La vitesse d’obturation, c’est sans doute le réglage qui frustre le plus les photographes débutants.
Vous rentrez d’une sortie en forêt avec des dizaines de clichés… et la moitié sont flous. L’oiseau s’est transformé en tache, le chevreuil en fantôme. Pourtant, votre appareil photo coûtait cher. C’est décourageant, et je comprends tout à fait.
La bonne nouvelle, c’est que ce n’est pas votre matériel qui est en cause, et ce n’est pas non plus votre œil.
Ce guide va tout changer, en langage simple, sans formule de physique et sans vous obliger à passer en mode manuel complet.
Donc voici ce que vous allez apprendre : ce qu’est vraiment l’obturateur, expliqué avec une image du quotidien, pourquoi vos photos sont floues, entre tremblement du photographe et vitesse de l’animal, comment régler votre appareil sans stress grâce au fameux mode Priorité Vitesse, et enfin un tableau de vitesse d’obturation prêt à emporter sur le terrain, pour chaque situation nature.
Et la première explication va probablement vous faire sourire tellement elle est évidente.
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La vitesse d’obturation, c’est le temps pendant lequel votre capteur est exposé à la lumière : plus ce temps est court, plus vous figez le mouvement.
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Il existe deux types de flou qui gâchent vos photos : le flou de bougé (vous tremblez) et le flou de mouvement (l’animal bouge trop vite).
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Le mode Priorité Vitesse (Tv ou S) est votre meilleur allié : vous choisissez la vitesse, l’appareil gère le reste.
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Pour figer un oiseau en vol, visez 1/1000s à 1/2000s. Pour un animal au repos, 1/250s suffit.
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Un temps d’exposition long (plusieurs secondes) avec un trépied permet d’obtenir un effet d’eau soyeuse sur vos paysages de nature.
Qu’est-ce que la vitesse d’obturation en photographie ?
Avant d’aller chercher le bon réglage sur votre boîtier, il faut comprendre ce qui se passe à l’intérieur de l’appareil quand vous appuyez sur le déclencheur.
Et je vous promets que ça va aller vite.

L’obturateur de votre appareil photo reflex : le volet qui laisse entrer la lumière
Imaginez une fenêtre dans une pièce sombre.
Devant cette fenêtre, il y a un volet en bois. Quand vous l’ouvrez, la lumière entre dans la pièce et éclaire le fond du mur. Si vous le laissez ouvert une seconde entière, beaucoup de lumière entre. Si vous ne faites que claquer l’ouverture et la fermeture très vite, à peine un éclair lumineux passe.
Votre appareil photo reflex fonctionne exactement de la même façon.
L’obturateur, c’est ce volet. Le capteur numérique, c’est le fond de la pièce. Et la vitesse d’obturation, c’est simplement la durée pendant laquelle ce volet reste ouvert.
Dans un reflex Nikon, Canon ou Pentax, cet obturateur est un mécanisme physique, composé de deux rideaux en tissu ou en métal qui coulissent l’un après l’autre devant le capteur. C’est d’ailleurs ce petit “clic” caractéristique que vous entendez à chaque déclenchement : c’est le bruit mécanique de ces rideaux qui s’ouvrent et se ferment.
Résultat concret : quand vous appuyez sur le bouton, l’obturateur s’ouvre, le capteur reçoit la lumière, l’obturateur se referme. Il ne s’est parfois rien passé pendant moins d’un millième de seconde. Et pourtant, la photo est prise.

L’obturateur de votre appareil photo hybride expliqué simplement
Si vous avez un hybride, comme un Sony Alpha, un Fujifilm X ou un Canon EOS R, le principe reste identique, mais avec une petite nuance technique.
En plus de l’obturateur mécanique décrit plus haut, les hybrides disposent souvent d’un obturateur électronique. Là, pas de rideau physique qui se déplace : c’est le capteur lui-même qui s’active et se désactive électroniquement, ligne par ligne. Pour mieux comprendre les différences entre reflex et hybride pour la photo animalière, cela vaut vraiment le détour.
Il faut savoir que ce mode silencieux est très pratique à l’affût, pour ne pas faire fuir un animal à quelques mètres. En revanche, avec certains sujets très rapides comme un oiseau en plein vol, il peut produire un léger effet de distorsion qu’on appelle le “rolling shutter”.
