Le réglage de votre appareil photo, avouons-le, ça a de quoi donner mal à la tête. Vous êtes en pleine forêt, un chevreuil pointe le bout de son nez, et le temps de comprendre quel bouton fait quoi, l’animal a déjà disparu dans les fourrés. J’ai vu ce scénario se répéter des dizaines de fois avec des amis qui reprenaient la photo après des années.
Rassurez-vous, on va démêler tout ça ensemble, sans jargon d’ingénieur. Mon objectif est simple : qu’à la fin de cet article, vous compreniez ce qu’il faut réellement pour réussir vos photos de nature, même si vous débutez avec votre boîtier.
On va d’abord voir pourquoi le mode automatique vous joue souvent des tours en sous-bois. Ensuite, je vous explique les trois réglages essentiels à connaître, l’ouverture, la vitesse et les ISO, avec des exemples concrets tirés de mes sorties. On abordera aussi les fameux modes A, S et M de votre molette, pour que vous sachiez enfin lequel choisir selon la situation. Et pour finir, je vous donne un petit tableau avec des repères chiffrés à garder en tête sur le terrain.
Commençons tout de suite par comprendre pourquoi votre appareil, livré à lui-même, ne fait pas toujours les bons choix à votre place.
-
•
Le mode automatique trahit souvent vos photos de nature, comprendre le réglage de votre appareil photo vous redonne la main sur le résultat.
-
•
Trois notions suffisent pour progresser : ouverture, vitesse et ISO, le fameux triangle expliqué simplement sans jargon d’optique.
-
•
La priorité ouverture (A) sublime les paysages et la flore, la priorité vitesse (S) est votre allié indispensable pour la faune en mouvement.
-
•
Le mode manuel complet n’est pas une obligation pour débuter, il se réserve à des situations bien précises comme l’affût nocturne.
-
•
Un tableau récapitulatif de réglage photo vous donne des repères chiffrés concrets pour ne plus paniquer sur le terrain.
Quel réglage permet d’obtenir des photos de meilleure qualité ?
Il n’y a pas de bouton magique caché dans les menus qui transforme une photo ratée en chef-d’œuvre. Je le dis tout de suite parce que cette question revient tout le temps : “quel réglage permet d’obtenir des photos de meilleure qualité ?” La vraie réponse, c’est qu’aucun réglage tout seul ne fait ce travail à votre place. C’est vous, face à une situation précise, qui décidez quoi choisir. Et c’est exactement ça qui va faire la différence sur vos réglages photo en pleine nature.
Avant d’aller plus loin, je veux vous montrer pourquoi laisser l’appareil décider tout seul pose souvent problème, surtout en milieu naturel.
Le piège du mode tout automatique en forêt
Je me souviens d’une sortie matinale avec un ami qui venait de racheter un reflex après quinze ans sans avoir touché un appareil photo. Il photographiait en mode tout automatique, la petite icône verte sur la molette. Ce jour-là il y avait une brume magnifique entre les arbres, presque irréelle. Résultat sur ses photos : un gris plat, terne, sans aucune ambiance. On aurait dit qu’il faisait un temps triste alors que sur le terrain, c’était splendide.
Il faut savoir que l’appareil, en mode automatique, essaie en fait de “deviner” ce qu’il voit. Et face à une scène très claire comme de la brume ou de la neige, il a tendance à assombrir l’image parce qu’il pense qu’il y a trop de lumière. Le capteur ne sait pas faire la différence entre “il y a beaucoup de blanc parce que c’est brumeux” et “il y a beaucoup de blanc parce que la lumière est trop forte”. Alors il corrige à sa manière, et souvent, il se trompe.
C’est exactement pareil avec un sujet à contre-jour, ou une scène très sombre en sous-bois dense. L’appareil automatique va chercher à moyenner l’exposition sur toute l’image, alors que vous, vous savez très bien ce qui doit rester lumineux (votre chevreuil, disons) et ce qui peut rester dans l’ombre (le reste du décor). Comprendre les modes de mesure de l’exposition vous aidera à choisir la bonne méthode selon la scène qui se présente à vous.
L’importance de choisir soi-même ses paramètres
