Sigma 150-600 mm f/5-6.3 Contemporary : 3 ans de test sur le terrain

Vous souhaitez acheter un objectif pour la photographie animalière et avez entendu parler du Sigma 150-600 mm Contemporary ? Mais vous aimeriez avoir un vrai avis dessus avant de passer commande ? Je vous comprends totalement ! L’achat d’un nouvel objectif photo est toujours délicat, surtout pour le débutant en photographie qui se retrouve perdu devant tant de choix. 

Quelle focale choisir ? La qualité est-elle bonne ? Ne vais-je pas regretter mon achat ?

Et le problème se pose encore plus dès que l’on veut s’équiper pour faire de la photographie animalière, tant ces objectifs sont spécialisés et chers.

Devant tant de données techniques, de termes barbares et autres abréviations incompréhensibles, il est très facile de se retrouver complètement paralysé et incapable de faire un choix.

Aujourd’hui, je vous propose de vous aiguiller un peu avec ce test du Sigma 150-600 mm Contemporary, un excellent rapport qualité/prix, que j’utilise depuis trois ans.

Sigma 150-600 mm Contemporary

INTRODUCTION du SIGMA 150-600 MM CONTEMPORARY

Pour la petite histoire, j’ai acheté cet objectif en Septembre 2016, à l’occasion d’un week-end au parc du Marquenterre.

N’ayant à ce moment là jamais fait de photographie animalière et ne disposant que d’un Canon 50 mm f/1.4 et d’un Canon 100mm macro, il me fallait donc investir rapidement, au risque de passer mon week-end les yeux dans les… jumelles !

J’ai donc, au moment où j’écris ces lignes (Mai 2019), 3 ans et demi de pratique avec le Sigma 150-600 mm Contemporary dans les mains.

sigma 150-600 contemporary
Adrien Coquelle

Par ailleurs, je n’aborderai pas de données techniques dans cet article de test : pas de mesures, de comparaisons, d’analyses scientifiques, etc…

Nous n’irons pas zoomer à 300% sur les photos pour savoir si le piqué est bon (de toute façon, fin du suspens : oui il l’est). Nous n’irons pas non plus passer aux rayons X les moindres détails des photographies.

Pourquoi ? Car ce sont tout simplement des données que je ne maîtrise pas et qui ne m’intéressent pas.

En effet, tout ce que je veux savoir lorsque j’achète un nouvel objectif pour la photographie animalière (et je pense que vous êtes pareil), c’est :

  • L’objectif est-il de bonne qualité ? 
  • Est-il facile d’utilisation ? 
  • Va t-il me permettre de faire de meilleures photos que mon objectif animalier actuel ?
  • Vaut-il le coup de manger des pâtes Lustucru pendant 1 mois ? 
Sigma 150-600mm

présentation du sigma 150-600 mm contemporary

150-600 mm ! 

Une amplitude qui n’existe tout simplement chez aucune autre marque, à part Tamron, qui dispose également d’un 150-600 mm.

Véritable révolution dans le monde de la photographie, ces super téléobjectifs ont permis d’ouvrir les portes de la photographie animalière aux débutants, pour un prix clairement abordable (environ 1 000 €).

Quand on sait qu’un Sigma 500 mm f/4 coûte plus de 8 000€, le choix est vite fait.

Schizophrénie

Schizophrénie

La mer étoilée

La mer étoilée

Comment est la première prise en main ?

La première impression quand on se saisit de la bête ? C’est lourd !

Affichant un poids de 1,93 kg sur la balance, il faut avouer que cet objectif ne laisse pas indifférent quand on l’a dans les mains.

Si cela est déroutant au début, je dois avouer que je m’y suis rapidement fait et aujourd’hui je n’y prête plus vraiment attention.

Mais attention si vous n’êtes pas très musclé, car il faudra alors utiliser un monopode ou un trépied, au risque de trop trembler et d'obtenir des photos floues.

Mais ce poids lui donne une terrible sensation de solidité qui n’est pas désagréable du tout. La qualité de construction est, quant à elle, irréprochable et on sent tout le savoir-faire de Sigma.

Ajoutez à cela des dimensions hors-normes, on se sent vraiment avec un monstre dans les mains, taillé pour multiplier les belles photos.

Et comment ne pas parler du design, sobre et très élégant ?