Dans la pratique, pour débuter, ne vous prenez pas la tête avec ça. Le mode mécanique sera votre allié dans 90 % des situations de photographie nature. Et si votre hybride propose un mode “électronique silencieux”, gardez-le pour les situations d’affût calmes, pas pour l’action pure.
Décrypter le temps d’exposition affiché sur votre écran
Quand vous regardez l’écran arrière ou le viseur de votre boîtier, vous voyez des chiffres qui peuvent sembler bizarres au premier coup d’œil.
1/1000. 1/500. 1/250. 1/60.
Ce sont des fractions de seconde. Et voilà la logique, une fois qu’on l’a, elle ne s’oublie plus.
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1/1000s signifie : l’obturateur reste ouvert pendant un millième de seconde. C’est un clignement d’œil divisé par 150. Extrêmement bref.
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1/250s signifie : l’obturateur reste ouvert quatre fois plus longtemps. Un peu moins bref.
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1/60s : encore plus long. Là, on commence à sentir la différence sur un sujet qui bouge.
Le piège classique : voir un grand chiffre en bas de la fraction et croire que c’est une valeur élevée, donc “rapide”. C’est l’inverse. Plus le chiffre du bas est grand, plus la vitesse est rapide, et plus le temps d’exposition est court.
Un tableau simple pour mémoriser ça :
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1/50s : lent (longue exposition, beaucoup de lumière)
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1/250s : moyen
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1/1000s : rapide
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1/2000s : très rapide (peu de lumière, mais mouvement figé)
En photographie nature et animalière, le temps d’exposition photo sera presque toujours très court : votre objectif, c’est de figer le mouvement d’un animal, pas de le laisser flotter sur votre capteur. Pour savoir quel mode de prise de vue utiliser pour contrôler ce paramètre, vous pouvez consulter notre guide sur les modes créatifs en photo de nature.

Et si tout ça vous semble encore un peu abstrait, pas d’inquiétude. C’est en voyant concrètement pourquoi vos photos ratées sont floues que tout va s’assembler, et vous allez probablement reconnaître des situations que vous avez déjà vécues sur le terrain.
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L’obturateur est un volet mécanique qui s’ouvre et se ferme devant le capteur à chaque déclenchement.
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La vitesse d’obturation, c’est simplement la durée pendant laquelle cet obturateur reste ouvert.
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Les valeurs affichées sont des fractions de seconde : 1/1000s est bien plus rapide que 1/60s.
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Plus le chiffre du bas est grand, plus la vitesse est rapide et moins la lumière entre.
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Sur un hybride, l’obturateur électronique silencieux est utile à l’affût, mais à éviter pour les sujets très rapides.
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En photo animalière, on travaille presque toujours avec des vitesses courtes pour figer le mouvement.
Pourquoi vos photos sont floues : 2 erreurs classiques sur le terrain
C’est le moment où tout devient concret.
Vous savez maintenant ce qu’est la vitesse d’obturation et comment lire les chiffres sur votre écran. Mais sur le terrain, la théorie rencontre la réalité, et la réalité, elle, ne fait pas de cadeau.
Il faut savoir qu’il existe deux coupables responsables de 95 % des photos floues en photographie animalière. Deux causes bien distinctes. Et le problème, c’est qu’on les confond souvent, ce qui empêche de trouver la bonne solution.
Je vais vous les présenter l’une après l’autre, avec des situations que vous avez peut-être déjà vécues sans savoir exactement ce qui s’était passé.

Le flou de bougé : quand le photographe tremble sans s’en rendre compte
Voilà la scène. Vous êtes en forêt depuis deux heures. Vous portez votre boîtier avec un téléobjectif de 400 ou 500 mm. Vous avez attendu, vous avez marché, vous avez peut-être même rampé.
Et là, une sitelle torcol se pose sur un tronc à quinze mètres. Vous levez l’appareil, vous visez, vous déclenchez. L’oiseau est toujours là, parfaitement immobile. Parfait, vous vous dites.
Sauf qu’à l’écran, la photo est floue.
L’oiseau n’a pas bougé. Alors d’où vient le problème ?
Il vient de vous. De vos bras fatigués. De votre respiration. De ce micro-tremblement naturel que tout être humain produit en permanence, et qui devient beaucoup plus visible quand vous tenez un téléobjectif au bout des bras.