Reprendre la main sur le réglage de votre appareil photo ne veut pas dire complexifier votre pratique pour le plaisir de compliquer les choses. Ça veut dire choisir vous-même quelle histoire vous voulez raconter avec votre image.
Est-ce que vous voulez figer l’instant précis où le héron plonge son bec dans l’eau ? Ou préférez-vous un léger flou de mouvement qui donne une impression de vitesse ? Est-ce que vous voulez que seul l’œil du renard soit net, avec tout l’arrière-plan qui se dissout en un joli flou ? Ou au contraire, que toute la vallée soit nette du premier au dernier plan ?
Ce sont des choix. Et aucun mode automatique ne peut les faire pour vous, tout simplement parce qu’il ne sait pas ce que vous avez en tête au moment où vous appuyez sur le déclencheur.
C’est là que les paramètres appareil photo entrent en jeu, et plus précisément trois d’entre eux qui reviennent sans arrêt dès qu’on parle de photographie de nature, réunis dans ce qu’on appelle le triangle d’exposition. Le souci, c’est que leurs noms font un peu peur au premier abord. Mais avec les bonnes images en tête, ça devient beaucoup plus simple que vous ne le pensez, et vous allez comprendre pourquoi votre pupille et votre appareil ont finalement beaucoup plus de points communs que vous ne l’imaginez.
-
•
Le mode automatique “devine” la scène et se trompe souvent face au blanc (brume, neige)
-
•
Il cherche à moyenner l’exposition, même quand un contre-jour ou un sous-bois sombre demande un choix précis
-
•
Choisir vos réglages, c’est décider quelle histoire raconter : figer ou flouter le mouvement, isoler ou tout garder net
-
•
Trois réglages clés forment le triangle d’exposition, la base pour reprendre la main sur vos photos
Les 3 paramètres de l’appareil photo à comprendre pour la nature
Vous vous souvenez de la comparaison que je viens de faire avec votre pupille ? On va s’y arrêter un instant, parce que c’est vraiment la meilleure porte d’entrée pour comprendre le premier des trois réglages qui vont changer votre façon de photographier la nature.
L’ouverture du diaphragme, la pupille de votre objectif
Quand vous passez d’une pièce très éclairée à une pièce sombre, votre pupille s’agrandit pour laisser entrer plus de lumière. Et bien l’ouverture de votre objectif fonctionne exactement pareil. C’est un petit diaphragme, une sorte d’iris mécanique, qui s’ouvre plus ou moins pour laisser passer la lumière jusqu’au capteur.
Le truc qui perd tout le monde au début, c’est que les chiffres fonctionnent à l’envers de ce qu’on imagine. Un petit chiffre comme f/2.8 correspond à une grande ouverture (donc beaucoup de lumière qui rentre). Un grand chiffre comme f/16 correspond à une petite ouverture (donc peu de lumière). Je sais, ça n’a aucun sens logique au premier abord, mais avec deux ou trois sorties vous ne vous poserez plus la question.
Mais l’ouverture ne fait pas que gérer la lumière. Elle a un deuxième effet, celui que je trouve le plus intéressant en photo animalière : elle décide de la profondeur de champ de ce qui est net dans votre image.
Prenez une mésange posée sur une branche. Si vous ouvrez grand votre diaphragme, disons à f/4 ou f/2.8, seul l’oiseau restera parfaitement net et tout l’arrière-plan (les branches, les feuilles, le sous-bois derrière) se transformera en un joli fondu flou qui met votre sujet en valeur. C’est ce qu’on recherche presque toujours en portrait animalier, ce fameux arrière-plan qui disparaît en douceur derrière un rouge-gorge ou un écureuil.
À l’inverse, si vous photographiez un paysage de montagne où vous voulez que tout soit net du premier plan jusqu’aux sommets, vous allez fermer votre diaphragme, vers f/11 ou f/16 par exemple. Là, toute la profondeur de la scène reste nette.
La vitesse d’obturation, entre figer et flouter
Deuxième réglage à connaître, la vitesse d’obturation. Elle correspond tout simplement au temps pendant lequel le capteur reste exposé à la lumière au moment où vous appuyez sur le déclencheur. Une vitesse rapide (1/2000e de seconde par exemple) fige le mouvement. Une vitesse lente (1/30e de seconde) laisse le temps au mouvement de s’inscrire dans l’image, ce qui donne un flou.