Bref, la concurrence a du souci à se faire !


panneau de commande

Les boutons de réglages

Cinq boutons de réglages se trouvent sur le côté de l’objectif.

Ils tombent parfaitement sous le pouce et permettent de rapidement changer les différents modes proposés.

J’aime particulièrement les différentes plages de mise au point qui font gagner de précieuses secondes sur le terrain, comme nous allons le voir plus bas.

Ces réglages sont dorénavant communs à la plupart des objectifs photos, alors prenez le temps d’apprendre à vous en servir, car ils sont vraiment très utiles.

Donc, voici les différents réglages disponibles sur le fût de l'objectif :

Liste des boutons de réglages du Sigma 150-600 mm Contemporary :

  • Les modes de mise au point : autofocus ou manuel
  • Les limites de distance de mise au point : 2,8 à 10 m, 10 m à l’infini, full
  • Les modes de stabilisation : verticale/horizontale, normale ou off
  • Les modes personnalisés
  • Le verrouillage de focale : permet de bloquer l’objectif à une certaine valeur
Poignée de fixation

La poignée de fixation

Travaillant quasi-uniquement à main levée, j’avoue ne l’utiliser que pour transporter l”objectif et l’appareil.

Je ne peux donc pas vous faire un retour d’expérience qualitatif monté sur un trépied.

Néanmoins, j’apprécie les repères blancs tous les 90 degrés qui sont inscrits sur le fût et qui permettent de tourner l’objectif pour passer rapidement en mode portrait, ce qui est très pratique. 

Comme je l’ai dit, n’utilisant pas de trépied, je positionne la poignée tournée vers le haut.

Cette configuration me permet de toujours transporter l’appareil dans le bon sens et donc de gagner un peu de temps d’action.

En effet, lorsque je mets l’œil dans le viseur je n’ai pas besoin de retourner le matériel, c’est toujours ça de gagné.

Poignée de fixation

Autre avantage de cette façon de faire : je travaille très souvent allongé sur le sol et la position relevée de la poignée me permet de gagner de précieux centimètres et donc de me retrouver quasiment au ras du sol.

A noter également que la poignée du Sigma 150-600 mm est assez courte : si cela n’est pas un problème pour moi (j’ai de petites mains), j’ai lu plusieurs fois sur internet que cela pouvait être dérangeant pour les gens ayant des mains plus larges.

Comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus, je ne peux la saisir qu’avec trois doigts plus le pouce.

Donc, à tester de votre côté, tout en sachant qu'il est possible de rajouter un plateau pour la rallonger.

Sigma 150-600 mm - Bague zoom
Sigma 150-600 mm - repère focale

Les bagues de zoom et de mise au point

Un autre critère qui a son importance : est-ce que les bagues sont agréables à utiliser ?

Pour ce qui est de la bague de mise au point, c’est un sans faute : elle est très facilement accessible et tourne parfaitement, de manière complètement fluide. L’amplitude n’est ni trop grande ni trop petite, ce qui permet d’être très précis. Bref, un excellent point pour ceux qui aiment peaufiner leur MAP en manuel.

Mais, qu’en est-il de la bague de zoom ?

Mon ressenti est qu’elle est également très fluide, mais il faut avouer qu’elle peut être assez dure à tourner et demande un certain effort, surtout à main levée.

Néanmoins, il existe un point très positif, puisqu’il est possible de modifier manuellement la focale en tirant/poussant directement sur le fût, ce qui permet de passer très rapidement d’un extrême à l’autre si besoin.

A noter également la présence de plusieurs marques blanches indiquant à quelle focale on se trouve.

De manière générale, les deux bagues sont très agréables d’utilisation, accessibles et assez larges pour un bon maniement. La matière caoutchouc utilisée sur la bague de zoom permet de ne pas avoir les mains qui dérapent.


l'utilisation sur le terrain

Car avoir un bel objectif dans les mains, c’est bien sympa, encore faut-il qu’il envoie du pâté sur le terrain. 

Qu’a-t-il dans le ventre ? Est-il agréable d’utilisation ?

Voici, pour ma part, les critères qui m’importent le plus quand je décide d’acheter un objectif :

  • L’ouverture permet-elle de travailler en faible lumière et d’obtenir un joli bokeh ?
  • L’auto-focus est-il performant ?
  • La stabilisation est-elle vraiment efficace ?
  • Qu’est-ce que je peux photographier avec ?
  • La qualité des images est-elle au rendez-vous ?
Adrien Coquelle

L'ouverture du diaphragme du Sigma 150-600

Aaaah, la fameuse ouverture du diaphragme du Sigma 150-600 mm !

