Test Canon R8 Mark II : avis complet sur le nouvel hybride

par Adrien Coquelle

Le premier modèle avait déjà séduit énormément de photographes grâce à sa grande légèreté, mais il lui manquait une fonction majeure pour nos sorties en forêt : la stabilisation mécanique du capteur. Avec cette nouvelle version, Canon corrige enfin le tir pour nous simplifier la vie sur le terrain.

Dans ce test du Canon R8 Mark II, je vous partage donc mon retour d’expérience complet après plusieurs semaines passées à arpenter les sentiers avec ce boîtier autour du cou.

Mon but est très simple : regarder concrètement ce qu’il vous apporte lors de vos promenades, sans vous perdre dans des détails techniques inutiles. Nous allons voir ensemble s’il vous aide à réussir vos photos de nature, à obtenir des images bien nettes à main levée, et s’il permet de soulager votre dos pendant les longues marches.

Et croyez-moi, je serai tout aussi direct sur ses défauts, en particulier sa petite batterie, afin que vous sachiez exactement à quoi vous attendre avant d’investir.

Canon EOS R8 Mark II
Qualité d’image
Autofocus
Montée en ISO
Capteur Plein format CMOS, 24,2 Mpx
Rafale Jusqu’à 40 im/s avec suivi AF
Stabilisation IBIS jusqu’à 7,5 stops
Vidéo 4K 60p sans crop (suréchantillonnée 6K)

LE CANON EOS R8 MARK II EN BREF :

Le Canon EOS R8 Mark II s’impose comme un boîtier hybride plein format ultra-performant, combinant légèreté remarquable et technologies de pointe. Doté d’un capteur de 24,2 millions de pixels et du processeur DIGIC X, il intègre désormais une stabilisation mécanique du capteur (IBIS) offrant jusqu’à 7,5 stops de gain, comblant ainsi l’attente majeure des utilisateurs nomades.

Son système autofocus Dual Pixel CMOS AF II offre une détection et un suivi redoutables des sujets (humains, animaux et véhicules) avec une sensibilité descendant à -7,5 IL. Associé à une rafale électronique grimpant jusqu’à 40 images par seconde avec pré-enregistrement de 0,5 seconde, il ne laisse échapper aucune action rapide.

Les vidéastes profitent d’un enregistrement 4K 60p suréchantillonné depuis la 6K sans recadrage, de cadences ralenties jusqu’à 180 i/s en Full HD, ainsi que des profils Canon Log 2 et Log 3 en 10 bits 4:2:2, le tout dans un châssis compact et tropicalisé de seulement 546 g.

En résumé : un boîtier plein format compact, stabilisé et ultra-rapide, pensé pour exceller aussi bien en photo d’action qu’en vidéo exigeante.

Chapitre 01

Prise en main et ergonomie de l’appareil

Quand on sort le boîtier du carton pour la première fois, la surprise est immédiate : il tient presque dans la paume de la main. Quand on pratique la photo animalière ou de paysage, notre pire ennemi n’est pas la météo capricieuse ni même la timidité des animaux sauvages, mais bien le poids que l’on transporte. Combien de fois avez-vous écourté une belle balade matinale parce que votre courroie vous cisaillait la nuque ou que votre sac devenait insupportable au bout de deux kilomètres ? C’est précisément sur ce point que ce nouveau boîtier veut changer la donne.

1.1

Un boîtier léger pour soulager votre dos lors de vos sorties nature

Sur la balance, ce Canon R8 Mark II affiche exactement 546 grammes avec sa batterie et sa carte mémoire insérées. Alors oui, les plus observateurs me diront qu’il a pris environ 85 grammes par rapport à la toute première version. Mais en pratique, cela reste un véritable poids plume pour un appareil équipé d’un grand capteur plein format.

Pour vous donner un ordre d’idée concret, j’ai monté dessus le zoom Canon RF 100-400mm f/5.6-8 IS USM (retrouvez-le chez IPLN, Camara, MN Photo ou Amazon), qui est une optique très abordable et compacte pour les oiseaux. L’ensemble dépasse à peine le kilo. Vous pouvez marcher pendant trois heures d’affilée sur un sentier forestier escarpé, l’appareil tenu par la sangle ou simplement porté à bout de bras, sans ressentir cette vilaine barre dans le bas du dos en fin de journée. C’est un confort immense pour continuer à se faire plaisir sans s’épuiser physiquement.

Test Canon R8 Mark II : prise en main de l'hybride plein format avec téléobjectif en forêt moussue

Canon a d’ailleurs revu la morphologie du boîtier. Les lignes sont un peu plus anguleuses, avec un style légèrement rétro très réussi, mais c’est surtout la poignée qui fait toute la différence. Elle est plus creusée et plus profonde que sur l’ancien modèle. Vos doigts s’y logent naturellement, ce qui offre une prise ferme et sécurisante. Même en marchant d’un bon pas sur un terrain accidenté avec l’appareil dans la main droite, on ne craint jamais de le voir glisser.

