Comment bien régler son appareil photo numérique

Comment bien régler son appareil photo, voilà une des questions qui revient le plus souvent dans les messages privés que mes abonnés m’envoient. La photographie est un domaine passionnant, mais 99% des débutants se butent aux mêmes problèmes : la technique et les réglages du reflex numérique. A travers cet article, je vais essayer de vous aider à bien régler votre appareil photo afin de préparer au mieux vos sessions. Mais avant de commencer, sachez une chose : il n’existe pas de réglages miracles qui vous feront prendre des photos magnifiques à chaque sortie. C’est impossible !

Et c’est d’autant plus vrai en photographie animalière et de Nature, car les conditions de lumière changent en permanence et les sujets sont complètement imprévisibles. Difficile donc de prévoir à l’avance quels réglages utiliser, tant les situations de prise de vue sont nombreuses et aléatoires.

 

Adrien Coquelle

 

Néanmoins, au fil de ma pratique et l’expérience s’accumulant, j’ai remarqué que certains réglages et automatismes revenaient régulièrement lors de mes sessions. A tel point que j’ai dorénavant tendance à régler mon appareil photo à l’avance, avant chaque sortie.

Je tiens néanmoins à préciser que ces réglages sont issus de ma propre pratique et qu’ils me servent à exprimer ce que je ressens. Il est donc tout à fait possible qu’ils ne soient pas adaptés à votre façon de faire. Je vous invite donc à les essayer pour vous faire votre propre avis et de les modifier si vous en ressentez le besoin. J’espère qu’ils vous aideront vous aussi à mieux réussir vos sorties photo.

NB : cet article traite de termes de base de la photographie. Si vous n’êtes pas encore à l’aise avec la technique, je vous conseille de télécharger gratuitement mon livre “Les 5 problèmes du photographe débutant” en remplissant le formulaire suivant. J’y aborde en détails toutes les bases de la photographie, de manière très simple et ludique.

 

Format Raw ou JPEG ?

Un débat qui fait rage depuis très longtemps dans le monde de la photographie et qui continuera de faire beaucoup parler : quel format choisir pour ses photos ?

Sachez qu’il existe deux formats d’enregistrement sur les boîtiers numériques modernes. Le choix dépendra essentiellement de votre pratique, de votre envie et de vos compétences en retouche photo :

  • Le RAW : si on traduit, “raw”signifie “brut” en anglais. C’est un format non compressé, comportant toutes les données numériques et qui est donc sans perte. Il est obligatoire de passer par un logiciel pour les rendre “lisibles” (sur internet par exemple).
  • Le JPEG : c’est un format compressé qui permet d’obtenir des fichiers beaucoup plus légers, sans passer par un logiciel de retouche.

 

Le très gros avantage du format RAW est qu’il est possible de rattraper en retouche des erreurs de prises de vue (comme des parties sur ou sous-exposées, ou une mauvaise balance des blancs, par exemple) et d’exploiter au maximum les images pour obtenir des rendus très créatifs. Il est le format à privilégier si vous souhaitez maîtriser complètement l’aspect de vos photos.

Le point fort du format JPEG est qu’il permet d’avoir immédiatement des photographies exploitables et transférables sur ordinateur, sans passer par un logiciel. Son autre avantage est de compresser les images et donc de générer des fichiers légers. Mais attention, qui dit compression dit aussi perte de données, d’informations et de qualité. Un élément à prendre sérieusement en compte si vous vous souciez un minimum de l’aspect vos images… 

 

Sans le format RAW, je n’aurais jamais pu récupérer le détail de la toile d’araignée. Une chose impossible à faire en JPEG.

 

Si vous êtes sûr et certain que la retouche photo n’est pas faite pour vous, alors choisissez le format JPEG. Mais honnêtement, cela serait vraiment dommage de vous priver des possibilités infinies de la retouche, surtout que je vous apprends très facilement à utiliser le logiciel Lightroom sur ma chaîne YouTube 🙂

Vous l’aurez compris, j’utilise exclusivement le format RAW pour mes photos et vous conseille chaudement de faire de même. Qui sait, si dans plusieurs mois ou années vous décidiez de vous former à la retouche, vous serez bien content d’avoir gardé vos fichiers RAW.