Si vous vous êtes déjà intéressé à cet objectif pour un éventuel achat, vous avez forcément lu ou entendu que c'est LE point négatif de ce téléobjectif.

Il est fort probable d'ailleurs que les nombreux avis négatifs sur ce critère vous aient complètement refroidis.

En effet, avec une ouverture à f/6.3 à partir d'environ 400 mm (ne le cachons pas, je l'utilise très rarement en dessous de cette focale), les questions fusent.

Cet objectif permet-il d'obtenir de jolis bokeh ? Est-ce qu'on est limité en basse lumière ? Qu'en est-il du flou de mouvement et de bougé ? 

Voici quelques éléments de réponse.

mésange-charbonnière
Tranquillité

La qualité du bokeh

"On ne peut pas faire de beaux bokeh à f/6.3".

U​​​​ne phrase que je lis souvent...

Loin de moi l'idée de dire que j'ai trouvé une recette miracle, mais pour le coup, voici une critique qui me dépasse complètement.

Pourquoi ? Parce que j'arrive à obtenir des choses très intéressantes, même à F/6.3.

Certes, en terme de profondeur de champ, une ouverture de f/6.3 ne vaudra jamais une de f/4 ou de f/2.8, mais de quel bokeh parle-t-on ici ? 

Si vous vous attendez à avoir la branche ou la brindille située juste derrière votre sujet, noyée dans le flou, alors oui, vous pouvez oublier le Sigma 150-600 mm Contemporary. 

Cela dit, même avec une très grande ouverture, ces éléments seront un minimum visibles sur l'image.

Alors, plutôt que de reporter la faute sur le matériel, pourquoi ne pas remettre en question ce qu'il y a derrière : le photographe.

Car oui, la plupart du temps, un mauvais bokeh sera la faute d'un manque de connaissances. 

La profondeur de champ et la qualité du bokeh sont deux notions qui dépendent d'énormément de facteurs.

Parmi eux, le plus important est probablement la distance entre le sujet et les différents plans de l'image (premier et arrière plan).

Nous verrons tout cela dans un article spécialement dédié à la profondeur de champ, mais retenez juste ceci : si vous voulez obtenir un joli bokeh sur vos photos, alors rapprochez vous le plus possible du sujet, tout en ayant une très grande distance entre lui et l'arrière-plan.

[ARTICLE COMPLÉMENTAIRE]

La profondeur de champ : comment obtenir de beaux bokeh

Découvrez dans cet article de nombreux conseils et astuces pour obtenir de beaux bokeh sur vos photographies

Miniature_Profondeur de champ

Est-on limité en basse lumière ?

Mon propos sera ici beaucoup plus nuancé : c'est effectivement le point négatif de cet objectif.

Attention toutefois, car il est nécessaire de préciser ce que sont des conditions de "basse lumière". 

Si, pour vous, cela correspond à une simple journée nuageuse, alors non, vous ne serez pas limité et le Sigma 150-600 mm s'en sortira très bien.

Sortie en forêt par temps gris ? Cela deviendra en effet un peu plus compliqué et si vous n'avez pas un boîtier qui gère bien la montée en ISO, un trépied sera éventuellement nécessaire.

Mais encore une fois, avant de rejeter la faute sur le matériel, des solutions sont possibles.

En effet, travailler avant tout votre triangle d'exposition et les deux autres réglages sur lesquels vous avez une influence (la vitesse d'obturation et les la sensibilité SO), vous permettra de gagner de précieux dixièmes de secondes.

Héron cendré
Cormoran

Si cela n'est pas suffisant, alors faites attention aussi à la façon de tenir votre appareil : certaines astuces permettent de se stabiliser facilement.

Le reste du temps (journée ensoleillée, golden-hour, sous-bois, etc...), je n'ai absolument aucun souci à photographier.

Pourtant j'utilise un boîtier qui n'est pas spécialement réputé pour sa montée en ISO (le Canon 7D premier du nom, qui date déjà de 2009).

Et surtout, il ne faut pas oublier un autre point très important...

Stabilisation optique

Sans stabilisation <-> Avec stabilisation - 1/50 s à main levée, sans appui sur le corps


Une stabilisation optique performante ?