1.2

La réalité des réglages sur le terrain : le confort du joystick et le bémol hivernal

Une fois sur le sentier, l’ergonomie d’un boîtier se juge à la rapidité avec laquelle on accède à ses fonctions sans quitter son sujet des yeux. Et sur ce point, Canon a enfin corrigé le principal manque de la génération précédente en ajoutant un petit joystick à l’arrière, juste sous le pouce droit.

Auparavant, il fallait toucher l’écran tactile avec le nez ou faire défiler des molettes pour déplacer son collimateur de mise au point. Maintenant, pendant que vous observez un passereau qui sautille de branche en branche dans le viseur, vous déplacez votre zone de netteté d’une simple pression du pouce. C’est intuitif, direct, et cela évite de perdre de précieuses secondes.

Autre excellente décision de conception : l’emplacement de la carte SD. Sur l’ancien boîtier, la carte se glissait tout en bas, dans la même trappe que la petite batterie. Si vous aviez l’habitude d’utiliser un trépied, la plaque de fixation bloquait systématiquement l’ouverture, ce qui obligeait à tout dévisser simplement pour récupérer ses photos. Sur cette nouvelle version, la fente pour carte mémoire UHS-II se trouve sur le côté droit, protégée par son propre clapet. Vous pouvez insérer ou retirer votre carte en une seconde, même quand le boîtier est solidement verrouillé sur votre trépied.

Illustration technique des nouveautés ergonomiques du Canon R8 Mark II montrant le joystick multi-contrôleur et l'emplacement latéral de la carte SD.

Je dois tout de même émettre une vraie mise en garde si vous aimez sortir au cœur de l’hiver. Pour conserver cette compacité remarquable, le boîtier reste assez étroit et les boutons arrière sont fatalement petits et resserrés. Lors d’un affût matinal avec des températures proches de zéro, j’ai voulu corriger mon exposition tout en gardant mes gros gants en polaire. Résultat : j’appuyais sur deux boutons en même temps sans parvenir à sentir le déclic sous mes doigts.

Gros plan net d'un écureuil roux sur une branche moussue en forêt, illustrant la précision de l'autofocus lors du test du Canon R8 Mark II.

Sur le terrain, voilà la réalité : si vous sortez par temps froid, prévoyez impérativement des sous-gants techniques très fins ou des mitaines de photographe avec les doigts découvrables. C’est le petit compromis à accepter pour profiter d’un appareil aussi compact et maniable.

Reste maintenant à vérifier le point qui intéresse vraiment tout passionné de nature au moment d’appuyer sur le déclencheur : que valent réellement les images produites par ce boîtier dans des sous-bois sombres, et son système de mise au point automatique tient-il vraiment ses promesses face à un animal en mouvement ?

En bref
  • Un poids plume de 546 g qui préserve réellement votre dos et votre nuque pendant les longues balades en forêt.
  • Une poignée plus creusée et ergonomique qui garantit une prise en main solide et sécurisante sur le terrain.
  • L’arrivée bienvenue d’un joystick sous le pouce pour caler rapidement la netteté sur un oiseau sans quitter le viseur.
  • Une trappe de carte mémoire enfin placée sur le côté, accessible immédiatement sans devoir dévisser votre trépied.
  • Des boutons arrière petits et rapprochés qui imposent de prévoir des mitaines fines plutôt que de gros gants d’hiver.
Chapitre 02

Qualité d’image et autofocus : la magie opère-t-elle ?

C’est souvent là que tout se joue pour nous. On peut avoir le boîtier le plus léger du monde autour du cou, si les photos manquent de piqué ou si le système de mise au point patine dès que la lumière baisse, l’appareil reste au placard. Pour ce test du Canon R8 Mark II, j’ai donc voulu voir ce que cet appareil a réellement dans le ventre quand on le pousse un peu hors de sa zone de confort, au fond des bois et aux heures où la faune commence à bouger.

2.1

Capteur plein format : photographier tôt le matin sans craindre le bruit numérique

Si vous venez d’un appareil plus ancien ou d’un boîtier à petit capteur (ce qu’on appelle le format APS-C ou micro 4/3), passer sur ce type d’appareil change immédiatement la donne. Le R8 Mark II est équipé d’un capteur dit “plein format” de 24,2 millions de pixels. Pour le dire sans jargon barbare : la surface sensible qui capture la scène est beaucoup plus grande physiquement. Elle collecte donc une quantité phénoménale de lumière par rapport à un capteur compact.

Concrètement, qu’est-ce que ça change pour vous sur le sentier ? Imaginez la scène : vous êtes posté à la lisière d’un bois vers 6h30 du matin. Le soleil n’a pas encore franchi la crête, l’ambiance est sombre, brumeuse, et un chevreuil sort doucement des fougères à une quarantaine de mètres. Avec un petit capteur ordinaire, pour éviter que la photo ne soit toute noire, vous seriez obligé de monter très haut dans les sensibilités ISO, ce qui donne souvent une bouillie de grains grisâtres et détruit tous les détails du pelage.