Je vois souvent des débutants rater un chevreuil ou un renard à cause d’une vitesse trop basse. Le sujet bouge un peu la tête, ou même simplement vous, en tremblant légèrement sous l’émotion de l’observation (ça arrive à tout le monde, même après quinze ans de pratique), et hop, la photo ressort floue alors que la mise au point était pourtant bonne, un problème que je détaille d’ailleurs dans cet article sur comment éviter le flou de mouvement.
Pour un animal qui court ou un oiseau en plein envol, il faut monter la vitesse, généralement à partir de 1/1000e de seconde. Pour un sujet immobile comme une fleur ou un paysage sans vent, une vitesse plus lente ne pose aucun problème puisque rien ne bouge dans la scène. La règle de base que je donne toujours à mes amis débutants : plus votre sujet est rapide et imprévisible, plus votre vitesse doit grimper.
La sensibilité ISO, votre bouée de secours quand la lumière baisse
Le troisième réglage, ce sont les ISO. Contrairement à l’ouverture et à la vitesse, les ISO n’agissent pas sur la lumière qui entre physiquement dans l’appareil. Ils agissent sur la sensibilité du capteur à cette lumière, un peu comme si vous montiez le volume sur une chaîne hifi pour entendre un son faible.
C’est extrêmement pratique en fin de journée, quand la lumière baisse au crépuscule et que les animaux commencent à sortir (c’est souvent le meilleur moment pour les observer, d’ailleurs). Si vous n’avez plus assez de lumière pour garder une vitesse assez rapide, vous montez les ISO et l’appareil compense.
Mais attention, ce n’est pas non plus une solution miracle. Plus vous montez les ISO, plus l’image devient granuleuse, avec ce qu’on appelle du “bruit numérique”, un peu comme une friture visuelle sur la photo. Sur les boîtiers récents, on peut monter assez haut sans trop de dégâts, mais il y a toujours un moment où le grain devient gênant, surtout si vous zoomez sur l’image ou que vous imprimez en grand format.
Voilà, vous connaissez maintenant les trois briques de base de tout réglage appareil photo réussi en nature. Mais les connaître séparément, c’est une chose. Savoir les combiner rapidement sur le terrain sans y passer la journée, c’en est une autre. C’est justement le rôle de cette fameuse molette pleine de lettres qui trône sur le dessus de votre boîtier, et qu’on va démystifier tout de suite.
-
•
Ouverture (f/2.8 à f/16) : petit chiffre = grande ouverture, arrière-plan flou. Grand chiffre = petite ouverture, tout net.
-
•
Vitesse d’obturation : rapide (1/1000e et plus) pour figer le mouvement, lente pour les sujets immobiles.
-
•
ISO : montent la sensibilité du capteur quand la lumière baisse, mais génèrent du bruit numérique au-delà d’un certain seuil.
-
•
Règle simple : plus le sujet est rapide et imprévisible, plus la vitesse doit grimper.
Comment régler son appareil photo en manuel ou semi-automatique ?
Aucun lien pertinent trouvé pour l’affût de nuit. Le texte ne mentionne pas de modèle précis de matériel (pas de marque/modèle explicite), donc pas de recherche produit affilié nécessaire.
Cette fameuse molette avec ses lettres P, A, S, M (ou Av et Tv selon la marque) fait peur à beaucoup de monde qui débute. Une fois qu’on a compris à quoi sert chaque position, on n’y revient plus jamais.
Le mode Priorité Ouverture (A ou Av) : votre allié pour la flore et les paysages
C’est le mode que j’utilise le plus souvent sur le terrain, et de loin. Le principe est simple : vous choisissez l’ouverture, celle dont on parlait juste avant (f/2.8 pour isoler un sujet, f/16 pour tout garder net), et l’appareil calcule tout seul la vitesse qui va avec pour que la photo soit bien exposée. Vous gardez la main sur ce qui vous intéresse vraiment, c’est-à-dire ce qui est net et ce qui ne l’est pas, et l’appareil s’occupe du reste.
Sur les boîtiers Nikon, Sony ou Panasonic, cette position s’appelle A, pour “Aperture”. Le réglage de l’appareil photo Sony fonctionne exactement pareil qu’un Nikon sur ce point, seule la lettre change chez Canon, qui l’appelle Av, pour “Aperture value”. Ne vous laissez pas déstabiliser si vous changez de marque un jour, le principe reste identique.