 

●●●● MON CHOIX : format RAW ●●●●

 


 

Espaces colorimétriques

 

L’espace colorimétrique : Adobe RVB, sRGB, ProPhoto ?

L’espace colorimétrique correspond à l’ensemble des couleurs que le périphérique de lecture de votre photo est capable d’afficher : cela peut être un écran d’ordinateur, une tablette, un téléphone ou une imprimante par exemple. Parmi eux, existent les trois plus connus et utilisés en photographie : le sRVB, l’Adobe RVB et le ProPhoto.

Pour que vos photos s’affichent correctement et le plus fidèlement possible sur ces supports, il est donc important d’assigner à vos images un espace colorimétrique correspondant au périphérique de lecture. Deux cas de figure se présentent à vous (selon moi) :

 

  • Vous ne diffusez pas vos photos sur internet : le choix dépendra alors de votre écran d’ordinateur (ou de tout autre support que vous utilisez pour visionner vos images). Si il est incapable d’afficher de l’Adobe RVB, alors privilégiez le sRVB. 
  • Vous diffusez vos photos sur internet : le choix dépendra alors des écrans d’ordinateurs de vos admirateurs. Comme vous pouvez l’imaginer, il est impossible de s’assurer à 100% du bon affichage de vos photos, tant il existe de modèles d’écrans différents. Il va donc falloir trancher et choisir l’espace colorimétrique le plus utilisé par la population. Et au moment où j’écris ces lignes (en Mai 2018), c’est l’Adobe RVB qui est le plus répandu, c’est donc celui que je conseille pour le partage de vos photos sur internet.

 

Pour ma part, j’utilise donc en permanence l’Adobe RVB pour mes images, car la très grande majorité des écrans sont dorénavant capables de l’afficher, le mien y compris.

Le ProPhoto étant encore trop marginal, je ne l’utilise quasiment jamais, à part lorsque je veux réaliser un très beau tirage chez un imprimeur professionnel capable de le traiter (ce qui n’est pas forcément le cas de tous, je vous invite à leur poser la question).

Si tout ceci est du charabia pour vous, ou que vous souhaitez aller plus loin, je vous conseille de lire cet article, une section très détaillée est dédiée à l’espace colorimétrique.

 

●●●● MON CHOIX : Adobe RVB ●●●●

 


 

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Changer la balance des blancs permet de modifier complètement l’ambiance d’une photo.

Quelle balance des blancs ?

La plupart des appareils photo permettent de choisir entre différents pré-réglages qui parlent d’eux-mêmes (dénomination chez Canon) : Automatique (AWB), Lumière du jour (5 200 K), Ombragé (7 000 K), Nuageux (6 000 K), Lumière tungstène (3 200 K), Fluorescent (4 000 K) et Flash. (K = Kelvins)

Utilisez donc celui qui correspond le plus aux conditions lumineuses de votre séance, surtout si vous photographiez en JPEG, car il sera alors impossible de la modifier par la suite.

Si vous utilisez le format RAW, le réglage de la balance des blancs n’aura alors aucune importance et vous pourrez oublier ce réglage, puisqu’il est possible de le changer à volonté en post-production, sans aucune perte de qualité (une autre raison de privilégier le RAW !).

Mais puisqu’il faut bien en choisir un, j’utilise personnellement le réglage “nuageux”, car il procure à l’image des tons chauds qui se rapprochent de ce que j’aime et que j’essaie de reproduire généralement en retouche.

 

●●●● MON CHOIX : Nuageux ●●●●

 


 

Macrophotographie

 

Mode manuel, priorité à l’ouverture, priorité à la vitesse ?

En photographie animalière, il est extrêmement important d’être réactif, car une action importante peut se dérouler à n’importe quel instant. C’est là que les modes créatifs ont tout leur intérêt et qu’ils vous permettront de gagner de précieuses secondes. 