En fait, un téléobjectif, c’est comme un bras de levier. Plus il est long, plus le moindre mouvement de vos poignets se retrouve amplifié sur le capteur. À 400 mm, un tremblement imperceptible à l’œil nu devient une traînée floue sur votre photo.
Et heureusement, il existe une règle très simple pour éviter ça. On l’appelle la règle de l’inverse de la focale.
Le principe est le suivant : votre vitesse photo minimale doit être au moins égale à l’inverse de la longueur focale de votre objectif.
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Vous utilisez un objectif de 200 mm ? Vitesse minimale à main levée : 1/200s.
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Vous utilisez un objectif de 400 mm ? Vitesse minimale à main levée : 1/400s, et idéalement 1/500s pour être plus tranquille.
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Vous utilisez un objectif de 600 mm ? Montez à 1/640s minimum, sans hésiter.
C’est rassurant de savoir ça, parce que ça veut dire que le flou de bougé n’a rien à voir avec votre façon de tenir l’appareil ou votre manque d’expérience. C’est une loi physique, et tout le monde y est soumis, moi y compris.
Il faut aussi savoir que la fatigue joue énormément. En fin de sortie, quand les bras ont porté du matériel pendant trois heures, les tremblements s’accentuent. Dans ce cas-là, j’augmente systématiquement ma vitesse d’obturation d’un ou deux crans par rapport à ce que j’utiliserais en début de journée. Ce petit réflexe m’a évité beaucoup de déceptions.

Le flou de mouvement : quand la vitesse de l’animal dépasse votre réglage
Le deuxième coupable est différent, et il est souvent encore plus frustrant.
Cette fois, vous avez les bras bien calés, vous êtes stable, vous avez même monté votre vitesse pour éviter le bougé. Et pourtant, la photo est floue quand même.
La raison ? C’est l’animal qui s’est déplacé pendant le temps d’exposition, même si ce temps ne représente qu’une fraction de seconde.
Je me souviens d’une matinée dans une clairière en Sologne. Un chevreuil broutait tranquillement depuis plusieurs minutes. Je m’étais installé, j’avais patienté. J’avais réglé mon boîtier sur 1/200s, ce qui était suffisant pour compenser mes propres tremblements avec un 500 mm. Tout semblait parfait.
Et au moment précis où j’ai déclenché, il a tourné la tête brusquement vers la gauche. Ce genre de mouvement, ça prend littéralement un dixième de seconde. Mais à 1/200s, ce dixième de seconde suffit pour transformer la tête du chevreuil en une tache floue sur fond net.
La photo était techniquement ratée. Le corps était net. La tête, non.
Voilà en fait ce qui distingue le flou de bougé du flou de mouvement :
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Flou de bougé : toute l’image est floue, ou légèrement “baveuse”. L’arrière-plan aussi tremble. La cause : vous.
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Flou de mouvement : l’arrière-plan est net, mais l’animal (ou une partie de lui) est flou. La cause : lui.
Cette distinction est capitale, parce que la solution n’est pas la même dans les deux cas.
Pour le flou de mouvement, il n’y a pas de règle mathématique aussi simple que l’inverse de la focale. Tout dépend de ce que fait l’animal au moment où vous déclenchez.
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Un animal immobile ou au repos : 1/250s peut suffire.
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Un animal qui marche ou tourne la tête : il vaut mieux viser 1/500s ou plus.
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Un oiseau en plein vol ou un mammifère qui court : montez à 1/1000s, voire 1/2000s pour être tranquille.
En photographie animalière, la vitesse d’obturation photo est donc réglée non pas pour compenser vos propres mouvements, mais pour compenser les comportements imprévisibles de votre sujet. Et c’est là que ça devient vraiment intéressant. Pour aller encore plus loin sur ce sujet, je vous invite à découvrir mes astuces concrètes pour ne plus jamais rater une photo à cause du flou de mouvement.

Sur le terrain, j’ai pris l’habitude de toujours anticiper. Avant même de mettre l’œil dans le viseur, je me pose une question simple : est-ce que cet animal risque de bouger brutalement dans les prochaines secondes ? Si oui, je monte ma vitesse d’un ou deux crans. Cette habitude m’a permis de sauver des images que j’aurais complètement ratées autrement.