Photo d'un brocard de chevreuil dans une forêt brumeuse à l'aube, réalisée lors du test du Canon R8 Mark II.

Avec ce capteur, vos images restent remarquablement nettes et propres, même en grimpant à 6400 ou 12800 ISO. Les poils de l’animal restent bien découpés, et les teintes sombres du sous-bois gardent de la texture au lieu de virer au noir bouché.

L’autre avantage immédiat de ce grand format, c’est le rendu de vos arrière-plans. Plus le capteur est grand, plus la zone de netteté devient courte, ce qui permet d’isoler votre sujet avec une douceur incroyable. Lors d’une de mes sorties avec le Canon RF 100-500mm f/4.5-7.1L IS USM (disponible chez IPLN, Camara, MN Photo ou Amazon) vissé sur la monture, j’ai cadré une simple mésange posée sur une branche de chêne. L’arrière-plan, pourtant encombré de brindilles situées à peine un mètre derrière elle, s’est transformé en un fondu crémeux totalement flou. Votre regard va directement sur l’œil de l’oiseau, sans être distrait par le fouillis de la végétation.

Gros plan du boîtier Canon EOS R8 Mark II équipé d'un téléobjectif RF 100-500mm lors d'un test terrain en forêt pour la photographie animalière.

Alors certains se demanderont peut-être si 24 millions de pixels, ce n’est pas un peu juste aujourd’hui, face à des mastodontes qui en affichent 45 ou 50 ? La réponse est non, rassurez-vous. C’est amplement suffisant pour recadrer un peu si l’animal est resté un peu loin, ou pour faire tirer un superbe tirage d’un mètre de large à encadrer dans votre salon. En bonus, vos fichiers restent légers, ce qui évite de saturer le disque dur de votre ordinateur en deux sorties.

CaractéristiqueCe que cela donne sur le terrainBénéfice pour votre pratique
Capteur plein format 24,2 MpxCapte 2 fois plus de lumière qu’un capteur APS-C classiqueImages propres et sans moutonnement à l’aube et au crépuscule
Transition floue progressiveIsole nettement les animaux de leur environnementArrière-plans très doux, vos sujets ressortent immédiatement
Résolution maîtrisée (24 Mpx)Fichiers RAW d’environ 30 Mo faciles à classerStockage économique et recadrage confortable à l’ordinateur
2.2

Autofocus intelligent et pré-déclenchement : un système qui compense nos réflexes

Faire une mise au point parfaite sur un sujet sauvage est sans doute la chose la plus frustrante quand on débute. On cale son collimateur sur le poitrail d’un passereau, il tourne la tête, saute sur une brindille voisine, et la photo nette est déjà manquée. C’est précisément là que l’autofocus Dual Pixel CMOS AF II de ce boîtier montre toute sa force.

Schéma pédagogique du système d'autofocus Dual Pixel CMOS AF II et du mode pré-déclenchement 0,5s du Canon R8 Mark II sur un oiseau.

L’appareil analyse l’image en continu grâce à ses algorithmes de détection. Dès que vous portez le viseur à votre œil et que vous pointez l’objectif vers un animal (que ce soit un renard, un rouge-gorge ou un écureuil), un petit carré bleu vient se coller instantanément sur la tête de l’animal, puis s’accroche directement sur sa pupille. Même si l’animal bouge, renifle le sol ou pivote, le point reste verrouillé comme un aimant. Vous n’avez plus besoin de vous battre avec les molettes pour déplacer un collimateur au millimètre : vous laissez le boîtier gérer la netteté et vous pouvez vous concentrer entièrement sur votre cadrage et le comportement de votre sujet.

Mais la fonction qui m’a le plus bluffé sur le terrain, c’est le mode de pré-déclenchement.

En nature, nous sommes tous confrontés au même souci : le temps de réaction humain. Entre le moment où votre cerveau voit l’oiseau bondir et le moment où votre index enfonce le déclencheur, il s’écoule facilement deux ou trois dixièmes de seconde. Bien souvent, sur la photo finale, on ne récupère que la queue de l’oiseau ou une branche vide.

Sur ce boîtier, lorsque vous activez cette option et que vous maintenez le déclencheur enfoncé à mi-course, l’appareil enregistre en continu dans sa mémoire interne les images qui défilent. Quand vous pressez enfin le bouton à fond, il conserve les photos prises jusqu’à 0,5 seconde avant votre appui.

J’ai testé cette fonction au bord d’un étang sur un héron cendré immobile. J’avais les bras un peu engourdis après dix minutes d’attente à guetter son départ. Dès qu’il a étendu ses grandes ailes pour s’élancer, j’ai réagi avec mon petit retard habituel. Eh bien en regardant la série sur l’écran arrière juste après, j’avais l’intégralité du décollage, les ailes grandes ouvertes au ras de l’eau, parfaitement nettes. Pour quiconque manque parfois de vivacité ou fatigue lors d’un long affût à main levée, c’est une sécurité formidable qui sauve des photos qu’on croyait perdues d’avance.

