11 conseils pour limiter le bruit numérique en photo animalière 

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Vous avez toujours du bruit numérique sur vos photographies ?

Vous ne comprenez pas comment d'autres photographes font pour obtenir des images si propres à 4 000 ISO, 6 000 ISO ou plus, alors que vous trouvez que les vôtres sont inexploitables dès 800 ISO ?

Retrouvez dans cet article 11 conseils pour limiter le bruit numérique sur vos photographies animalières et obtenez des images de meilleure qualité.

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Chapitre 1

Qu'est-ce que le bruit numérique en photographie ?

Une histoire de sensibilité mal placée...

Le bruit numérique en photographie est un phénomène de dégradation de l'image qui a pour origine plusieurs causes possibles : la qualité de la lumière, la nature de la scène, la température du capteur, la stabilité du capteur de l'image durant l'acquisition, etc...

En photographie animalière, il est principalement dû au manque de lumière que l'on rencontre dans de très nombreuses situations (photographie en sous-bois, tard ou tôt le soir, oiseaux en vol, etc...).

Pour compenser ce manque de lumière, le photographe est souvent obligé d'augmenter la sensibilité ISO du capteur, afin d'obtenir une photo bien exposée et une vitesse d'obturation suffisante pour figer la scène.

Or, plus la sensibilité ISO sera élevée, plus il y aura de bruit numérique sur la photographie, ce qui amène énormément de frustration lorsque l'on voit le résultat sur ordinateur...

Il est cependant important de distinguer les deux types de bruits qu'il existe en photographie.

Bruit-de-chrominance

Le bruit de chrominance

Il correspond aux tâches de couleurs rouges, vertes et bleues que l'on peut voir sur certaines images.

Il est relativement facile à supprimer en post-traitement, contrairement au bruit de luminance et un simple curseur sera suffisant pour s'en débarasser.

D'ailleurs, un logiciel comme Lightroom active par défaut une correction du bruit de chrominance automatique lors de l'importation des photos, il est donc fort probable que vous ne l'ayez même jamais vu sur vos images si vous ne touchez jamais à ces curseurs.

Lightroom-parametres-par-defaut-du-bruit-de-chrominance

Le bruit de luminance

Il correspond aux tâches grises présentes sur l'image et qui donnent un aspect granuleux et très disgracieux à la photographie.

On peut le comparer au bruit qui était souvent très présent sur les photos en argentique.

D'ailleurs, beaucoup de photographes nostalgiques de ce rendu particulier cherchent au contraire à rajouter du bruit sur leurs photos, notamment avec la mode des photographies ayant un aspect vintage.

Bruit-de-luminance

Il est beaucoup plus compliqué à supprimer en développement que le bruit de chrominance et il a fallut de très nombreuses années aux constructeurs pour élaborer des capteurs numériques capables de mieux gérer son apparition.

Les meilleurs modèles d'appareils dans ce domaine coûtent, notamment pour cette raison, généralement plusieurs milliers d'euros.

C'est de ce bruit numérique que nous allons principalement parler dans cet article.

Bruit-de-luminance

Relativisez !

Le bruit, c'est super... dans certains cas !

Lorsque l'on augmente les ISO en photographie animalière, c'est généralement que l'on souhaite augmenter la vitesse d'obturation, notamment pour éviter d'avoir du flou de bougé et de mouvement sur les images.

Or, dans certaines situations particulières, surtout si la lumière n'est pas abondante, il faudra augmenter énormément les ISO.

C'est notamment le cas pour les oiseaux en vol, où une très grande vitesse d'obturation sera nécéssaire pour figer parfaitement le mouvement des ailes.

Pinson-en-vol

Dans cet exemple, une sensiblité de 2 000 ISO m'a permis de parfaitement figer le mouvement grâce à une vitesse d'obturation de 1/2 000s.

Alors certes, j'avais un peu de bruit numérique sur cette photo avant de la passer dans Lightroom, mais je préfère largement avoir une photographie nette et bruitée que je corrige en retouche, que d'avoir qu'une photographie floue mais propre.

Car si le bruit numérique est facilement rattrapable en post-traitement (on en parle en fin d'article), le flou de mouvement est lui, totalement irrécupérable...

N'hésitez donc pas à augmenter les ISO !