Beaucoup plus réactifs que le mode manuel, ces modes permettent de fixer un réglage du triangle d’exposition et de laisser l’appareil choisir les deux autres pour que la photo soit bien exposée à chaque instant. Un gain de temps extrêmement important.

J’utilise pour ma part exclusivement (99,999% du temps) le mode priorité à l’ouverture, car le contrôle de la profondeur de champ est pour moi primordial dans ma démarche photographique. En effet, c’est elle qui me permet d’obtenir de beaux flous d’arrière-plans qui mettent parfaitement en valeur mes sujets.

 

macrophotographie
Un rendu impossible à obtenir avec une petite ouverture.

 

Et si le rendu ne me convient pas en mode priorité à l’ouverture ? Pas besoin de passer en mode manuel, il me suffit de jouer sur la correction d’exposition pour obtenir l’effet que je souhaite (très utile pour les contre-jours notamment). C’est aussi simple que cela.

Certains puristes vous diront que les “vrais photographes” ne shootent qu’en manuel… Ne les écoutez pas ! Inutile de vous frustrer avec un mode peu réactif et compliqué à utiliser en photographie de Nature : amusez-vous sans vous préoccuper des autres !

Le mode priorité à la vitesse est surtout intéressant lorsque l’on a affaire à des animaux très rapides ou en vol, afin de figer leur mouvement, donc n’hésitez pas à l’utiliser si c’est votre objectif.

 

●●●● MON CHOIX : Priorité à l’ouverture ●●●●

 


 

Mesure d'exposition

 

Mode de mesure d’exposition

Lorsque l’on utilise les modes créatifs, il est important de dire à l’appareil comment il doit mesurer la lumière. C’est là qu’interviennent les modes de mesure d’exposition.

Je trouve personnellement que la mesure évaluative fonctionne très bien dans 90% des cas, car elle permet d’avoir une exposition équilibrée la plupart du temps.

La mesure spot peut également être très utile dans les situations de forts contrastes, comme les contre-jours par exemple. Sur la photo précédente, faire la mesure spot sur la zone la plus éclairée de l’image m’a permis d’assombrir le pigeon, qui ressort alors en ombre chinoise et provoque donc une ambiance très forte et très esthétique.

Néanmoins, par soucis de rapidité et par habitude, je préfère rester en permanence en mesure évaluative et jouer sur la correction d’exposition afin d’obtenir le même résultat (ici sous-exposer très largement). Cette technique m’évite en effet de sortir l’oeil du viseur pour changer de mode, puisque la molette des IL est instinctivement accessible directement sur le boîtier.

Mais ceci est un choix personnel, bien évidemment, à vous de voir ce qui vous convient le plus, car beaucoup de photographes ne jurent que par la mesure spot pour ces situations lumineuses particulières.

 

●●●● MON CHOIX : Mesure évaluative + correction d’exposition si besoin ●●●●

 


 

Photographie-de-pigeon-400x600

 

Quelle ouverture du diaphragme ?

Maintenant que nous avons configuré notre appareil en mode priorité à l’ouverture, encore faut-il savoir quelle valeur utiliser…

Vous le savez si vous me suivez depuis un moment, l’ouverture du diaphragme est pour moi le réglage le plus important, car il me permet de travailler ma profondeur de champ et d’obtenir des premiers et arrières-plans très dilués, ce que j’affectionne particulièrement. Il n’est donc pas rare que je sois tout le temps à pleine ouverture sur tous mes objectifs. 

Du moins, quasiment tout le temps… Car cela dépendra surtout de la situation et de deux facteurs :

 

1/ La distance entre le sujet et l’arrière-plan :

Je vous en ai parlé dans l’article spécialement dédié à l’ouverture du diaphragme et également dans celui consacré à la profondeur de champ, mais la distance entre le sujet et l’arrière-plan influence énormément le rendu visuel de votre photo. En effet, plus il sera éloigné du sujet, plus il apparaîtra flouté sur la photo. 