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Le flou de bougé vient de vous : appliquez la règle de l’inverse de la focale pour fixer votre vitesse minimale.
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Le flou de mouvement vient de l’animal : même stabilisé, un temps de pose trop long transforme un chevreuil en fantôme.
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Si toute l’image est floue : c’est vous. Si l’animal seul est flou sur fond net : c’est lui.
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Anticipez toujours le comportement de l’animal avant de déclencher et ajustez votre vitesse d’obturation en conséquence.
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La fatigue amplifie les tremblements : en fin de sortie, montez votre vitesse d’un cran par sécurité.
Maintenant que vous savez d’où vient le problème, reste la vraie question : comment modifier concrètement ce réglage sur votre boîtier, sans risquer de tout dérégler et sans avoir à maîtriser dix paramètres à la fois ?
Comment régler la vitesse de votre appareil photo sans paniquer ?
La réponse est beaucoup plus simple que vous ne l’imaginez.
Et je vais vous dire quelque chose que beaucoup de “spécialistes” omettent de mentionner : il n’est absolument pas nécessaire de tout maîtriser en même temps pour sortir des photos nettes sur le terrain.
Il suffit de savoir manipuler un seul paramètre. Un. Et votre appareil s’occupe intelligemment du reste.
Oubliez le mode manuel : utilisez la priorité vitesse (Tv ou S)
Le mode manuel, c’est le piège classique du débutant ambitieux.
On vous dit souvent que “les vrais photographes utilisent le mode manuel”. C’est vrai pour certains contextes précis, en studio notamment, avec du matériel fixe et une lumière maîtrisée de A à Z. Mais sur le terrain, en forêt, avec un animal imprévisible et une lumière qui change toutes les dix minutes ? C’est une autre affaire.
En mode manuel, vous devez gérer simultanément la vitesse d’obturation, l’ouverture du diaphragme et l’ISO. Trois curseurs à jongler en même temps, pendant que votre sujet s’apprête à disparaître dans les fourrés. C’est trop, et je le dis sans détour : ce mode décourage plus de photographes passionnés qu’il n’en forme.
La solution concrète, c’est le mode Priorité Vitesse.
Il s’appelle Tv sur les boîtiers Canon (Time Value) et S sur les boîtiers Nikon, Sony, Fujifilm et la plupart des hybrides. Deux lettres différentes, un seul et même principe.
Voilà comment il fonctionne :
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Vous choisissez la vitesse d’obturation, et uniquement elle.
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L’appareil calcule automatiquement l’ouverture du diaphragme adaptée à la lumière disponible.
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Si vous avez activé l’ISO automatique (ce que je recommande en début de pratique), l’appareil ajuste aussi la sensibilité tout seul pour exposer correctement.
Résultat : vous gardez le contrôle sur ce qui compte le plus en photo animalière, à savoir figer ou non le mouvement, et l’appareil gère l’exposition sans que vous ayez à y penser.
C’est un mode semi-automatique, et c’est précisément pour ça qu’il est si puissant sur le terrain. Vous n’êtes pas en pilote automatique complet, vous pilotez le paramètre essentiel, et votre boîtier vous seconde sur tout le reste. Si vous souhaitez aller plus loin, notre guide sur le fonctionnement de la vitesse d’obturation vous aidera à en maîtriser toutes les subtilités.
En photographie animalière, je reviens toujours à ce mode dès que la situation devient dynamique. C’est mon réglage de base depuis des années, et je ne m’en suis jamais plaint.

Où trouver la molette de vitesse d’obturation sur votre appareil photo ?
Maintenant que vous savez quel mode utiliser, il faut savoir où poser les doigts.
La première étape, c’est de basculer votre boîtier en mode Tv ou S. Pour ça, regardez sur le dessus de votre appareil. Vous verrez une grande molette crantée, souvent appelée molette des modes, avec des lettres dessus : P, A (ou Av), S (ou Tv), M, et parfois des icônes automatiques.
Tournez-la jusqu’à S ou Tv selon votre marque. C’est tout pour cette étape.
Ensuite, pour modifier la valeur de la vitesse d’obturation, cherchez la petite molette crantée positionnée sous votre index droit, juste derrière le déclencheur. C’est la molette principale de commande. En mode Priorité Vitesse, c’est elle qui contrôle directement votre vitesse.