Vos photos s'afficheront dans 99% des cas en petit

Autre élément à prendre, en compte, sauf si vous êtes un photographe professionnel qui imprime ses images en très grand format, c'est que dans la très grande majorité des cas, vos photos seront redimensionnées et affichées en taille réduite sur les réseaux sociaux.

Instagram-Pose-Nature

Par exemple, une photographie destinée à Instagram (n'hésitez pas à vous abonner à la page de Pose Nature en cliquant ici), sera affichée en très petit, surtout sur l'application mobile où l'écran d'affichage est très réduit.

Une image qui est très bruitée ne se verra donc pas du tout sur les réseaux sociaux, car vos abonnés n'auront pas la possibilité de zoomer dans l'image comme vous pouvez le faire sur Lightroom, par exemple.

Pour cette raison, je n'hésite pas à poster sur les réseaux sociaux des photos bruitées, car je sais pertinemment que cela ne se verra pas sur un affichage standard.

En effet, je ne compte plus le nombre d'abonnés qui me disent, lorsqu'ils voient que je poste une photo à ISO 4 000 ou 5 000, qu'ils n'arrivent pas à conserver des photos à une telle sensibilité ISO...

Bref, relativisez !

Chapitre 2

ne montez pas les iso inutilement !

Alors oui, je sais, je viens de vous écrire tout un chapitre pour vous dire que ce n'est pas si grave d'augmenter les ISO, et maintenant je vous dis de faire le contraire... !

Mais c'est une réalité : moins vous monterez la sensibilité ISO, moins vous aurez de bruit sur vos photographies.

Or, dans beaucoup de situations, les photographes "amateurs" ont tendance à utiliser une sensiblité ISO plus que nécéssaire, alors qu'ils auraient pu facilement diminuer ce réglage et donc obtenir moins de bruit sur leurs images.

Voici donc plusieurs conseils qui vous permettront de gagner quelques précieux paliers de sensibilité ISO.


Conseil n°1 : Analysez la situation et faîtes attention à vos réglages

Je vois en effet trop souvent sur les réseaux sociaux des photographies qui ont une vitesse beaucoup trop élevée par rapport à la situation, que ce soit par erreur ou par volonté de sur-figer le mouvement du sujet.

Prenons un exemple très concret, avec cette photographie de pipit sponcielle au bord d'une rivière.

Pipit-avant-réduction

On peut constater que cette photographie est très bruitée, car elle a été prise avec le Nikon D500 à une valeur de 5 000 ISO, ce qui m'a permis d'obtenir une vitesse d'obturation de 1/2 500s.

Or, le pipit sponcielle est un oiseau qui, une fois qu'il est posé sur un rocher et qu'il chante comme sur cette photographie, est relativement peu mobile pendant de nombreuses secondes.

En sachant ceci, on peut donc facilement comprendre qu'une vitesse d'obturation de 1/500s, ou 1/250s et une bonne stabilisation, aurait été suffisante pour figer le mouvement de l'oiseau.

En diminuant ma vitesse d'obturation, j'aurais donc pu très largement diminuer ma sensibilité ISO et obtenir EXACTEMENT la même image, mais avec beaucoup moins de bruit numérique.

Faîtes donc très attention à vos réglages et ne sur-estimez pas la vitesse d'obturation dont vous avez besoin pour figer le sujet.


Conseil n°2 : Paramétrez la valeur iso maximale autorisée sur votre appareil photo

En vérité, si j'ai utilisé cette sensibilité de 5 000 ISO sur cette photographie de pipit sponcielle, c'était complètement par erreur ! 

En effet, au moment de cette prise de vue j'utilisais le mode manuel et j'étais resté sans faire attention, suite à une précédente sortie photo, en ISO automatique.

Dans ce mode, l'ouverture du diaphragme et la vitesse d'obturation sont fixes et c'est l'appareil qui va automatiquement adapter la vitesse ISO pour obtenir une photographie bien exposée.

Le problème, c'est que la lumière était vraiment très basse ce jour là et mon appareil n'a pas eu d'autre choix que d'utiliser une sensiblité de 5 000 ISO pour pouvoir conserver la vitesse d'obturation de 1/2 500s imposée.