Pour rappel, la stabilisation optique est un mécanisme qui se trouve à l’intérieur de l'objectif (lentille flottante), qui permet de détecter les tremblements du photographe et de les compenser.

En gros, cela permet d'utiliser une vitesse d'obturation plus lente avant d'observer du flou de bougé sur la photo.

Alors, sur le Sigma 150-600 mm, est-ce que la stabilisation optique est vraiment performante ?

Ma réponse : oui, définitivement !

Comme vous pouvez le constater sur les images ci-dessus, la différence est vraiment notable et permet, dans de nombreuses situations, de faire la différence.

Je peux par exemple, à 600 mm, à main levée et avec une bonne position, descendre à une vitesse de 1/60 ou 1/50s sans avoir de flou de bougé éliminatoire.

Incroyable avec une telle focale !

Sigma 150-600mm


L'utilisation de l'auto-focus du SIGMA 150-600 mm

Autre point très important en photographie animalière, l'auto-focus est-il rapide et performant ?

En effet, pouvoir suivre rapidement un animal en mouvement, surtout quand il est très rapide, est extrêmement important.

De ce côté là, l'auto-focus du Sigma 150-600 mm est également très performant et accroche parfaitement bien le sujet dans de bonnes conditions de lumière.

Il faut environ une seconde pour que l'auto-focus parcoure toute la plage, mais n'oubliez pas le bouton de sélection de plages de mise au point qui diminue fortement ce temps.

Si vous savez que l'animal que vous visez se trouve à moins de 10 mètres, inutile de laisser la possibilité à l'auto-focus de s'effectuer jusqu'à l'infini : utilisez la plage 2,8 m à 10 m !

Ce bouton permet donc de gagner énormément de temps, puisqu'en dessous de 10 mètres la mise au point se fait quasiment instantanément.

Une option dont je n'arriverai plus à me passer, tellement elle est pratique sur le terrain.

Sigma 150-600 mm - Mise au point
Sigma 150-600mm - Boutons

De plus, si vous me suivez depuis un moment, vous vous êtes sûrement rendu compte que j'affectionne particulièrement les flous de premier plan.

Pour obtenir cet effet, je n'hésite pas à intercaler de la végétation entre moi et le sujet.

En effet, cette façon de faire nécessite un auto-focus performant et très précis, pour ne pas patiner en permanence.

Et bien, c'est également avec beaucoup de succès (je dirais 20% d'échec) que j'arrive à accrocher mon sujet, même avec beaucoup d'éléments devant la lentille.

Chevreuil


Quels sujets photographier avec le sigma 150-600 mm ?

Avec une telle amplitude, le Sigma 150-600 mm est de toute évidence taillé pour la photographie animalière.

Monté sur un APS-C vous obtenez alors, grâce au coefficient multiplicateur, une focale incroyable de 960 mm. De quoi photographier absolument tous les animaux (hors macro)...

Un vrai confort d'utilisation, qui est pour moi le gros point fort de cet objectif.

Pourquoi ?

Parce que lorsque l'on débute en photographie animalière, on fait beaucoup d'erreurs pour approcher les sujets, faute de connaissances suffisantes.

De plus, les animaux sont très craintifs et ont donc tendance à s'enfuir avant même de pouvoir déclencher. Ce qui est très (très) énervant !

Donc, disposer d'une telle focale permet de rester assez loin du sujet et donc de photographier tranquillement, ce qui est un très gros avantage pour ne pas se décourager.

De plus, le fait de pouvoir zoomer et dézoomer permet de s'adapter à toutes les situations et de peaufiner son cadrage, ce qui est impossible à faire avec une focale fixe.

Héron photographié au coucher de soleil
Sigma 150-600 mm


un objectif photo uniquement pour photographier les animaux ?

proxiphotographie

191 mm, f/6.3, 1/400s, ISO 160 - 374 mm, f/9, 1/1600s, ISO 100

Et bien non, à vrai dire les téléobjectifs sont également très utilisés en paysage par de nombreux photographes, car ils permettent d'isoler certains éléments du décor.

De plus, les longues focales ont également un autre avantage

Ils permettent en effet d’aplatir les perspectives et donc de donner un rendu complètement différent d'un grand angle.

Dans ce domaine, le Sigma 150-600 mm ne déroge pas à la règle et permet d'obtenir de très belles photos.