Voici comment vérifier que vous êtes sur le bon réglage :
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Regardez l’écran arrière ou le viseur de votre boîtier.
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Vous devez voir une valeur du type 1/500 ou 1/1000 affichée clairement.
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Tournez la petite molette crantée sous votre index. Le chiffre doit changer en temps réel sur l’écran. Si c’est bien le cas, vous contrôlez la bonne valeur.
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En parallèle, vous verrez une autre valeur (l’ouverture, notée f/4 ou f/5.6 par exemple) se modifier automatiquement pendant que vous tournez. C’est l’appareil qui compense.
Il faut savoir que sur certains boîtiers Nikon d’entrée de gamme comme le D3500 ou le D5600, la molette sous l’index est la seule molette de commande. Sur les modèles plus avancés (D7500, D500, Z6…), il en existe une deuxième à l’arrière, sous le pouce. En mode Priorité Vitesse, c’est toujours la molette avant sous l’index qui pilote la vitesse.
Même chose du côté Canon : sur un EOS 90D ou un EOS R7 (disponible également chez Camara ou Amazon), tournez la molette avant pour modifier la valeur affichée en mode Tv. Sur un hybride Sony A6000 ou A7, c’est la molette crantée avant qui fait le même travail en mode S.
En résumé : grande molette des modes en haut pour choisir Tv ou S, petite molette crantée sous l’index pour choisir votre vitesse. Deux gestes, deux secondes, et votre appareil est prêt.

Voilà donc tout ce qu’il y a à savoir pour manipuler ce réglage sereinement, sans risquer de perdre votre mise au point automatique ni de dérégler quoi que ce soit d’autre sur votre boîtier.
Mais connaître le mode et savoir tourner une molette, c’est bien. Savoir quelle valeur choisir précisément selon la situation, c’est ce qui fait vraiment la différence entre rentrer bredouille ou avec une série de photos nettes dont vous serez fier.
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Le mode manuel est un piège en photo animalière : trop de paramètres à gérer simultanément pendant que l’animal disparaît.
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Le mode Priorité Vitesse (Tv sur Canon, S sur Nikon/Sony/Fujifilm) vous laisse le contrôle sur la vitesse et laisse l’appareil gérer le reste.
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Activez l’ISO automatique pour que l’appareil compense aussi la sensibilité selon la lumière disponible.
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Grande molette des modes en haut du boîtier pour sélectionner Tv ou S. Petite molette crantée sous l’index pour modifier la valeur de vitesse.
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Vérifiez sur l’écran que le chiffre change bien quand vous manipulez la molette : c’est votre confirmation que vous contrôlez bien la vitesse.
Il reste maintenant la question la plus pratique de toutes : une fois la main sur la molette, quel chiffre composer selon ce que vous avez devant vous, un héron immobile au bord de l’eau, un renard au trot ou un martin-pêcheur qui plonge ?
Notre tableau de vitesse pour la photographie nature
Voilà l’antisèche que j’aurais aimé avoir dans la poche lors de mes premières sorties en forêt.
Parce qu’on peut très bien comprendre le principe de la vitesse d’obturation, savoir où est la molette, maîtriser le mode Priorité Vitesse, et quand même hésiter au moment crucial. Quand l’animal est là, devant vous, vous n’avez pas le temps de réfléchir. Il vous faut des repères solides, mémorisables, prêts à l’emploi.
C’est exactement ce que vous trouverez dans ce chapitre. Pas de théorie supplémentaire. Des valeurs claires, organisées par situation, que vous pouvez photographier avec votre smartphone pour l’emmener en sortie ou imprimer et glisser dans votre sac photo.

Tableau vitesse d’obturation : les réglages pour figer un oiseau ou un mammifère
En photo animalière, la difficulté, c’est que votre sujet change de comportement sans prévenir.
Une buse qui trône sur un poteau téléphonique depuis dix minutes peut s’envoler en un quart de seconde. Un sanglier qui fouille calmement le sol peut décider de trotter sans crier gare. Voilà pourquoi il faut avoir en tête une logique par “niveau d’activité” de l’animal, et non pas par espèce.