Dans la pratique cela signifie que si votre arrière-plan est vraiment très éloigné du sujet, il apparaîtra très flou sur la photo dans tous les cas, que vous soyez à pleine ouverture ou à F/8. Essayez-chez vous et vous constaterez que la différence sera très minime.

Les personnes qui ont aimé cet article ont aussi lu :  6 astuces pour éviter le vol de vos photos

Dans ce cas de figure, autant en profiter pour fermer un peu plus le diaphragme, afin de gagner de précieux centimètres de profondeur de champ, comme vous pouvez le voir dans cet exemple :

 

 

profondeur-de-champ-2-600x199

 

Ici le bout du bec du héron sera un peu flou et inesthétique sur la photo, car la PDC n’est pas assez grande à F/5 pour l’envelopper complètement. La solution ? Passer à F/6.4 pour agrandir un peu la PDC. L’arrière-plan étant très éloigné du sujet, le bokeh gardera quand même un aspect très flouté et dilué qui mettra parfaitement en valeur l’oiseau.

 

2/ La distance entre vous et le sujet :

Plus vous serez proche de votre sujet, plus la profondeur de champ sera petite. Parfois beaucoup trop petite…

Si cela n’est pas dérangeant en photographie animalière (il est assez rare de se retrouver extrêmement près des animaux sauvages), cela va surtout nous poser problème en macrophotographie, car à force de trop se rapprocher, la PDC sera vraiment minuscule.

Encore une fois, fermer le diaphragme de quelques crans vous permettra de gagner de précieux centimètres.

Travailler à grande ouverture du diaphragme est un art très subtil, qui demande beaucoup d’entraînement et de nombreux tests avant de la maîtriser. Mais je vous conseille fortement de vous habituer à photographier à de grandes ouvertures, même si vous débutez, car cela va vous obliger à travailler vos compositions, à bien tenir votre appareil et à améliorer l’aspect créatif de vos images.

Un autre avantage de travailler ainsi est que vous laissez rentrer beaucoup plus de lumière sur le capteur, ce qui permet donc indirectement… de gagner en vitesse d’obturation !

 

●●●● MON CHOIX : Pleine ouverture si possible ●●●●

 


 

macrophotographie

 

Quelle vitesse d’obturation ?

Comme je l’ai mentionné juste avant, je travaille à 99,99% en mode priorité à l’ouverture, ma vitesse d’obturation est donc aléatoire et calculée automatiquement par l’appareil. Difficile donc de vous donner des valeurs précises. Gardez simplement en tête qu’il ne faut jamais descendre trop bas, pour ne pas avoir de flou de bougé et/ou de mouvement sur vos images.

On peut souvent lire sur internet qu’il ne faut pas descendre en dessous de la règle des “1/longueur focale” pour éviter le flou causé par les tremblements naturels du photographe.

En théorie cela signifie que si vous photographiez avec un 50 mm, il ne faut pas descendre en dessous de 1/50 s, si vous photographiez avec un 150 mm, il ne faut pas descendre en dessous de 1/150 s, etc… 

Dans la pratique, je trouve cette règle vraiment très surfaite et je n’ai jamais compris d’où elle sortait. Il m’arrive en effet très fréquemment, avec une bonne technique de stabilisation, de descendre jusqu’à des valeurs de 1/100 s ou 1/50 s, même avec mon Sigma 150-600 mm, et d’obtenir des photos nettes. 

Non, pour moi la vitesse d’obturation n’a d’incidence que pour le flou dû au mouvement des sujets. Voici quelques valeurs “limites” à ne pas dépasser :

  • Sujets statiques (fleurs, coccinelles, héron qui pêche) : 1/40s
  • Sujets lents (libellules au repos, insectes) : 1/200
  • Sujets rapides (chevreuil en mouvement, passereaux) : 1/1000 
  • Oiseaux en vol : 1/2000

Notez bien que ces valeurs ne sont pas une vérité générale, et qu’elles dépendront surtout de l’animal photographié, de votre matériel et de votre façon de vous stabiliser.

 

●●●● MON CHOIX : selon le sujet photographié ●●●●

 


 

Photographie de paysage

 

Quelle sensibilité ISO ?