Autre domaine que j'exploite actuellement avec le 150-600 mm : la proxiphotographie.

Grâce à sa longue focale et à sa distance minimale de mise au point (2,80 mètres), il est possible de se rapprocher très près du sujet et d'obtenir des bokeh très intéressants.

Je n'en suis qu'à mes premiers tests dans ce domaine avec cet objectif, mais les premiers essais me laissent entrevoir de beaux résultats.


la qualité des photographies

Plutôt que de vous faire un long discours, de vous parler de données techniques que je ne maîtrise pas et d'analyser des images en zoomant à 400%, je vous laisse avec une galerie présentant plusieurs photos prises avec le Sigma 150-600 mm monté sur mon Canon 7D.

Mon avis général est que la qualité est vraiment excellente.

Si vous voulez avoir plus d'information théoriques, je vous invite à consulter le site DXOMark, vous y trouverez toutes sortes de tests techniques et pointus..

Pour info : je ne pense jamais à activer la correction de l'objectif et le vignettage sur Lightroom (tête en l'air...), ils sont donc présents sur la plupart des photos (je travaille quasiment tout le temps à pleine ouverture).

Pensée
Martin-pêcheur
Pigeon domestique noir et blanc
Oiseau contre jour
Pélican gris
Mouette rieuse
pic vert
Héron cendré
Photo de mésange
ragondin
rouge-gorge

quelle est la différence entre les versions contemporary et sport ?

Le Sigma 150-600 mm Sport une version "améliorée" du Contemporary : il a une qualité optique légèrement supérieure et des joints d'étanchéité pour mieux supporter l'humidité.

Mais la contrepartie, c'est qu'il est plus cher et plus lourd que le Contemporary.

 Donc si vous débutez et/ou que vous travaillez à main levée, je vous conseille de prendre le Contemporary, comme moi.

Adrien Coquelle accueil

​conclusion sur le sigma 150-600 mm contemporary

En conclusion, je suis extrêmement fan de cet objectif et je le recommande chaudement à quiconque veut s’équiper d’un premier objectif très sérieux pour la photographie animalière.

En effet, pouvoir bénéficier d’une focale de 600 mm à un prix abordable est très précieux pour les débutants qui ne veulent pas se décourager en photographiant uniquement des culs d’animaux s’enfuyant.

Alors, si vous être prêt à faire quelques concessions sur le poids et le travail en basse-lumière (et encore…), ce Sigma 150-600 mm Contemporary est clairement l’objectif idéal pour la photographie animalière.

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Sigma 150-600 mm Contemporary

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Où acheter le Sigma 150-600 mm contemporary :

  • Pascal dit :

    Sympa comme analyse; j’ai aussi cet objectif, et je l’apprécie également.
    Par contre, vous spécifiiez que le zoom peut être réglé en faisant coulisser le fût, mais au salon de la photo, Sigma m’avait dit de ne pas le faire avec le modèle Contemporary, uniquement avec le modèle Sport …

  • GoBois64 dit :

    Bonjour Adrien !
    Super intéressants ta vision et ton retour de terrain sur cet objectif, en effet il est parfois/souvent difficile de faire le bon choix au vu de l’investissement financier que cela occasionne. Trop de détails techniques ne facilitent pas la sélection entre différents modèles, marques, longueurs de focales, focale fixe ou zoom.
    Personnellement je continue d’épargner en prévision d’un futur achat, cependant je ne m’orienterai pas vers cet objectif car contrairement à toi je suis plus porté sur la proxi-photographie. Alors même si tu as fait aussi d’excellentes photos de proxi avec ton 150-600, pour mes libellules le facteur poids de l’objectif rentrera dans mes critères. Ma dernière liste de sélection se cantonnera entre un 150 voire un 180mm et/ou un zoom 70/300.
    J’ai relu aussi ton article sur ton canon 100mm macro. Et peut-être feras-tu un nouveau aussi bon test de terrain sur le sigma 150mm.
    Je te souhaite une bonne journée et je n’oublie pas ton concours photo !

    • Bonjour, ravi de revoir tes commentaires toujours pertinents.

      Effectivement, si tu ne comptes pas faire d’animalier et uniquement de la proxi, ce n’est pas l’objectif qu’il te faut ! Je n’ai pas (encore) le 150mm Sigma, mais je n’en ai eu que des excellents échos, il permet des bokeh assez incroyables.