Pourtant, même avec le meilleur autofocus du monde et un capteur ultra-sensible, il reste un écueil de taille lorsqu’on utilise de longues focales sans trépied dans les sous-bois ombragés : les micro-tremblements de nos propres mains. Et c’est justement sur ce point bien précis que Canon a apporté sa plus grosse modification matérielle…

Chevreuil mâle (brocard) dans une clairière brumeuse à l'aube, test du Canon R8 Mark II en photographie animalière.
En bref
  • Un capteur plein format très lumineux : il capture un maximum de lumière à l’aube comme au crépuscule, ce qui vous permet de grimper dans les ISO sans bruit numérique disgracieux, tout en créant des arrière-plans crémeux magnifiques.
  • Une résolution équilibrée de 24 millions de pixels : largement suffisante pour recadrer un animal un peu lointain ou imprimer un grand tirage d’art, tout en conservant des fichiers légers et rapides à trier sur votre ordinateur.
  • Un autofocus avec détection de l’œil : le collimateur s’aimante tout seul sur le regard de l’animal et suit ses moindres mouvements, ce qui vous évite de batailler avec les molettes pour faire une mise au point parfaite.
  • Un pré-déclenchement de 0,5 seconde : le boîtier enregistre l’action juste avant votre appui complet, une sécurité formidable qui compense nos temps de réaction et sauve à coup sûr vos photos d’oiseaux au décollage.
Chapitre 03

La grande nouveauté : la stabilisation intégrée

C’était le gros reproche que l’on faisait au tout premier modèle, et pour cause. Sur l’ancienne version, le capteur était totalement fixe. Si vous n’aviez pas une optique haut de gamme équipée de sa propre stabilisation optique, la moindre petite hésitation au déclenchement se soldait immédiatement par un flou de bougé impossible à rattraper. Dans ce test du Canon R8 Mark II, je voulais donc vérifier par moi-même si l’intégration de la stabilisation mécanique du capteur (le fameux système IBIS) apportait un vrai soulagement sur le terrain.

3.1

Pourquoi la stabilisation mécanique change tout pour vos photos nettes

Pour comprendre l’intérêt, il faut savoir comment le système fonctionne à l’intérieur du boîtier : le capteur plein format est suspendu sur un mécanisme électromagnétique ultra-précis. Dès que vos mains oscillent, même de quelques fractions de millimètre, le capteur se déplace instantanément en sens inverse pour annuler vos mouvements. Canon annonce jusqu’à 7,5 crans de gain quand le capteur travaille en symbiose avec une optique stabilisée.

Sur le terrain, voilà ce que ça donne concrètement. J’ai monté le téléobjectif Sigma 150-600mm Contemporary (disponible chez IPLN, Camara, MN Photo ou Amazon) avec la bague d’adaptation sur le boîtier. C’est un objectif que beaucoup d’entre vous possèdent, très efficace pour la faune, mais qui pèse près de deux kilos. Au bout de deux heures à marcher sur des sentiers humides en forêt, avec la fraîcheur de fin d’après-midi, les bras commencent à trembler un peu.

Mains d'un photographe tenant le boîtier hybride Canon R8 Mark II équipé d'un téléobjectif lors d'un test en forêt dense.

En temps normal, avec une telle focale à 600 mm, la règle d’or pour éviter les flous consiste à ne jamais descendre sous 1/600s de vitesse d’obturation à main levée. Le problème en sous-bois sombre, c’est que pour maintenir une telle vitesse, on est obligé de monter très haut dans les sensibilités ISO.

Ici, la stabilisation change la donne. J’ai pu descendre à 1/50s, et même 1/30s sur un oiseau branché, sans le moindre appui. Vous collez fermement l’œilleton du viseur contre votre arcade, vous rentrez les coudes contre vos côtes pour faire corps avec le matériel, vous expirez lentement et vous pressez délicatement le déclencheur. Dans le viseur, la scène semble suspendue, parfaitement stable, et le résultat sur l’écran montre des photos bien nettes avec un piqué remarquable sur les plumes. Vous pouvez donc laisser votre trépied lourd et encombrant à la maison pour vos balades d’observation, ce qui redonne un plaisir immense de photographier léger.

Schéma technique montrant la stabilisation 5 axes du capteur plein format du Canon R8 Mark II et la compensation des vibrations.
3.2

Les limites à connaître pour ne pas gâcher vos sorties nature

Il y a cependant une confusion très fréquente que je rencontre souvent chez les photographes qui débutent avec ce genre de technologie, et je veux vous éviter de mauvaises surprises. La stabilisation du capteur compense exclusivement vos tremblements physiques, mais elle ne compense absolument pas les mouvements du sujet.

Imaginons que vous croisiez un chevreuil en lisière de clairière au crépuscule. S’il reste immobile à vous observer, la stabilisation vous permettra de descendre à une vitesse lente comme 1/40s pour capter un maximum de lumière sans monter dans les ISO : le pelage, les yeux et l’ambiance forestière seront d’une netteté parfaite. Mais si ce même chevreuil tourne vivement la tête ou détale au trot, il sera irrémédiablement flou sur votre image, alors même que les fougères et le tronc d’arbre juste à côté de lui seront d’une précision chirurgicale.