Concrètement, je m’en sers dès que je photographie une fleur, un lichen sur un tronc, ou un paysage de montagne où je veux que tout reste net du premier plan aux sommets. Je fixe mon ouverture selon l’effet recherché, ce qui me permet notamment de mieux maîtriser la profondeur de champ, et je n’ai plus qu’à composer mon cadrage tranquillement, sans me préoccuper du reste.
Le mode Priorité Vitesse (S ou Tv) : le secret pour photographier la faune sauvage
Dès que je passe en mode animalier, je change immédiatement de position sur la molette. Là, c’est l’inverse : vous choisissez la vitesse d’obturation et l’appareil ajuste automatiquement l’ouverture pour compenser.
Pourquoi ce mode compte autant dès qu’il y a un animal en face de vous ? Parce qu’un chevreuil, un rapace ou un martin-pêcheur ne va pas vous attendre pendant que vous réglez tranquillement votre boîtier. Ces scènes se jouent en une fraction de seconde. En priorité vitesse, vous fixez une vitesse suffisamment rapide (1/1000e ou plus selon la rapidité du sujet) et vous êtes certain que votre photo ne sera pas gâchée par du flou de mouvement, même si la lumière change d’un instant à l’autre.
Sur Canon, cette position s’appelle Tv, pour “Time value”. Sur les autres marques, on retrouve généralement la lettre S, pour “Shutter”. C’est le mode que je conseille en priorité à tous ceux qui découvrent la photographie d’oiseaux, avant même de réfléchir à l’ouverture ou aux ISO.
Comment bien régler son appareil photo en manuel complet (M) ?
Je vois déjà certains d’entre vous se crisper rien qu’en lisant ce titre. Détendez-vous : le réglage manuel appareil photo n’est absolument pas obligatoire pour débuter, ni même pour progresser en photographie de nature. La grande majorité de mes photos, même après toutes ces années, sont prises en priorité ouverture ou en priorité vitesse.
Le mode M devient utile dans des situations bien précises, où la lumière ne bouge presque pas et où vous voulez un contrôle total, sans que l’appareil ne modifie quoi que ce soit d’une photo à l’autre.
Je me souviens d’un affût de nuit organisé près d’un terrier de blaireau que j’avais repéré plusieurs jours auparavant. La lumière était fixe, un simple flash déporté réglé à puissance constante, et le sujet sortait toujours au même endroit. Je ne voulais surtout pas que l’appareil décide de changer mes réglages entre deux déclenchements. Le mode manuel complet devient alors un vrai atout : vitesse, ouverture et ISO fixés à l’avance, aucune surprise, la photo ressort identique à chaque prise.
Mais pour une sortie classique en forêt ou en montagne, où la lumière évolue en permanence, se battre avec les trois réglages en même temps vous fera surtout rater des occasions. Voilà pourquoi je conseille presque toujours à mes amis débutants de rester en priorité ouverture ou en priorité vitesse selon ce qu’ils photographient, et de garder le manuel complet pour plus tard, une fois à l’aise avec les bases.
Reste une question très concrète : quels chiffres utiliser vraiment, sur le terrain, sans y réfléchir pendant dix minutes pendant que votre sujet s’enfuit ? C’est justement ce que je vous donne juste après.
-
•
Priorité Ouverture (A/Av) : vous fixez l’ouverture, l’appareil calcule la vitesse, idéal pour paysages et flore
-
•
Priorité Vitesse (S/Tv) : vous fixez la vitesse, l’appareil calcule l’ouverture, indispensable pour la faune en mouvement
-
•
Manuel (M) : les trois réglages sont fixés à la main, réservé aux situations à lumière stable comme l’affût de nuit
-
•
En débutant, restez sur A ou S selon votre sujet, le manuel complet peut attendre
Notre tableau récapitulatif de réglage photo sur le terrain
Bon, passons au concret. Parce que comprendre le fonctionnement de l’ouverture ou de la vitesse, c’est une chose, mais se retrouver seul face à un renard qui détale ou un sommet enneigé qui brille sous le soleil, c’en est une autre. Voici les repères que j’utilise moi-même, presque sans réfléchir, sur le terrain. Ce ne sont pas des lois gravées dans le marbre, plutôt des points de départ qui vous évitent de tâtonner pendant que la scène vous file entre les doigts.