J’ai construit ce tableau de vitesse d’obturation autour de cinq situations que vous rencontrerez à coup sûr sur le terrain :
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Animal immobile ou en sommeil (héron au bord de l’eau, cerf couché, rapace posé sur une branche basse) : 1/250s est suffisant. C’est la vitesse minimale que je recommande pour tout sujet vivant, même parfaitement calme, parce qu’un animal peut toujours tourner la tête à la dernière seconde.
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Animal actif mais lent (chevreuil qui broute, renard qui flaire, cygne qui nage) : montez à 1/500s. Ces comportements semblent paisibles, mais les mouvements de tête ou de pattes peuvent être brusques.
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Animal au trot ou en déplacement régulier (biche qui traverse, blaireau qui trottine, canard qui décolle de l’eau) : 1/800s à 1/1000s. À cette vitesse, vous figez l’essentiel sans avoir besoin de conditions lumineuses parfaites.
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Oiseau en vol plané ou rapace en cercle (buse variable, milan royal, cigogne en plein ciel) : 1/1000s. Le vol plané est régulier, la vitesse n’est pas extrême, mais les ailes bougent quand même.
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Action pure : oiseau qui bat des ailes rapidement, mammifère au galop, plongeon de martin-pêcheur : 1/2000s minimum. C’est la valeur à retenir pour tout ce qui est rapide et imprévisible. Si la lumière le permet, montez même à 1/3200s pour être vraiment tranquille.
En fait, la logique est simple : plus l’animal bouge vite, plus votre vitesse doit monter. Et si vous hésitez entre deux valeurs, prenez toujours la plus rapide. Une photo légèrement sous-exposée se rattrape en retouche. Une photo floue, jamais.

Il faut aussi savoir que la distance joue un rôle. Un oiseau photographié à trente mètres avec un 500 mm occupe davantage le capteur qu’un oiseau photographié à cent mètres. Plus votre sujet est “grand” dans le cadre, plus ses mouvements sont amplifiés sur votre capteur, et donc plus vous avez besoin d’une vitesse d’obturation photo élevée pour le figer.
Pour récapituler, voici le tableau vitesse d’obturation que j’utilise mentalement à chaque sortie :
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Animal immobile : 1/250s
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Animal lent ou actif paisiblement : 1/500s
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Animal en déplacement régulier, décollage : 1/800s à 1/1000s
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Vol plané, rapace en cercle : 1/1000s
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Action pure, galop, battement d’ailes rapide : 1/2000s ou plus

Le temps d’obturation long pour sublimer vos paysages de nature
Jusqu’ici, on a surtout parlé de vitesses rapides. Mais la vitesse d’obturation a un autre visage, et c’est l’un de mes préférés.
Le temps d’exposition long. Plusieurs secondes. Parfois même plusieurs dizaines de secondes.
En photographie de nature, cette technique s’applique dans des situations bien précises, notamment quand vous souhaitez transformer l’eau d’un ruisseau forestier en un voile soyeux et cotonneux, là où à vitesse rapide vous n’auriez eu qu’une surface figée et sans vie.
L’effet est saisissant. L’eau semble couler en permanence dans votre image, comme si vous aviez figé le mouvement sur plusieurs secondes simultanément. C’est une image qu’on ressent autant qu’on la voit.
Pour obtenir ce résultat, deux conditions sont impératives :
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Un trépied solide. Pas négociable. À 1/4s ou 2 secondes d’exposition, le moindre tremblement de vos mains transforme toute l’image en bouillie floue. Un trépied robuste est la seule façon d’obtenir un premier plan parfaitement net pendant que l’eau file.
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Une vitesse suffisamment longue. En mode Priorité Vitesse, descendez jusqu’à 1/4s, 1/2s, 1s ou même 2s à 4s selon l’effet recherché et la vitesse du courant. Plus le courant est fort, moins vous avez besoin de temps pour obtenir l’effet soyeux.
En pratique, j’utilise souvent un déclencheur à distance ou le retardateur intégré de l’appareil pour éviter même le micro-tremblement provoqué par mon doigt sur le bouton. C’est un détail qui change tout.
Il faut aussi penser à la lumière. Un temps d’exposition photo de plusieurs secondes en plein soleil va surexposer votre image complètement. C’est pourquoi cette technique se pratique idéalement en sous-bois, à l’ombre, en conditions nuageuses, ou en début/fin de journée quand la lumière est douce et basse.