Chouette hulotte perchée sur une branche de chêne au crépuscule, illustrant la précision de l'autofocus et la gestion des ISO du Canon R8 Mark II.

C’est ce qui différencie le flou de bougé de l’appareil et le flou de mouvement de l’animal. Pour figer une foulée, une toilette rapide ou l’envol d’un oiseau, la stabilisation interne ne vous servira à rien sur le sujet lui-même : seule une vitesse d’obturation suffisamment rapide (souvent au-dessus de 1/1000s) permet de bloquer le geste net.

Pour vous repérer facilement en promenade sans vous emmêler les pinceaux, voici comment adapter votre pratique :

Situation rencontréeComportement de la fauneRôle de la stabilisationRéglage de vitesse conseillé
Chouette ou rapace perché à la tombée du jourImmobile, posé sur une brancheIndispensable pour compenser vos micro-vibrations à main levée1/20s à 1/80s
Mammifère marchant doucement dans une clairièreDéplacement lent et prévisibleUtile pour stabiliser la visée et faciliter le suivi1/250s à 1/500s
Petit passereau sautillant ou oiseau en plein volMouvements très vifs et brusquesInopérante sur le sujet, utile uniquement pour le confort du viseur1/1600s à 1/3200s
Paysage de sous-bois ou détails de végétationSujet totalement statiqueIdéale pour fermer le diaphragme et garder 100 ISO1/5s à 1/30s

Cette stabilisation mécanique apporte donc un vrai confort d’utilisation au quotidien et transforme l’expérience en balade. Pourtant, malgré toutes ces technologies séduisantes et cette belle facilité de prise en main, ce boîtier cache deux compromis matériels très frustrants qu’il faut absolument connaître avant d’envisager son achat…

En bref
  • La stabilisation mécanique du capteur compense efficacement vos tremblements à main levée, ce qui vous permet de laisser votre trépied encombrant à la maison.
  • Ce gain de stabilité autorise des vitesses d’obturation très lentes en sous-bois sombre, sans devoir monter exagérément dans les hautes sensibilités ISO.
  • Le système corrige uniquement vos propres mouvements physiques et n’annule en aucun cas les déplacements spontanés de l’animal.
  • Pour figer une attitude vive ou un décollage en plein vol, seule une vitesse d’obturation très rapide garantit une netteté parfaite sur le sujet.
Chapitre 04

Les défauts cachés qu’il faut accepter

Quand on regarde la fiche technique de cet appareil, avec son grand capteur et sa nouvelle stabilisation mécanique, on pourrait se dire que Canon a réussi le boîtier parfait à moins de 1 800 euros. Mais dans la réalité du terrain, il n’y a pas de miracle. Pour réussir à concevoir un appareil aussi compact qui pèse à peine 546 grammes, le fabricant a dû faire des concessions évidentes.

Dans ce test du Canon R8 Mark II, je refuse de vous cacher les mauvais côtés simplement pour dresser un tableau idyllique. Si vous envisagez d’investir dans ce modèle pour photographier la faune et les paysages, vous devez savoir exactement où se situent ses faiblesses avant de sortir la carte bancaire. Et il y a deux gros compromis matériels qu’il va falloir accepter dès le départ.

4.1

Le piège de la petite batterie LP-E17 en sortie nature

C’est sans le moindre doute le talon d’Achille de cet appareil. Pour maintenir un boîtier aussi léger qui n’écrase pas votre cou lors d’une longue marche, Canon a conservé sa toute petite batterie, le modèle Canon LP-E17.

Il faut bien comprendre une chose : alimenter un grand capteur plein format, faire fonctionner les moteurs magnétiques de la stabilisation interne, analyser la scène en direct avec l’autofocus intelligent et éclairer un viseur électronique OLED de 2,36 millions de points, cela demande une énergie considérable. Sur le papier, les normes officielles annoncent environ 220 vues en utilisant exclusivement le viseur, et jusqu’à 340 vues avec l’écran arrière.

Sur le terrain, voilà la stricte vérité : en conditions réelles de photographie de nature, vous tournerez autour de 200 à 250 déclenchements par batterie. Si vous aimez utiliser les rafales pour saisir un envol ou si vous laissez l’appareil sous tension pendant que vous progressez en sous-bois, la jauge fond à vue d’œil.

Boîtier hybride Canon EOS R8 Mark II posé sur un banc en forêt d'automne avec sa batterie LP-E17, illustrant le test d'autonomie en conditions réelles.

Et la situation devient encore plus critique dès que les températures baissent. L’hiver dernier, lors d’un affût matinal où le thermomètre affichait à peine 2°C, j’ai vu l’icône de batterie se mettre à clignoter en rouge au bout d’une heure et demie d’attente, alors que je n’avais fait qu’une centaine de photos d’un héron posté sur une branche givrée. Le froid engourdit la chimie des petits accus, et la perte d’autonomie est brutale.