Pour ne pas commettre cette erreur, certains appareils récents permettent d'indiquer une valeur maximale à ne jamais dépasser lorsque l'on est en mode ISO automatique, comme sur mon Nikon D500.

ISO-automatiques_sensibilite_maximale

Alors si votre boîtier possède cette option, je vous conseille donc de vous pencher sur le sujet et de déterminer une valeur ISO maximale, car le mode ISO automatique est un réglage très intéréssant à utiliser en photographie animalière (on en reparlera dans un prochain article), mais uniquement quand il est bien paramétré...

Chacun ayant sa propre tolérance au bruit, le mieux reste donc de tester chez vous à partir de quelle valeur ISO vous trouvez que le bruit numérique est trop présent pour vous et d'indiquer à votre appareil de ne jamais dépasser cette valeur.

De plus, les appareils photos étant tous différents, je vous invite à consulter votre manuel pour savoir si cette option est disponible sur votre modèle et où elle se situe dans les menus.

Chapitre 3

Les techniques de prise de vue

Conseil n°3 : apprenez à bien vous stabiliser

Vous connaissez probablement la fameuse règle qui veut que, pour compenser le flou de bougé, le photographe doit obligatoirement utiliser une vitesse d'obturation égale à 1/focale ?

Par exemple, si on photographie avec un 500mm, il faudrait théoriquement paramétrer une vitesse d'obturation de minimum 1/500s pour bien figer le flou de bougé...

Hé bien, laissez moi vous dire que cette règle est de nos jours complètement fausse, car, souvent, une vitesse beaucoup (beaucoup) plus lente fera tout aussi bien le boulot... mais si vous apprenez à bien vous stabiliser !

Voici un exemple concret.

Adrien-Coquelle---Pont-de-Gau

La photographie à main levée

La photographie à main levée a longtemps été ma façon principale de photographier, tout d'abord car je n'avais pas de trépied lorsque j'ai débuté, et parce que j'adore la liberté de mouvement que cela me confère.

Pour cette raison, j'ai très vite appris à me stabiliser au maximum, car mon objectif pour la photo animalière est le Sigma 150-600mm, donc je pensais que je devais forcément utiliser des vitesses relativement rapides, pour pouvoir respecter la règle du 1/focale. 

Or, pour cette photographie de héron cendré, je n'ai pas du tout respecté cette règle, pourtant l'image est parfaitement nette.

Pensée

Canon 7D + Sigma 150-600 mm à 546 mm, f/6.3, 1/50s, ISO 400

546mm à main levée, 1/50s...

On peut constater qu'on est très très loin de la règle du 1/focale !

Or, cette vitesse d'obturation très lente m'a permis de conserver également une petite sensibilité ISO et donc d'obtenir une photographie très propre, sans bruit numérique.

Si j'avais respecté la règle, j'aurais obtenu une sensibilité ISO beaucoup plus haute et donc beaucoup plus de bruit numérique sur l'image.

Bref, apprenez à vous stabiliser au mieux, activez éventuellement la stabilisation de votre objectif et n'ayez pas peur d'utiliser une vitesse lente pour pouvoir descendre votre sensibilité ISO.

Trépied photographie animalière

La photographie sur trépied

Le trépied est la meilleure façon de stabiliser votre matériel, puisque vous n'aurez plus qu'à vous soucier de figer le flou de mouvement du sujet, le flou de bougé étant devenu inexistant (sauf si il y a beaucoup de vent).

Or, beaucoup de photographes sur-estiment vraiment la vitesse nécéssaire pour figer le mouvement des animaux et ont tendance à augmenter beaucoup trop les ISO pour obtenir cette (sur)vitesse.

Voici à nouveau un exemple concret, avec cette photographie d'aigrette garzette prise sur trépied.

Seule au monde

Canon 7D + Sigma 150-600 mm à 388 mm, f/13, 0,2s, ISO 100

0,2 secondes de temps de pose !

Hé oui, en vérité beaucoup d'animaux sont capables de rester quasiment immobiles pendant de nombreuses secondes, il est donc important d'avoir de bonnes connaissances de votre sujet et de savoir analyser ce genre de situations, pour les exploiter au mieux et déclencher au bon moment.

Pour cette photo, je savais pertinemment que cette aigrette en train de pêcher allait rester quasiment immobile pendant plusieurs secondes et mon but était de suggérer le mouvement de l'eau avec une pose longue.