Si vous souhaitez quand même tenter ce type de pose longue en pleine lumière, il existe des filtres à densité neutre (filtres ND) qui réduisent mécaniquement la quantité de lumière qui entre dans l’objectif sans modifier les couleurs. Mais pour commencer, les conditions naturellement douces de la forêt au lever du jour vous offriront déjà de très beaux résultats sans accessoire supplémentaire.

Voilà donc les deux facettes de la vitesse d’obturation en photo : l’ultra-rapide pour figer la vie sauvage, et le lent pour laisser la nature s’exprimer dans le temps.
Maîtriser ces deux extrêmes, c’est déjà avoir une longueur d’avance sur la majorité des photographes de nature du dimanche.
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Pour un animal immobile, 1/250s suffit. Ne descendez jamais en dessous pour un sujet vivant.
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Pour un oiseau en plein vol ou un mammifère au galop, visez 1/2000s minimum, voire 1/3200s si la lumière le permet.
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En cas de doute entre deux valeurs, choisissez toujours la plus rapide : une photo sous-exposée se rattrape, une photo floue non.
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Pour l’effet d’eau soyeuse sur un ruisseau forestier, utilisez un temps d’obturation de 1/4s à 4s avec un trépied obligatoire.
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Déclenchez avec le retardateur ou une télécommande pour éliminer le dernier micro-tremblement en pose longue.
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La pose longue en pleine lumière demande un filtre ND. En sous-bois ou par temps couvert, la lumière naturelle suffit pour débuter.
Vous avez maintenant les valeurs concrètes pour chaque situation. Mais il reste un point que beaucoup de photographes négligent complètement, et qui peut réduire à néant tous vos efforts sur la vitesse d’obturation : le lien entre cette vitesse, l’ouverture du diaphragme et les ISO, et comment ces trois paramètres se parlent entre eux pour définir l’exposition finale de votre image.

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Quand le réflexe remplace l’hésitation
Une fois sur le terrain avec ce que vous venez d’apprendre, quelque chose va se passer naturellement.
Vous allez regarder les animaux différemment. Avant même de lever l’appareil, vous allez anticiper : est-ce qu’il bouge, est-ce qu’il risque de s’envoler, est-ce qu’il est au repos ? Et d’un geste devenu instinctif, vous allez tourner votre molette avant même de viser.
C’est ça, la vraie progression en photographie nature. Pas la maîtrise parfaite de la technique, mais le fameux moment où les réflexes remplacent les hésitations.
Un dernier conseil que je n’ai pas mentionné : lors de vos premières sorties, n’hésitez vraiment pas à photographier intentionnellement à plusieurs vitesses différentes sur le même sujet. Comparez ensuite les résultats à la maison. Ce sera votre meilleure leçon, bien plus parlante que n’importe quel guide, je vous l’assure.
Donc voilà, à votre tour de me dire : dites-moi en commentaire quelle est l’espèce animale que vous rêvez de photographier, mais qui finit toujours en tache floue sur votre écran ? Je suis sincèrement curieux de lire vos réponses, et qui sait, ça m’inspirera peut-être un prochain article taillé sur mesure pour vous.
Je vous souhaite de très belles photos et je vous dis à bientôt pour un nouvel article.
Adrien.
Vos questions sur la vitesse d’obturation
C’est quoi la vitesse d’obturation en photographie ?
La vitesse d’obturation, c’est la durée pendant laquelle le volet mécanique de votre appareil (l’obturateur) reste ouvert devant le capteur au moment où vous déclenchez. Plus ce temps est court, plus vous figez le mouvement. Plus il est long, plus la lumière entre et plus les éléments en mouvement apparaissent flous. C’est l’un des trois paramètres fondamentaux de l’exposition en photographie, avec l’ouverture du diaphragme et les ISO.
Quelle vitesse d’obturation choisir pour débuter ?
Pour débuter en photographie de nature, une règle simple s’applique : ne descendez jamais en dessous de 1/250s pour tout sujet vivant, même s’il semble immobile. C’est votre filet de sécurité. Pour un animal actif, montez à 1/500s. Pour un oiseau en vol, visez 1/1000s à 1/2000s. Et si vous hésitez entre deux valeurs, prenez toujours la plus rapide.