Infographie comparative de l'autonomie de la batterie LP-E17 du Canon R8 Mark II entre 20°C et 0°C pour la photo de nature.

Alors est-ce un défaut éliminatoire ? Non, à condition de vous organiser méthodiquement. Mon conseil est très simple : ne partez jamais en promenade avec une seule batterie dans le boîtier. Prévoyez systématiquement deux, voire trois batteries Canon LP-E17 de secours.

Voici d’ailleurs une petite astuce toute bête que j’applique toute l’année : glissez vos accus de rechange dans la poche intérieure de votre veste ou de votre polaire, tout contre votre corps. La chaleur de votre buste empêchera le froid d’épuiser prématurément leur charge avant même que vous ne les ayez insérés dans l’appareil. Notez aussi que le boîtier dispose d’une prise USB-C compatible avec la recharge directe. Si vous faites une pause casse-croûte sur une souche, vous pouvez brancher une petite batterie externe de poche pour redonner un coup de fouet à votre accumulateur sans attendre de rentrer chez vous.

4.2

Un seul emplacement pour carte mémoire : ce que cela implique

Le second compromis matériel concerne le stockage de vos précieux clichés. Alors que des boîtiers plus volumineux et plus chers comme l’EOS R6 Mark II (disponible chez IPLN, Camara, MN Photo ou Amazon) embarquent deux fentes pour cartes mémoires, ce modèle n’en possède qu’une seule, située sur le flanc droit de la poignée.

Photographie animalière d'un héron cendré sur une branche givrée, réalisée lors du test du Canon R8 Mark II.

Concrètement, qu’est-ce que cela change pour vous ? Avoir deux compartiments permet de réaliser une copie miroir instantanée : chaque photo prise est enregistrée en double au même millième de seconde sur deux cartes distinctes. Si l’une des deux cartes rend l’âme au fond des bois, la seconde conserve l’intégralité de vos souvenirs intacts. Ici, avec une seule fente SD compatible UHS-II, vous n’avez pas ce filet de sécurité immédiat pendant la prise de vue.

Ne cédons pas non plus à la panique. Si vous utilisez du matériel sérieux comme une carte SanDisk Extreme Pro SDXC UHS-II ou une marque équivalente reconnue, les pannes franches et les corruptions de fichiers sont aujourd’hui extrêmement rares. Dans l’immense majorité des cas, vous rentrerez chez vous sans le moindre souci technique.

Gros plan sur l'insertion d'une carte mémoire SD dans le logement latéral du Canon EOS R8 Mark II lors d'un test en forêt.

Mais l’absence de ce second logement vous impose une discipline stricte que beaucoup d’amateurs ont tendance à négliger :

  • Ne laissez jamais traîner plusieurs semaines de photos sur votre carte mémoire. Dès que vous rentrez d’une sortie en forêt, glissez immédiatement votre carte dans le lecteur de votre ordinateur et copiez vos images sur votre disque dur.
  • Prenez l’habitude de formater votre carte directement depuis le menu de l’appareil photo avant chaque nouveau départ sur le terrain, une fois la sauvegarde vérifiée, plutôt que d’effacer les photos une par une à la main.
  • Évitez les cartes sans marque ou achetées à des prix dérisoires sur des plateformes douteuses, car ce sont précisément ces modèles d’entrée de gamme qui risquent de griller sans prévenir au moment d’enregistrer une rafale rapide.

Une fois que ces deux aspects sont bien intégrés dans votre routine de photographe, vous évitez 99% des déconvenues. Vous glissez vos batteries pleines au chaud dans vos poches, vous insérez une carte fiable dans le boîtier, et vous pouvez alors partir l’esprit parfaitement tranquille.

Point d’attentionRéalité constatée sur le terrainSolution concrète pour vos sorties
Autonomie de la batterie LP-E17Entre 200 et 250 photos par charge (encore moins par temps froid)Garder 2 à 3 batteries de rechange au chaud dans une poche intérieure
Alimentation d’appointL’appareil s’éteint vite si l’on abuse du pré-déclenchementProfiter du port USB-C pour recharger avec une batterie externe nomade
Stockage à fente uniquePas de sauvegarde miroir instantanée en cas de défaillance carteUtiliser une carte UHS-II de grande marque et vider les photos après chaque balade
Formatage et entretienRisque d’erreur si la carte est saturée de vieilles sessionsFormater systématiquement la carte dans le boîtier avant chaque nouvelle sortie

Ces défauts matériels sont réels, mais ils s’oublient vite dès lors qu’on a pris les bons réflexes d’organisation. Reste maintenant la question décisive que tout le monde se pose avant de faire chauffer la carte bleue : au regard de son tarif, des ses qualités et de ses petites faiblesses, ce boîtier vaut-il véritablement son prix pour votre pratique personnelle ?

