoom, vous remplissez le cadre avec votre sujet.
| Répartition du budget | Résultat concret sur le terrain |
|---|---|
| 80% boîtier / 20% objectif | Animal minuscule dans l’image, obligé de recadrer et de perdre en qualité |
| 50% boîtier / 50% objectif | Animal bien cadré, détails du plumage ou du pelage visibles |

Ma règle, celle que je répète à chaque fois qu’on me demande conseil pour choisir un appareil photo hybride débutant, c’est de garder au minimum la moitié de son budget pour l’objectif. Un bon zoom monté sur un boîtier d’entrée de gamme vous rapportera toujours plus de photos réussies qu’un boîtier haut de gamme équipé d’une optique médiocre. Et si votre budget est vraiment serré, mieux vaut partir sur un hybride basique et investir davantage dans le zoom, plutôt que l’inverse.
Bon, maintenant que vous savez éviter ces deux pièges classiques, il reste une dernière question à régler avant de sortir votre carte bancaire. Et c’est justement celle que tout le monde se pose en dernier, alors qu’elle devrait presque venir en premier.
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La taille du boîtier ne garantit jamais de meilleures photos, c’est l’œil du photographe qui fait la différence
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Un petit hybride bien maîtrisé bat souvent un gros reflex mal utilisé
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Gardez au minimum 50% de votre budget pour l’objectif, c’est lui qui détermine votre capacité à approcher les animaux
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Un bon zoom sur un boîtier modeste vaut mieux qu’un boîtier haut de gamme avec une optique médiocre

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À vous de jouer
Je vous souhaite de très belles photos et je vous dis à bientôt pour un nouvel article.
Adrien.