Quelle vitesse d’obturation pour un sujet en mouvement ?
Tout dépend de la vitesse de votre sujet. Pour un animal au trot ou un oiseau qui décolle, comptez 1/800s à 1/1000s. Pour un oiseau en plein vol qui bat des ailes rapidement ou un mammifère au galop, montez à 1/2000s minimum, voire 1/3200s si la lumière le permet. La règle générale : plus le mouvement est rapide et imprévisible, plus votre vitesse d’obturation photo doit être élevée.
Comment régler la vitesse d’obturation sur son appareil photo ?
Le moyen le plus simple et le plus efficace sur le terrain, c’est d’utiliser le mode Priorité Vitesse, appelé Tv sur les boîtiers Canon et S sur les Nikon, Sony et Fujifilm. Tournez la grande molette des modes en haut de votre boîtier jusqu’à cette lettre. Ensuite, utilisez la petite molette crantée positionnée sous votre index droit pour choisir la valeur souhaitée. Vérifiez que le chiffre change bien sur l’écran : votre boîtier s’occupe du reste automatiquement.
Quelle est la différence entre le flou de bougé et le flou de mouvement ?
Ce sont deux problèmes bien distincts. Le flou de bougé, c’est quand toute l’image est légèrement floue ou “baveuse” : la cause, c’est vous, vos propres tremblements. Pour l’éviter, appliquez la règle de l’inverse de la focale (à 400 mm, vitesse minimale de 1/400s). Le flou de mouvement, c’est quand l’arrière-plan est net mais que l’animal seul est flou : la cause, c’est lui. La solution est d’augmenter votre vitesse d’obturation selon l’activité de votre sujet.
Quel ISO choisir en photo animalière ?
Pour débuter, activez simplement l’ISO automatique sur votre boîtier. En mode Priorité Vitesse, l’appareil ajustera alors la sensibilité tout seul pour obtenir une exposition correcte selon la lumière disponible. Si vous souhaitez poser une limite, réglez l’ISO maximum sur 3200 ou 6400 selon votre boîtier. Les appareils récents gèrent très bien ces valeurs, et une photo légèrement bruitée reste toujours préférable à une photo floue ou sous-exposée.
Quelle vitesse d’obturation pour un portrait en photographie ?
Pour un portrait d’une personne relativement immobile, 1/125s à 1/250s est généralement suffisant à condition que vos bras soient stables. Si votre sujet tourne la tête ou gesticule, montez à 1/500s pour être tranquille. En portrait animalier (un animal posé, calme), le même raisonnement s’applique : 1/250s minimum, et plutôt 1/500s si le sujet est susceptible de bouger brusquement.
Qu’est-ce que le temps d’exposition en photo ?
Le temps d’exposition photo et la vitesse d’obturation, c’est exactement la même chose : la durée pendant laquelle le capteur de votre appareil est exposé à la lumière. Les deux termes sont interchangeables. On parle plutôt de “temps d’exposition” quand on évoque des durées longues (plusieurs secondes pour un paysage ou un ruisseau soyeux), et de “vitesse d’obturation” quand on parle de fractions de seconde pour figer un animal en mouvement.
Comment filmer avec un appareil photo reflex ou hybride ?
Pour filmer avec votre boîtier, une règle de base s’applique sur la vitesse d’obturation : en vidéo, votre vitesse doit être environ le double de votre cadence d’images. Si vous filmez à 25 images par seconde (standard européen), réglez votre vitesse sur 1/50s. Cette règle du double de la cadence produit un rendu naturel et agréable à l’œil. Une vitesse trop rapide en vidéo donnera un rendu saccadé et artificiel, même si chaque image individuelle est nette.
Faut-il un trépied pour utiliser une vitesse d’obturation lente ?
Oui, le trépied est indispensable dès que vous descendez en dessous de 1/60s environ. Pour obtenir l’effet d’eau soyeuse sur un ruisseau forestier avec une vitesse de 1/4s à plusieurs secondes, un trépied solide est la seule solution : aucun stabilisateur d’objectif ne peut compenser un temps d’obturation aussi long. Pour éliminer le dernier micro-tremblement au déclenchement, utilisez en plus le retardateur intégré de votre appareil ou une télécommande à distance.