Paysage de montagne : le réglage qui capture toute la profondeur
Pour un paysage bien net du premier caillou jusqu’au sommet enneigé, je pars quasiment toujours des mêmes bases. Mode A (priorité ouverture), une ouverture assez fermée autour de f/11, et des ISO au minimum, généralement 100 sur la plupart des boîtiers actuels.
Pourquoi ces chiffres et pas d’autres ? Parce qu’un paysage ne bouge pas, à part peut-être un nuage qui file un peu vite. Vous n’avez donc aucune raison de monter les ISO puisque vous n’avez pas besoin d’une vitesse rapide pour figer quoi que ce soit. Autant garder l’image la plus propre possible.
Je me souviens d’une sortie au lever du jour dans les Écrins, avec une lumière rasante magnifique sur les crêtes. J’avais laissé mon appareil sur f/11 la veille, et sans y penser, la photo était déjà techniquement gagnée avant même que je compose mon cadrage. Avec ces réglages, l’appareil choisit généralement une vitesse assez lente, parfois 1/60e ou moins selon la lumière. Ça ne pose aucun souci tant que vous êtes stable, idéalement sur un trépied bien choisi, ou au moins calé contre un rocher. Sans appui, pensez à activer la stabilisation de votre objectif si elle existe, ça vous évitera bien des photos floues au retour.
Animal en pleine course : le réglage photo qui évite le flou de bougé
Changement complet de logique dès qu’un animal se met à courir. Là, on oublie f/11 et on passe en mode S (priorité vitesse), avec une vitesse d’obturation d’au moins 1/1000e de seconde. Les ISO, eux, remontent forcément un peu pour compenser, souvent entre 400 et 800 selon la luminosité du moment.
Je pense à cette matinée où un chevreuil a détalé juste devant moi dans une clairière, sans prévenir, comme d’habitude. J’étais heureusement resté en mode S depuis le début de la sortie, vitesse fixée à 1/1250e. Le temps de lever l’appareil et de suivre l’animal, la photo était nette, chaque poil du pelage bien détouré, alors qu’en priorité ouverture j’aurais probablement raté le coup, le temps que l’appareil recalcule une vitesse suffisante.
L’ouverture, dans ce mode-là, l’appareil s’en occupe tout seul et l’ajuste en fonction de la lumière disponible. C’est justement tout l’intérêt de la priorité vitesse : vous ne pensez qu’à une chose, garder votre sujet net, et le boîtier gère le reste sans que vous ayez à y penser. Si vous hésitez encore entre les différents modes de prise de vue proposés par votre appareil, c’est le moment idéal pour clarifier ces réglages.
Pour résumer tout ça d’un coup d’œil, voici le tableau que je garde en tête, presque comme une check-list mentale avant chaque sortie :
| Situation | ISO | Ouverture | Vitesse | Mode conseillé |
|---|---|---|---|---|
| Paysage de montagne | 100 | f/11 | Variable (auto) | A (Priorité Ouverture) |
| Animal en pleine course | 400 à 800 | f/5.6 | 1/1000e ou plus | S (Priorité Vitesse) |
| Oiseau posé, portrait | 200 à 400 | f/4 à f/5.6 | 1/500e | A ou S |
| Affût de nuit, lumière fixe | Fixé à l’avance | Fixé à l’avance | Fixé à l’avance | M (Manuel) |
Ce sont des bases, pas des dogmes. Selon la lumière du jour ou le comportement de votre sujet, vous ajusterez d’un cran ou deux, et c’est normal, c’est même tout le plaisir de la pratique. Mais au moins, vous ne partirez plus de zéro à chaque fois que vous sortirez votre appareil.
Il reste malgré tout une chose que ce tableau ne peut pas résoudre à lui seul, et c’est justement là que la plupart des débutants finissent par se décourager sans comprendre pourquoi leurs réglages, pourtant justes sur le papier, ne donnent rien de bon sur le terrain.
-
•
Paysage : mode A, f/11, ISO 100, appui stable ou trépied conseillé
-
•
Animal en mouvement : mode S, vitesse 1/1000e minimum, ISO 400 à 800
-
•
L’ouverture se règle seule en mode S, concentrez-vous sur la vitesse
-
•
Ces réglages sont des points de départ, à ajuster selon la lumière et la scène