Je n'ai donc pas hésité à utiliser une vitesse d'obturation très lente pour obtenir le résultat que je souhaitais avoir.

Or, c'est vitesse lente m'a également permis de rester à une sensibilité de 100 ISO et donc de n'avoir absolument aucun grain de bruit numérique sur l'image.

Bref, analysez les situations et apprenez à bien vous stabiliser, vous pourrez ainsi utiliser des vitesses beaucoup plus lentes et donc descendre votre sensibilité ISO !


Conseil n°4 : Faîtes des photographies le plus net possible

Nous allons le voir dans le chapitre consacré au développement photo, mais sachez que la réduction du bruit dans un logiciel comme Lightroom consiste à appliquer un effet de flou plus ou moins important sur l'image, afin de lisser les grains du bruit numérique et les faire disparaître.

Or, cet effet de lissage se fait de manière globale et est appliqué sur l'ensemble de la photographie et donc également sur le sujet, qui automatiquement perdra de la netteté, puisque tout le détail du plumage/pelage sera également plus ou moins flouté.

martin-pecheur-avant-reduction-du-bruit martin-pecheur-apres-reduction-du-bruit

En sachant cela, je ne peux donc que vous conseiller d'essayer d'obtenir un maximum de piqué sur vos sujets dès la prise de vue, car si votre photographie manque de netteté, cela sera encore plus accentué lorsque vous viendrez réduire le bruit numérique sur ordinateur.

Plus votre photographie sera nette, plus vous pourrez facilement supprimer le bruit numérique en post-traitement.


Conseil N°5 : Approchez-vous au maximum de votre sujet

Pour avoir le plus de détails possible sur le sujet

Regardez autour de vous : est-ce que les objets qui se trouvent loin de vous vous semblent plus nets que ceux se trouvant à proximité ?

Avez-vous plus de facilité à décrire les plus petits détails de ceux qui se trouvent éloignés ou de ceux qui sont proches ?

Ceux qui sont à côté de vous bien évidemment !

Et bien en photographie, c'est exactement la même chose : plus votre sujet sera loin, moins il occupera d'espace dans l'image et donc moins il aura de détails.

Ceci est dû notamment à la résolution des images et au nombre de pixels qui composent les photos.

Si votre sujet n'occupe sur l'image que 100 pixels de large sur 100 pixels de haut, il sera forcément dix fois moins détaillé que si il occupait 1 000 pixels de large sur 1 000 pixels de haut.

Heron-cendre-zoom
Heron après netteté

Or, nous venons de le voir dans le conseil précédent, mais qui dit manque de détails, dit également beaucoup plus de difficultés à supprimer le bruit numérique en retouche sans obtenir un sujet complètement flou...

Donc, si vous n'avez pas d'autre choix que d'utiliser une sensibilité ISO très haute, alors rapprochez-vous au maximum de votre sujet pour qu'il occupe un maximum d'espace sur l'image, car la suppression du bruit sera beaucoup plus facile à gérer ensuite sur ordinateur.

Adrien-Coquelle-camouflage

Le meilleur moyen de s'approcher des animaux reste l'affût et un bon camouflage

Pour ne pas trop avoir à recadrer en post-traitement

Voilà probablement l'erreur la plus fréquente que je peux voir dans les groupes de partage de photos.

Alors oui, je sais, en photographie animalière c'est souvent très compliqué de s'approcher des animaux, donc on a tendance à choisir la facilité et à rester loin, quitte à recadrer ensuite l'image sur ordinateur.

C'est normal et naturel, surtout que les photographies possèdent maintenant d'immenses résolutions, on peut donc plus facilement venir beaucoup recadrer dedans, tout en gardant quand même un résultat satisfaisant.

Pourtant, cette façon de faire est selon moi à proscrire totalement en photographie anialière si l'image est bruitée de base, car ce recadrage va encore plus aggraver cette sensation de bruit numérique.

En voici la preuve.

Bergeronette-des-ruisseaux-avant-recadrage
Bergeronette-des-ruisseauxtapres-recadrage

Voici deux versions de la même photographie, prise à ISO 3 200, sur laquelle je n'ai appliqué AUCUNE suppression du bruit numérique.