En bref
  • L’autonomie de la petite batterie LP-E17 tourne autour de 200 à 250 photos, ce qui vous impose d’emporter systématiquement deux à trois accus de secours bien au chaud dans votre poche.
  • Le froid accélère nettement la décharge sur le terrain, mais la prise USB-C vous permet de redonner facilement un coup de boost à votre batterie avec une simple batterie externe nomade.
  • L’unique fente pour carte mémoire supprime la sauvegarde miroir instantanée, ce qui rend indispensable l’utilisation d’une carte SD UHS-II de grande marque parfaitement fiable.
  • Une discipline rigoureuse vous évitera toute déconvenue : déchargez systématiquement vos clichés sur votre ordinateur dès votre retour et formatez votre carte dans le boîtier avant chaque nouvelle sortie.

Fiche technique complète : Canon R8 Mark II

Caractéristique Détails
Type et définition du capteur CMOS plein format 24,2 Mpx
Stabilisation mécanique du capteur Oui (IBIS jusqu’à 7,5 stops)
Filtre passe-bas (anti-moiré) Oui
Processeur de traitement d’image Digic X
Monture d’objectif Canon RF
Viseur électronique OLED 0,39 pouce, 2,36 M points, grossissement 0,7x
Écran arrière Tactile, orientable sur rotule, 3 pouces, 1,62 M points
Système autofocus (mise au point) Dual Pixel CMOS AF II
Zones et points autofocus 1053 zones (auto), 4368 points (manuel), 3588 (vidéo)
Couverture de la mise au point 100% (auto)
Sensibilité autofocus (basse lumière) De -7,5 à 21 IL
Détection et suivi des sujets Humains, animaux (chiens, chats, oiseaux, chevaux), véhicules (voitures, motos, trains, avions)
Plage de sensibilité ISO 100 à 102 400 ISO (extensible de 50 à 204 800 ISO)
Prise de vue en rafale mécanique 6 i/s (avec suivi AE/AF)
Prise de vue en rafale électronique 40 i/s (avec suivi AE/AF)
Plage de vitesse d’obturation 30 s à 1/4000 s (1er rideau électronique), 30 s à 1/16000 s (électronique)
Mémoire tampon (capacité de rafale) 73 RAW, 190 JPEG
Pré-déclenchement (prise de vue anticipée) 0,5 s
Définitions et cadences vidéo 4K 60p suréchantillonnée depuis la 6K (sans crop), Full HD 180p
Formats d’enregistrement vidéo XF-HEVC S, XF-AVC S (4:2:2 10 bit / 4:2:0 8 bit)
Profils colorimétriques vidéo Canon Log 2, Canon Log 3, BT.709, Canon 709, PQ, HLG
Carte de stockage 1x carte SD compatible UHS-II (emplacement latéral)
Connectivité Wi-Fi 2,4 GHz et 5 GHz
Connectivité Bluetooth Bluetooth 5.1
Référence de la batterie LP-E17
Autonomie par charge 340 photos (écran LCD), 220 photos (viseur)
Recharge directe par câble USB Oui
Prises et connectique USB-C 3.2 Gen 2, micro HDMI, prise micro 3,5 mm, prise casque 3,5 mm, télécommande 2,5 mm
Protection contre les intempéries Résistant à la poussière et à l’humidité
Dimensions extérieures (L x H x P) 131,4 x 90,0 x 79,7 mm
Poids du boîtier 546 g (avec carte et batterie)
Prix indicatif de lancement 1 799 € nu
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Avis final

À vous de jouer

Une fois sur le sentier, vous verrez que le matériel s’efface vite pour laisser place au simple plaisir d’observer. Au terme de ce test du Canon R8 Mark II, mon dernier conseil pratique est tout simple : avant même votre première grande sortie, prenez dix minutes chez vous pour enregistrer vos réglages animaliers sur le mode C1 (vitesse rapide au 1/1600s et détection de l’œil activée).

Le jour où un chevreuil ou un renard surgit entre deux bosquets, vous n’aurez qu’à tourner la molette d’un cran sans jamais quitter le viseur des yeux. Vous éviterez ainsi de paniquer dans les menus au pire moment.

Cet hybride réussit son pari : il permet vraiment de soulager votre dos en balade et de vous aider à obtenir des photos bien nettes à main levée, à condition de garder vos batteries de rechange bien au chaud dans votre veste.

Je suis sincèrement curieux de connaître votre ressenti sur tout cela.

Dites-moi en commentaire : pour vos sorties nature, quel est votre plus grand frein aujourd’hui ? Est-ce le poids de votre matériel qui vous fatigue le dos, ou la peur de vous perdre dans des menus électroniques trop compliqués ? Je lis et réponds à chacun d’entre vous !

Je vous souhaite de très belles photos et je vous dis à bientôt pour un nouvel article.

Adrien.