Formation gratuite
Découvrez les
10 meilleurs réglages
de votre appareil
À vous de jouer
Je vous souhaite de très belles photos et je vous dis à bientôt pour un nouvel article.
Adrien.
Réponses à vos questions
Quel réglage permet d’obtenir une photo de meilleure qualité ?
Il n’existe pas de bouton magique pour ça. La qualité vient du choix que vous faites face à une scène précise, en combinant ouverture, vitesse et ISO selon ce que vous voulez raconter.
Un réglage appareil photo réussi, c’est avant tout une décision humaine, pas un réglage caché dans les menus.
Quels sont les 4 paramètres réglables sur un appareil photo ?
En photo nature, on parle surtout de trois paramètres appareil photo essentiels : l’ouverture, la vitesse d’obturation et les ISO.
Le quatrième, c’est la mise au point, qui détermine ce qui est net dans votre image. Maîtriser ces quatre éléments ensemble suffit largement pour progresser sur le terrain.
Comment régler son appareil photo en manuel ou en semi-automatique ?
Pour débuter, oubliez le manuel complet et passez plutôt sur la molette en mode A (Priorité Ouverture) pour les paysages, ou en mode S (Priorité Vitesse) pour la faune en mouvement.
L’appareil calcule alors une partie du réglage photo à votre place, ce qui vous laisse la main sur l’essentiel sans y passer la journée.
Comment régler son appareil photo pour un portrait, animalier ou humain ?
Le principe reste le même qu’avec un rouge-gorge ou une mésange : vous ouvrez grand le diaphragme, autour de f/2.8 à f/4, pour détacher joliment le sujet d’un arrière-plan flou.
Ce réglage photo en priorité ouverture (A) fonctionne aussi bien pour un portrait classique que pour un visage animalier.
Quel réglage adopter pour figer un animal en pleine course ?
Passez en mode S (Priorité Vitesse) avec une vitesse d’au moins 1/1000e de seconde. Les ISO montent alors naturellement, souvent entre 400 et 800, pour compenser.
C’est le meilleur réglage en photo animalière pour éviter le flou de bougé sur un sujet imprévisible.
Quel est le bon réglage pour un paysage de montagne ?
Restez en mode A avec une ouverture fermée autour de f/11 et des ISO au minimum, généralement 100. Toute la profondeur de la scène reste ainsi nette, du premier plan jusqu’aux sommets.
Pensez à un appui stable, car ce réglage photo entraîne souvent une vitesse plus lente.
Comment régler l’appareil photo de mon téléphone pour la nature ?
Cet article s’adresse uniquement aux possesseurs de reflex ou d’hybrides, dont le grand capteur permet de vrais choix créatifs comme le flou d’arrière-plan ou la maîtrise du mouvement.
Pour progresser sérieusement en photo animalière, un boîtier avec objectif interchangeable reste indispensable.
Comment améliorer la qualité de l’appareil photo Samsung pour la photo nature ?
Le petit capteur d’un téléphone, même performant, limite fortement les réglages créatifs en nature, notamment pour isoler un animal ou figer un mouvement rapide.
Si la photo animalière vous passionne, investir dans un reflex ou un hybride vous ouvrira bien plus de possibilités que n’importe quel réglage logiciel.
Que faire d’un appareil photo argentique ?
Un argentique en bon état peut tout à fait repartir sur le terrain, la pellicule offre un rendu unique très apprécié des amateurs de nature.
Si vous ne comptez plus l’utiliser, il se revend facilement ou trouve une seconde vie chez un passionné via les bourses photo ou les sites spécialisés.
Comment régler l’appareil photo quand on débute ?
Sortez d’abord du mode tout automatique et essayez le mode A (Priorité Ouverture) pour les paysages, ou le mode S (Priorité Vitesse) pour les animaux en mouvement.
Ces deux modes suffisent largement pour maîtriser le réglage de votre appareil photo sans vous perdre dans les menus.
Faut-il utiliser le mode manuel complet (M) pour débuter ?
Non, absolument pas. Le mode M se réserve à des situations très spécifiques comme l’affût de nuit, où la lumière ne bouge pas.
Pour vos premières sorties, les modes A et S couvrent déjà la grande majorité des situations en photo de nature.

VOUS AVEZ AIMÉ CET ARTICLE ?
Partagez-le sur FACEBOOK !

Qui est l'auteur
Adrien Coquelle
Photographe animalier professionnel
Photographe animalier professionnel depuis 2016, je parcours la Savoie à la recherche d'ambiances particulières, pour immortaliser les animaux emblématiques des Alpes.
Je forme également tous les mois de nombreux photographes voulant progresser rapidement en photo animalière et de nature grâce à mes stages et formations.
Mes partenaires et collaborations :
à votre tour
Que pensez-vous de cet article ?
Discutez de ce sujet en commentaire et partagez votre expérience avec la communauté
Progressez en photo animalière
Découvrez les meilleures formations pour apprendre la photographie
-

Maîtrisez le Canon R6 II
Ajouter au panier -

Supprimez le bruit numérique de vos photos
Ajouter au panier -

Maîtrisez le Canon R5
Ajouter au panier -

Maîtrisez le Nikon Z6 II
Ajouter au panier -

Maîtrisez le Nikon Z9
Ajouter au panier -

Formation Lightroom : devenez un pro du développement photo
Ajouter au panier -

Maîtrisez le Canon R6
Ajouter au panier -

Maîtrisez le Nikon Z7 II
Ajouter au panier