Ce sont donc exactement la même image, pourtant le bruit numérique semble deux fois plus important sur la 2ème.

Pourquoi ?

Car la seule différence entre ces deux images est la dimension de chacune, puisque la deuxième version représente un recadrage important de la première :

  • Dimensions de la photo n° 1 : 2 040x1 360 pixels
  • Dimensions de la photo n° 2 : 1 190x793 pixels

Mais rappelez-vous, comme je l'ai dis dans le premier chapitre de cet article, les photographies ne s'affichent jamais vraiment en taille réelle sur internet, puisque la taille d'affichage sera forcément adaptée pour le confort de lecture du spectateur.

Or, sur mon site internet, les photos que vous regardez sont automatiquement affichées sur un écran d'ordinateur au maximum à 900 pixels de large et c'est le cas pour ces deux images.

Nous avons donc une première image de 2 040 pixels de large, qui en réalité s'affiche à seulement 900 pixels de large : nous avons donc en fait un dézoom de la photographie (et donc de la taille des grains du bruit numérique) de plus du double de sa taille réelle !

La deuxième version, quant à elle, s'affiche quasiment à taille réelle, puisque son affichage passe seulement de 1 190 pixels à 900 pixels de large.

Les pixels représentant les grains du bruit numérique nous apparaîssent donc beaucoup plus gros, et par conséquence plus présents, sur la deuxième version, car ils sont affichés à une taille beaucoup plus grande que sur la première version, alors qu'il s'agit exactement de la même image, au pixel près !

Bref, approchez-vous au maximum de vos sujets pour ne pas avoir à trop recadrer en post-traitement et ainsi limiter la sensation de bruit numérique sur vos images.


Conseil n°6 : photographiez dans des environnements clairs

Car à une même valeur ISO, vous aurez toujours une sensation plus importante de bruit sur une photographie prise dans un environnement sombre, que dans un environnement clair.

Pour illustrer cette notion, voici à nouveau un exemple concret avec deux photos sur lesquelles aucune suppression du bruit n'a été appliquée et où les conditions de lumière étaient assez semblables (affûts faits tôt le matin).

Seule la nature de l'environnement autour du sujet change.

Cincle-plongeur

Si vous zoomez sur ces deux images, prises toutes les deux au Nikon D500 à ISO 2 000, vous constaterez une nette différence en terme de bruit numérique, avec notamment une sensation beaucoup moins importante sur la photographie de la bergeronette.

Cette différence est dûe au fait que le bruit numérique apparaît toujours moins prononcé dans les zones claires d'une photographie que dans les zones sombres.

Voici une illustration pour finir de vous en convaincre : on voit clairement du bruit dans les plumes grises foncées de la bergeronette, alors qu'on ne voit quasiment rien dans les plumes blanches.

zones-claires-et-zones-sombres

Donc si votre appareil photo ne gère pas très bien la montée en ISO, privilégiez toujours des environnements clairs pour prendre vos photos, vous obtiendrez ainsi moins de bruit sur vos images.

Mais si vous n'avez pas le choix et que le sujet se trouve vraiment dans une zone sombre (en forêt par exemple), alors essayez de tourner autour de lui pour intégrer en arrière-plan l'élément le plus clair possible qui soit, comme un arbuste un peu plus clair que les autres, par exemple.


Conseil n°7 : Sur-exposez votre photographie

Je viens de le dire à l'instant, mais le bruit numérique apparaît toujours beaucoup plus prononcé dans les tons sombres que dans les tons clairs.

Pourquoi ne pas en profiter, si la situation le permet, pour volontairement sur-exposer notre photographie, quitte à récupérer certaines choses en post-traitement par la suite ?

C'est ce qu'on appelle "l'exposition à droite" , une technique bien connue des professionnels de la photographie, notamment très utile sur des situations de forts contrastes : en sur-exposant votre image, vous limiterez ains la quantité de tons sombres et donc la quantité de bruit généré.

Voici un exemple concret pour illustrer ce phénomène.

Mésange-charbonnière
Mésange-charbonniere-2

Comme vous pouvez le constater en zoomant sur ces deux images, prises toutes les deux à ISO 4 000, une sur-exposition de +1IL m'a permis d'éclaircir l'ensemble de l'image.