Canon EOS R8 Mark II
Qualité d’image
Autofocus
Montée en ISO
Capteur Plein format CMOS, 24,2 Mpx
Rafale Jusqu’à 40 im/s avec suivi AF
Stabilisation IBIS jusqu’à 7,5 stops
Vidéo 4K 60p sans crop (suréchantillonnée 6K)

LE CANON EOS R8 MARK II EN BREF :

Le Canon EOS R8 Mark II s’impose comme un boîtier hybride plein format ultra-performant, combinant légèreté remarquable et technologies de pointe. Doté d’un capteur de 24,2 millions de pixels et du processeur DIGIC X, il intègre désormais une stabilisation mécanique du capteur (IBIS) offrant jusqu’à 7,5 stops de gain, comblant ainsi l’attente majeure des utilisateurs nomades.

Son système autofocus Dual Pixel CMOS AF II offre une détection et un suivi redoutables des sujets (humains, animaux et véhicules) avec une sensibilité descendant à -7,5 IL. Associé à une rafale électronique grimpant jusqu’à 40 images par seconde avec pré-enregistrement de 0,5 seconde, il ne laisse échapper aucune action rapide.

Les vidéastes profitent d’un enregistrement 4K 60p suréchantillonné depuis la 6K sans recadrage, de cadences ralenties jusqu’à 180 i/s en Full HD, ainsi que des profils Canon Log 2 et Log 3 en 10 bits 4:2:2, le tout dans un châssis compact et tropicalisé de seulement 546 g.

En résumé : un boîtier plein format compact, stabilisé et ultra-rapide, pensé pour exceller aussi bien en photo d’action qu’en vidéo exigeante.

FAQ

Réponses à vos questions

Le Canon R8 Mark II est-il vraiment adapté pour la photo animalière ?

Oui, ce boîtier apporte de précieux atouts sur le terrain pour immortaliser la faune sauvage.

Dans ce test du Canon R8 Mark II, j’ai particulièrement apprécié son poids plume de 546 grammes qui préserve votre dos pendant les longues balades en forêt.

Son autofocus intelligent verrouille automatiquement le regard des oiseaux ou des mammifères, et sa fonction de pré-déclenchement compense vos temps de réaction pour ne plus manquer un envol.

Quelle est l’autonomie réelle de la batterie sur le terrain ?

C’est le point faible numéro un de cet appareil photo.

Avec sa petite batterie LP-E17, attendez-vous à réaliser environ 200 à 250 photos par charge lors d’une sortie normale.

Dès que le thermomètre flirte avec le zéro, la batterie faiblit encore plus vite.

Je vous conseille vivement d’emporter deux ou trois batteries de rechange, en prenant soin de les garder au chaud dans la poche intérieure de votre veste.

Quelles sont les réelles nouveautés du Canon R8 Mark II par rapport à l’ancien modèle ?

Le grand changement réside dans l’arrivée de la stabilisation mécanique du capteur, qui faisait cruellement défaut à la première génération.

Canon a également retravaillé la prise en main avec une poignée plus profonde et un joystick arrière très pratique pour guider la mise au point.

Enfin, la fente pour carte mémoire a été déplacée sur le côté de l’appareil, ce qui vous évite de devoir démonter votre trépied pour récupérer vos photos.

La stabilisation mécanique permet-elle d’éviter le flou sur un animal qui court ?

Non, et c’est un piège fréquent à éviter absolument.

Le mécanisme interne sert uniquement à compenser vos propres tremblements lorsque vous tenez l’appareil à main levée.

Il vous permet de descendre à des vitesses d’obturation très lentes sur un sujet immobile posé sur une branche.

Dès que l’animal se met en mouvement ou s’envole, seule une vitesse rapide réglée au-delà de 1/1000s permet de figer l’action net.

Le capteur plein format de 24 millions de pixels est-il suffisant en nature ?

C’est un excellent compromis pour notre pratique amateur.

Grâce à la grande taille de ce capteur plein format, le Canon R8 Mark II capte deux fois plus de lumière qu’un appareil classique, ce qui garantit des images sans grain au petit matin.

Cette résolution de 24 millions de pixels reste largement suffisante pour recadrer un sujet un peu lointain ou imprimer un grand tirage d’art, sans saturer votre ordinateur de fichiers trop lourds.

L’absence de second port pour carte mémoire est-elle un problème ?

Ce n’est pas un défaut rédhibitoire pour photographier nos forêts au quotidien.

Vous ne profitez pas d’un enregistrement miroir instantané, mais les cartes mémoires modernes d’excellente marque tombent très rarement en panne.

Pour être tranquille, prenez simplement l’habitude de sauvegarder vos images sur votre ordinateur dès votre retour de balade, puis formatez toujours votre carte directement dans l’appareil avant chaque nouvelle sortie.

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Adrien Coquelle

Qui est l'auteur

Adrien Coquelle

Photographe animalier professionnel

Photographe animalier professionnel depuis 2016, je parcours la Savoie à la recherche d'ambiances particulières, pour immortaliser les animaux emblématiques des Alpes.

Je forme également tous les mois de nombreux photographes voulant progresser rapidement en photo animalière et de nature grâce à mes stages et formations.

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