      J’attends tes photos alors, attention il ne reste plus beaucoup de jours pour participer 😉

  • Bonsoir Adrien.
    Merci de ce très intéressant partage sur l’utilisation de cette référence qu’est devenu le Sigma 150-600. J’ai longtemps hésité lors de l’achat de mon dernier objectif, en complément du 150 Sigma macro (que j’adore, un bijou que j’utilise depuis des années) et du Canon MPE-65 (mon objectif coup de coeur, sur lequel je ne m’étendrai pas ici). J’ai finalement opté, malgré son prix, pour le Canon 100-400 version II, qui offre l’inconvénient de monter moins haut en focale, mais qui associé au 7DMkII donne d’excellents résultats. La qualité des images, associée à une distance minimale de mise au point record (98 cms) sont des atouts qui me permettent de faire à la fois de la proxi et d’aller chercher un sujet plus distant avec le même objectif. Son poids un peu inférieur au Sigma me permet de l’emmener souvent dans mon sac à dos, en complément d’une autre optique. J’hésite donc peu à le “sortir”, y compris lors de mes randonnées hebdomadaires d’une vingtaine de kms. Il faut reconnaître qu’en rapport qualité-prix, on n’est pas dans la même gamme que le Sigma, mais j’ai profité d’une action cash back et je ne l’ai jamais regretté. 😉
    Je te souhaite une excellente soirée, et d’excellentes photos (elles sont superbes).

  • Eric dit :

    Bonjour Adrien, comme toi il est “vissé” à 90% sur mon D750, j’en suis très satisfait, cependant pour la longueur focale, notamment pour l’animalier, ce serait mieux sur un D500 par exemple (ou autre Aps-c)
    Tu n’as pas abordé le dock USB qui permet la mise à jour de l’objectif ainsi que de corriger le black et front focus et autre…
    Également, la poignée sert pour le trépied en priorité mais comme tu le dis, aussi pour le transport. Il faut insister sur ce point …ça me fait ” mal au bide !!!” quand je vois des photographes tenir leur boîtier (au lieu de l’objectif) avec un cailloux similaire à celui-ci…
    Bonne continuation,
    Eric

    • Salut Eric, merci pour ce message complémentaire. Pour le dock c’est exact, mais comme je ne l’ai pas j’ai préféré ne pas en parler pour ne pas dire de bêtises.
      Ah bah ils vont foutre en l’air leur objectif à tenir le boîtier, c’est sûr…

      Merci 🙂

  • Rowhider dit :

    Bonjour,

    Je suis un heureux propriétaire d’un 150-600/C depuis Mars 2017: un super bilan.
    Certes l’objectif est relativement lourd: à mains levées, on fatigue rapidement et les muscles tétanisent. Un objectif de ce poids/gabarie nécessite un peu de pratique pour l’exploiter correctement sans souffrir.
    J’eu souffert de courbatures après mes premières sorties ^^.

    Tout comme les muscles, la focale nécessite un peu d’expérience dans son usage: à 600mm, soit 960mm sur APS-C, la précision de la MAP et la température extérieure jouent un rôle primordial dans le résultat final. C’est aussi pour cette raison qu’il est parfois difficile de différencier une photo prise avec un 150-600 d’un 500F4L: le flux thermique bien présent l’été vient flouter les photos et niveler tous les objectifs à un niveau identique… En résumé pour exploiter ce genre de focale à son plein potentiel, il faut sortir de préférence lorsqu’il fait sec, froid et avec un peu de lumière.
    Pour s’affranchir du risque de flou de bougé et des mouvements de mes sujets, je ne déclenche jamais sous les 1/1000 : ce qui signifie souvent être à 1600ISO au lever du soleil.

    La finition est très bonne, la possibilité de bloquer la focale à chaque centaine de millimètre est très pratique sur le terrain

    Côté piqué, ça marche très fort dès qu’il y a un peu de lumière et même s’il faut noter une petite baisse à 600F6.3, cela reste parfaitement exploitable. Fermer alors d’un cran fera monter le piqué jusque F8.
    https://flic.kr/p/U52goE (Echasse blanche à 600F6.3)
    https://flic.kr/p/WaoYQd (Aigrette à 400F8)
    https://flic.kr/p/TxGKgL (Lacerta bilineata à 500F8)
    https://flic.kr/p/UUJSeu (Libellule à 600F6.3)
    https://flic.kr/p/Wg7RuU (Cigale à 600F10)
    Il faut signaler que si l’objectif est très bon sur APS-C, il est juste superbe sur FF.