La deuxième photo présentant moins de zones sombres que la première, le bruit numérique nous apparaît donc beaucoup moins présent, surtout dans l'arrière-plan très clair.

Donc si vous en avez la possibilité et que votre vitesse d'obturation vous le permet, n'hésitez pas à sur-exposer un peu volontairement vos images pour obtenir moins de bruit.

Car en terme de qualité d'image et de bruit numérique, il vaut toujours mieux avoir une photographie sur-exposée à la prise de vue que l'on va sous-exposer en retouche, plutôt qu'une photographie sous-exposée à la prise de vue que l'on va venir sur-exposer en développement.

Chapitre 4

le développement photo

Malheureusement, tous ces conseils, qui fonctionnent parfaitement dans la théorie, seront beaucoup plus difficiles à appliquer dans la réalité, où on ne maîtrise finalement pas grand chose.

Peu importe ce que vous ferez, la quantité de lumière ne sera parfois pas suffisante, l'environnement sera très sombre, votre sujet bougera et vous n'aurez pas d'autre choix que d'augmenter énormément la sensibilité ISO pour obtenir une vitesse d'obturation suffisante pour figer l'animal.

Résultat : toutes vos photos seront très bruitées et vous serez très déçu, comme souvent... !

Est-ce qu'il faut pour autant jeter votre matériel et toutes ces photographies à la poubelle ?

Non, loin de là, car le développement photo est la manière la plus simple et la plus efficace pour supprimer le bruit numérique... quand on connaît les bonnes techniques !

Voici donc quelques conseils pour améliorer vos photos sur ordinateur.

Ecran ordinateur Photoshop

Conseil n°8 : Photographiez en RAW plutôt qu'en jpEg

Une meilleure gestion du bruit numérique dès la prise de vue

Le format JPEG est un format compressé, qui subit une compression gérée par l'appareil photo et entraîne donc une perte de qualité, une moins bonne gestion de la plage dynamique et donc une apparition plus rapide du bruit numérique, notamment dans les zones sombres de l'image. 

A l'inverse, le format RAW est un format non-compressé, qui conserve toutes les données de prise de vue et ne subit aucun traitement à la sortie de l'appareil.

Il en résulte donc une photographie de meilleure qualité, présentant moins de dégradation et donc de bruit numérique que dans sa version JPG.

raw-vs-jpg-768x265

Une meilleure gestion du bruit numérique pendant le développement

L'autre énorme avantage de photographier en RAW, c'est que le bruit numérique sera beaucoup plus facile à gérer en retouche, car son apparition sera beaucoup moins rapide qu'en JPEG lorsqu'on l'on va venir modifier les curseurs et notamment l'exposition de l'image.

Voici un exemple concret avec la même image, en version RAW puis en version JPEG, retouchée exactement de la même manière.

raw-vs-jpg

Vous pouvez constater ici que le bruit numérique est beaucoup moins présent lorsque la photo est développée en RAW, que lorsqu'elle est développée en JPEG.

Cette différence importante fait que la suppression du bruit sera beaucoup plus facile à faire sur la version RAW et nous permettra surtout de pouvoir pousser les curseurs un peu plus qu'en JPEG, et donc d'avoir une amplitude de travail plus importante.

Bref, photographiez en RAW !


Conseil n°9 : Réduisez le bruit numérique avec les bons outils et les bonnes techniques

Comment supprimer le bruit sur Lightroom

La réduction du bruit en développement photo est assez simple à comprendre et va généralement se faire en deux étapes :

  • Un lissage plus ou moins fort va être appliqué sur l'ensemble de l'image, afin de venir flouter les grains du bruit numérique et les faire disparaître
  • Une récupération des détails va ensuite être appliqué pour venir compenser la perte de netteté sur certaines parties de l'image (dans 99% des cas sur le sujet)

Et c'est exactement à cela que sert l'onglet "Détail" de Lightroom, présent dans la colonne de droite du module Développement.

pic-vert-aavant-reduction pic-vert-apres-reduction

Pour supprimer le bruit numérique, il existe dans Lightroom 3 curseurs différents: la luminance, le détail et le contraste.

Ces curseurs vont permettre de venir lisser l'ensemble de l'image afin de "diluier" le bruit numérique, mais en essayant de conserver quand même certains détails de la photo.