Utilisant des reflex depuis des années, j’ai commencé en argentique (Olympus OM que je regrette toujours pour son stigmomètre 😀 ) et suis passé ensuite au numérique (APC-C, puis full frame avec un 6D mkII). Je pense que les hybrides sont sans doute l’avenir, mais un avenir coûteux par le renouvellement du matériel, poussé par les marques plus que par la demande des utilisateurs. Chacun son choix, je n’achète pas le dernier cri car le matériel est loin de faire l’essentiel du travail photo et les prix en neuf pas compatibles avec le budget de chacun. Comparaison intéressante, cela dit.
Bonjour Adrien,
Toujours aussi complet et clair dans tes tutos.
Tu me donnes des arguments supplémentaires pour mon prochain changement de boîtier. Merci à toi.
Justine
Merci Justine 🙂
J’ai depuis 3 ans un hybride fuji (xt3) et suis extrêmement satisfait de l’image produite dans quasiment toutes les situations mais pour l’animalier, le parc d’objectifs existant est encore hors de prix et trop peu lumineux. Ce qui est sûr, c’est que je ne reviendrais pas au reflex car le boitier et un 70/300 équivalent font 1,2kg alors qu’en reflex on peut tabler sur 2kg et en rando de plusieurs jours, ça se sent sur les épaules.
Je viens d’acheter le dernier Pentax APSC K3 Mark II qui est un très bon boîtier pour l’animalier. Je l’ai fait parce que j’étais équipé en Pentax et que je ne voulais pas racheter tous les objectifs.
J’aurais préféré un hybride mais Pentax n’en fait pas.
Concernant les hybrides un autre avantage: pas de problème de back/front focus et de réglage avec des mires.
Je ne connais pas du tout l’écosystème Pentax, il y a du choix pour les objectifs ?
Bonjour Adrien,
Merci pour toutes ces explications toujours pertinentes. Je ne suis pas concernée puisque je possède un bridge SonyRX10IV depuis 1 an (jamais pris de photos avant) pour des raisons d’ergonomie et surtout de poids. J’en suis très satisfaite.
Et justement pour ces raisons si j’avais l’autonomie je serai partie sur l’hybride.
Bonnes photos
Tant mieux si l’appareil vous convient !
Bonjour Adrien. J’ai 59 ans et suis photographe passionné depuis 30 ans. J’ai connu l’ère de l’argentique et me suis mis délibérément au numérique en 2008. J’ai toujours travaillé en CANON. EOS 5D Mark II puis 5D Mark III puis 1DX et actuellement je travaille avec le 1Dx MARK II et l’excellent 7D Mark II. Désormais, je me tourne de plus en plus vers l’animalier (Pays Basque et Landes) et le sport (surf par exemple…) et quelquefois j’utilise mon 7D Mark II qui “allonge ” mes focales avec le coef. de 1.6. Je possède 8 objectifs différents dont 6 de série L. De plus, je viens d’acquérir un SIGMA 60-600 Série Sport. Ma question est la suivante : je suis persuadé que, désormais, le marché de la photo est l’hybride et qu’il faut ” monter dans le train” à temps. J’attends donc la sortie du CANON R3 dont les caractéristiques me paraissent très flatteuses, mais j’hésite… D’après-vous, qu’en est-il de la bonne adaptation de la gamme d’objectifs EF vers un R3 (ou autre…) malgré l’achat d’une bague adaptatrice ? bien sur, tout ce que l’on peut lire confirme que, grâce à cette bague dénuée d’élément physique ( c’est juste pour adapter le tirage, la distance par rapport au capteur et “tenir” le 24-36), je suis dubitatif sur la qualité du “mariage” ou couple boîtier hybride avec optiques conçues pour des reflex à visée optique ? Bien que le R3 par exemple soit stabilisé IBIS sur 5 axes qu’en est-il du “message” de stabilisation des objectifs avec ce boîtier hybride ? En définitive, je crains de perdre de la qualité de stabilisation de mes objectifs EF… Sinon, je suis persuadé aujourd’hui des progrès énormes des hybrides (le R3…pfuii !!) et en particulier de leur système autofocus. Je pense qu’il est temps pour moi de vendre mon 1 Dx Mark II (attention, j’ai bien dit le II de 2016. Pas le stratosphérique 1Dx Mark III !!). Voilà donc, j’ai les moyens d’acheter un R3 mais pas d’objectifs RF pour l’instant. Pouvez-vous me rassurer en fonction du matériel que j’utilise ? Félicitations pour la qualité de vos tutos et vidéos : c’est clair, net, sans bavure et ça va droit au but ! Bien cordialement. Fabrice.
Bonjour, concernant les bagues d’adaptations, j’utilise tous les jours celle de Nikon et je n’ai rencontré absolument aucun problème, que ce soit au niveau de l’autofocus et de la qualité d’image.
Il faut bien vérifier que vos objectifs soient bien compatibles avec la bague Canon, mais vu que vous n’avez que des séries L, je ne me fais pas de soucis là-dessus !
Pour la stabilisation, aucun soucis non plus de mon côté sur mes objectifs, c’est bien compatible. Par contre il me semble que le couple boitier/objectif ne cumule pas les deux stabilisation mais fait un mix des deux : au lieu d’avoir 5 axes sur les boîtier, il va en utiliser que 3, qu’il va cumuler avec les 2 axes de la stabilisation de l’objectif.
A confirmer ce dernier point cependant, je n’ai pas assez d’infos sur ce sujet.
Tres clair précis, objectif, factuel et réaliste
Merci 🙂
Bonjour Adrien, merci pour cette vidéo qui tombe malheureusement à point dans mon cas: je viens de me faire cambrioler et voler tout mon matériel photo. Donc la question du remplacement en Réflex ou hybride est d’actualité pour moi. Je pense que je ne reprendrai pas un Nikon D500 et vais choisir un Nikon hybride, d’autant plus que les constructeurs arrêtent notamment la fabrication d’objectifs tels que le 105 mm Macro, quelle que soit la marque. As-tu une reco quant au modèle à privilégier chez Nikon? La bague d’adaptation permet-elle d’utiliser le Sigma 150-600 – volé également! 🙁 .
Merci et encore bravo pour tes conseils et vidéos.
Jean-Michel Caillaud
Ah mince quelle galère…. !!
Pour les hybrides Nikon, il y a les Z6/Z7 première génération et les Z6/Z7 deuxième génération, ils sont tous très bons, après ça dépend de tes besoins.
Oui le 150-600 fonctionne bien avec la bague 🙂
Bonjour. J’ai opté récemment pour un reflex numérique (EOS 5D 4) après avoir hésité, il est vrai.
– Je n’adhère pas du tout à un viseur-écran. Pour moi, la visée optique restera supérieure tant que la taille des pixels ne sera pas inférieure à celle des cônes et bâtonnets de notre rétine.
– A la prise en main, la construction me paraît de moins bonne qualité. J’ai l’impression qu’on nous refile un truc tout léger, sans mécanique, à un prix exorbitant.
– J’ai un petit parc d’optiques EF assez bonnes qu’on me reprend une misère. D’autre part, il va y avoir des super affaires à saisir sur des objectifs EF superbes en occasion.
– Les bagues d’adaptation, c’est du bricolage.
– Quelle sera la tenue dans le temps du capteur exposé en permanence à la lumière. Tout le monde a entendu parler de boîtiers ayant servi à la vidéo, au capteur complètement “rincé”.
– On nous refait le coup de la mode technologique. Les constructeurs souffrent de la concurrence des smartphones. Je vous rappelle qu’en audio, le mp3 est inférieur en qualité au CD, lui même inférieur au vinyle.
– Souvenons-nous que ce n’est pas l’appareil mais le photographe qui fait la photo.
J’ai effectivement opté pour le canon hybride R6 et pour l’objectif macro j’ai pris le EF avec une bague d’adaptation . je suis dans ma deuxième année de cours photo animalière avec Natagora Belgique et je me suis décidée pour l’achat à la fin de ma première année.
Je regarde régulièrement vos vidéos Merci
Vous êtes jeune et visiblement non porteur de lunettes. Je me pose quant à moi la question par rapport aux personnes plus âgées, dont la vue n’est plus à 100 % et/ou porteuses de lunettes. La visée réflex ne reste t’elle pas alors un choix préférable ? Des avis d’utilisateurs dans cette situation seraient intéressants.
Il est possible de régler la dioptrie sur les hybrides numériques, voici un article qui en parle : https://posenature.fr/correcteur-dioptrique/