    La stabilisation est très efficace compte tenu de l’impressionnante focale, la bascule sur le mode OS Dynamic permet d’améliorer significativement le ressenti dans le viseur.
    L’autofocus après bascule en mode “priorité précision” est un régal de douceur et de précision.
    Vous l’aurez compris: le DOCK USB qui permet les réglages avancés est un must have pour ce type d’objectif: la plage focale s’adapte au besoin tout comme le comportement de l’AF ou de la stabilisation. Dommage d’acheter un Télé-objectif Sigma compatible sans profiter des avantages qui vont avec :/

  • Didier Magna dit :

    Bonsoir,
    Article fort intéressant qui m’a permis d’en apprendre un peu plus sur cet objectif qui va finir par rejoindre le reste de mon matériel.
    C’est clair, net, bien construit, vous allez droit au but dans vos explications comme on aimerait en voir plus souvent dans des articles pro !!
    J’ai pris plaisir à vous lire.
    Cordialement
    Didier

  • Renault dit :

    Bonjour Adrien
    Bonne article sur cette objectif moi j’ai le 150/600 sport je fait beaucoup de photo animalière déposer sur le site 500px faites avec en affût avec pied pour les Bokeh pas de problème merci pour tout les conseils.
    Marc

  • Stéphane dit :

    Bonjour Adrien
    Tout d ‘ abord je découvre ta plate forme. Je trouve sympathique de ta part de permettre des échanges entre amateurs de photographies animalières.
    Très bon article sur cet objectif sigma 150 – 600 C pour un débutant comme moi . (rassurant de plus pour un futur achat)
    Que penses tu de l ‘ association eos 1300d canon et sigma 150-600 C pour la photographie animalière en generale et à l ‘ aube et crépuscule en particulier?
    Stéphane.

    • Bonjour Stéphane, merci beaucoup pour la visite !

      Je ne connais pas trop le 1300D, il semblerait que ce soit un boîtier moyen de gamme assez réactif. Le Sigma est un excellent objectif, on dit toujours qu’il vaut mieux avoir un bon objectif qu’un bon boîtier, donc dans tous les cas tu devrais bien t’amuser avec ce couple !

    • Patrick dit :

      Bonjour Stéphane si tu as toujours le 1300 D c’est ce que je possède je veux aussi m’équiper d’un 150-600 soit sigma ou tamron si tu as fais cette investissement dit moi ce que tu en pense merci Patrick

  • anne dit :

    Bonjour Adrien,

    Je visite ton site souvent, et je suis ton facebook!
    J’ai investi dans le Sigma 150-600 C en aillant lue ton article… Et je ne regrette pour rien au monde!!!! Il va très bien sur mon Nikon D7000
    Pour l’instant je l’apprivoise petit à petit.
    N’étant pas musclée j’utilise un monopode de temps en temps, sauf au ras du sol… normale.

    Merci pour ton article, et tes conseils!!!
    Anne

  • Cédric dit :

    Toujours intéressant de lire les tests d’utilisateurs sur la durée. Cela permet de confronter les avis et de prendre une décision en connaissance de cause. Merci !

  • Frederic dit :

    bonjour Adrien
    que penses tu Sigma 150-600 S / au Sigma 150-600 contemporary que tu utilises ?
    merci d’avance pour ta réponse

    • Bonjour,

      Pour moi la différence de prix est trop grande pour être justifiée et la version S est beaucoup plus lourde, donc si tu travailles à main levée le flou de bougé est beaucoup plus dur à gérer, ce qui peut être problématique.

      Mais si tu as les moyens de mettre la somme supplémentaire, go, ça reste toujours une meilleure version que la Contemporary optiquement parlant !

  • Denis dit :

    Bonjour

    J’étais à la recherche de commentaire sur le Sigma et suis tombé sur ton expérience avec cet bjectif. Grâce à cet article, mon choix est fait. Effectivement, pas de test laboratoire ou autre éléments de ce genre. La vraie vie sur le terrain, c’est juste ce dont j’avais besoin pour prendre ma décision.
    Bonne continuité !

  • Ela dit :

    Merci pour cet article si complet et poussé ! (et enfin un vrai ressenti et pas du blabla technique !)