Les curseurs de l'outil netteté vont être, quant à eux, chargés de renforcer justement la netteté du sujet pour compenser le lissage de la photo.

Le mix de tous ces curseurs, qui dépendent de chaque photo, permet donc de venir supprimer efficacement le bruit numérique des photographies... qui ne sont pas très bruittées !

Photoshop et lightroom

Les limites des outils classiques de suppression du bruit

Car malheureusement, sur des photographies très bruitées ou présentant des situations particulières, les outils classiques de Lightroom ne seront pas suffisant, car le lissage sera beaucoup trop fort et vous perdrez automatiquement beaucoup trop de netteté sur les sujets.

Pour contrer ceci, j'ai développé plusieurs techniques qui combinent Lightroom/Camera Raw et Photoshop, pour pouvoir supprimer efficacement le bruit numérique, même sur des images vraiment très bruitées.

Pipit-avant-réduction Pipit-après-réduction

Résultat obtenu grâce aux cours de ma nouvelle formation "Supprimez le bruit numérique de vos photographies"

Ces techniques utilisent l'intuitivité de Lightroom et la puissance de Photoshop pour obtenir des rendus propres, réalistes et sans sacrifier la netteté du sujet.

Grâce à ces outils, le bruit est parfaitement lissé, tout en conservant un niveau de netteté excellent sur le sujet, même sur des images complexes.

Et c'est justement ce que je vous apprends à faire dans ma nouvelle formation "Supprimez le bruit numérique de vos photographies".

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Chapitre 4

le matériel photo

Une autre solution pour limiter le bruit numérique sur vos photos, qui est efficace mais coûte (très) cher, est de changer votre matériel photo pour des modèles plus performants.

En effet, même si on entend souvent que le matériel ne fait pas tout, il aide quand même énormément pour beaucoup de choses et, généralement, plus votre matériel coûtera cher, moins vous aurez de bruit numérique sur vos images.

En voici les différentes raisons.


Conseil n°10 : Changez d'appareil photo

Les constructeurs se battent depuis plusieurs années pour améliorer sans cesse les capteurs numériques des appareils photos et ralentir l'apparition du bruit numérique.

Aujourd'hui, même un boîtier moyen de gamme s'en sort relativement bien jusqu'à environ 800 ou 1 000 ISO.

Cependant, ils ne sont toujours pas égaux lorsque l'on doit utiliser une sensibilité beaucoup plus élevée et c'est là où le choix d'un bon boîtier fera la différence et vous facilitera énormément la vie.

Taille du capteur

Prenez un appareil plein format plutôt qu'un APS-C ou micro 4/3

La taille du capteur influence énormément les performances en basse lumière et plus le capteur sera grand, mieux il gérera l'apparition du bruit numérique.

Pour cette raison, les appareils plein format (24x36) sont donc conseillés si vous avez l'habitude de photographie en forêt ou à l'aube, car pour une même valeur ISO, vous aurez beaucoup moins de bruit qu'avec un capteur APS-C ou un micro 4/3.

Bien évidemment, tous les pleins formats ne sont pas égaux et plus vous investirez dans un modèle haut de gamme, plus les performances en basse lumière seront excellentes.

Ne prenez pas un appareil avec une trop grosse résolution

Qui peut le plus peut le moins, n'est-ce pas ?

Pourtant, en photographie animalière, cette façon de penser n'est pas forcément la meilleure, car opter pour un capteur ayant une très grosse résolution fera que vous aurez plus de bruit numérique sur vos photos dans des conditions de faible luminosité qu'avec un capteur plus modeste.

Pourquoi ?

Prenons comme exemple le Canon R5 et le Canon R6, les deux derniers hybrides haut de gamme de la marque rouge.

Canon R5 vs Canon r6

En comparant les caractéristiques de ces deux modèles, on constate qu'ils sont quasiment identiques et que la seule vraie différence entre les deux se joue sur la résolution du capteur :

  • 45 millions de pixels pour le Canon R5
  • 20,1 millions de pixels pour le Canon R6

Or, qui dit plus de pixels sur une même surface de capteur, ici un plein format de 24x36mm pour les deux appareils, dit forcément des pixels de plus petite taille.

Et c'est cette différence de taille des pixels qui va avoir un impact très important sur l'apparition du bruit numérique, puisque les capteurs ayant des gros pixels possèdent des performances supérieures en basse lumière.

Si le nombre de pixels n'est donc pas un critère important pour vous et que vous ne comptez pas imprimer vos photos en très grand format, alors choisissez un appareil photo plein format avec une résolution classique, autour de 20 millions de pixels.

En effet, vous aurez ainsi beaucoup plus de facilité à monter les ISO et obtiendrez moins de bruit numérique sur vos photos lorsque vous photographirez en forêt, par exemple.


Conseil n°11 : Changez d'objectif photo

Dernière solution pour limiter le bruit numérique sur vos images : changez d'objectif photo !

En effet, si vous possédez actuellement un objectif qui n'a pas une très grande ouverture du diaphragme, alors vous êtes forcément limité par celle-ci et n'avez pas d'autres choix que d'augmenter les ISO dans des situations de faible luminosité.

C'est donc pour cela que les objectifs ouvrant très grand, comme un 500 ou 600mm f/4, sont beaucoup plus performants pour photographier les animaux en forêt qu'un Sigma 150-600mm n'ouvrant qu'à f/6.3.

Sony_600mm_f4_gm_oss_800

En ayant la possibilité d'ouvrir plus grand le diaphragme, plus de lumière arrivera sur le capteur et donc plus vous pourrez diminuer la sensibilité ISO pour compenser ce gain de lumière.

Et moins vous monterez la sensibilité ISO, moins vous aurez de bruit sur vos photographies.

Malheureusement, vous vous en doutez, tous ces objectifs coûtent excessivement chers...

conclusion de l'article

comment limiter le bruit numérique en photo animalière

J'espère que vous avez aimé cet article et qu'il vous aura permis de découvrir de nouvelles techniques pour limiter le bruit numérique sur vos photographies.

Encore une fois, n'oubliez pas le développement photo qui, pour un moindre coût, permet de supprimez efficacement le bruit.

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Bonnes photos à vous !

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Adrien Coquelle

Adrien coquelle

Photographe animalier

Au bout de seulement quelques mois de pratique, et après avoir lu tout ce qui est possible de lire sur le sujet, je remporte deux concours  de photo animalières grâce à une photo de héron : le Festiphoto de Rambouillet et l’Île du Beurre.

Aujourd’hui, je mets mon expérience à la disposition de mes lecteurs et aide quotidiennement des centaines de photographes débutants voulant progresser rapidement et se faire plaisir en photographie animalière et de nature.

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  • Un article fort intéressant (comme toujours), un peu plus ardu à lire que d’habitude (à moins que je ne sois pas bien réveillée), mais qui m’a permis de comprendre certaines subtilités qui m’échappaient au niveau du bruit, comme par exemple l’importance de la taille des pixels. ravie d’apprendre que mon choix d’achat d’un R6 plutôt qu’un R5 va me permettre de meilleures performances en photos dans un environnement sombre ! Au passage, toujours très fan de tes photos de hérons (entre autres). Merci Adrien !

  • Merci pour cet article très intéressant.
    Cette phrase m’a semblée contraire au sens général : “Car à une même valeur ISO, vous aurez toujours une sensation plus importante de bruit sur une photographie prise dans un environnement clair, que dans un environnement sombre.”
    Merci, de la confirmer.
    Amicales salutations

  • Salut Adrien, je possède un d850 donc avec une “grosse” résolution… Effectivement il ne supporte pas tant que ça la montée en Iso. Est-ce qu’en réduisant la définition du capteur cela permettrait d’obtenir de meilleurs résultats en basse lumière ?
    D’avance merci pour ta réponse.
    Guillaume

    • Bonjour Guillaume,

      Bonne question…

      Théoriquement je dirais oui, car si tu diminues les dimensions des photos dans les menus, cela fait forcément moins de pixels sur le même capteur, donc des pixels plus gros, donc meilleure gestion de la basse lumière.

      Mais pour le coup je n’ai jamais testé et je n’ai jamais vu personne en parler, donc je ne peux pas affirmer à 100% que cela fonctionne.

      Si tu fais le test je veux bien que tu nous dises ton avis sur cette “technique” et si ça fonctionne

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