Tout dépend de votre appareil photo et de votre tolérance au bruit numérique, puisque chaque modèle et chaque photographe est unique.

Certains pourront aller jusqu’à 4 000 ISO facilement, tandis que d’autres vomiront dès 400 ISO…. Pour ma part, sur le Canon 7D premier du nom, j’essaie de ne pas dépasser les 2 000 ISO. Au delà, le bruit devient vraiment trop visible pour moi et dégrade trop mes images.

Mais comme je ne suis pas spécialement gêné par la présence de bruit sur mes photos, il n’est pas rare que je laisse en permanence le reflex réglé sur 400 ISO, même en condition de “forte” lumière. Pourquoi ? 

Car cela me permet de bénéficier d’une vitesse d’obturation optimale et sans perte de qualité notable, la différence de bruit entre 100 et 400 ISO étant très minime et à peine visible sur mon appareil.

Je vous invite donc à faire différents tests chez vous afin de trouver la valeur qui vous correspond le mieux.

 

●●●● MON CHOIX : 400 ISO minimum ●●●●

 


 

Rouge-gorge

 

Auto-focus fixe, continu ou focus manuel ?

Les trois mon capitaine !

Alors que le focus manuel est clairement à privilégier en macrophotographie, l’auto-focus devient quant à lui rapidement indispensable en photographie animalière. Deux choix se présentent alors à nous : l’auto-focus fixe (AF-S/One Shot) pour les sujets immobiles et l’auto-focus continu (AF-C/AI-Servo) pour suivre les animaux en mouvement.

Bien que ce ne soit pas la manipulation la plus contraignante à faire, il faut avouer que passer de l’un à l’autre peut devenir pénible à la longue (car il faut passer par le menu de l’appareil). Heureusement il existe une petite astuce pour pouvoir utiliser les trois modes en même temps, d’un simple clic : configurer l’auto-focus sur le bouton AF-ON.

Grâce à ce petit bouton, plus besoin de jongler dans les menus, puisque il est possible de passer de l’un à l’autre d’une simple pression. Vous ne savez pas ce qu’est le bouton AF-ON et comment le configurer ? Alors direction cet article qui lui est entièrement consacré.

 

●●●● MON CHOIX : les trois, grâce au bouton AF-ON ●●●●

 

Quel mode de déclenchement ?

Il existe sur la plupart des reflex numériques 4 modes différents de déclenchement, qui parlent d’eux-mêmes :

  • Vue par vue 
  • Rafale lente 
  • Rafale rapide
  • Retardateur

 

J’utilise personnellement le mode rafale rapide 90% du temps, surtout en photographie animalière, car il me permet d’assurer le coup niveau netteté. Il vaut mieux en effet reprendre la même photo 4 ou 5 fois de suite, plutôt que de rentrer et de s’apercevoir que la mise au point n’était pas bonne sur la seule photo prise.

Le but ici n’est pas de saturer la carte mémoire en restant appuyé sur le bouton de déclenchement comme un bourrin, mais de doser les rafales successives, afin d’avoir au minimum une photo exploitable sur une série de 5-6 photos consécutives.

Et avec un peu d’entraînement, il est même possible de ne déclencher qu’une seule fois avec un bon dosage de la pression du bouton, et donc de disposer de plusieurs “modes” en un seul.

Un atout indéniable pour rester silencieux, au cas où !

 

●●●● MON CHOIX : Rafale rapide ●●●●

 


 

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Quels collimateurs utiliser ?

Ici le choix est assez simple et logique.

Si votre sujet est peu mobile ou immobile, privilégiez alors le collimateur central qui est le plus précis et le plus performant et recadrez votre photo avant de déclencher, afin d’avoir une bonne composition. C’est le collimateur que j’utilise la très grande majorité du temps car la plupart de mes sujets ne sont pas très rapides.

Si votre sujet est très mobile (oiseau en vol par exemple), alors il va falloir faire confiance à votre appareil en sélectionnant un groupe de collimateurs, de préférence ceux sur les côtés, pour favoriser une belle composition. L’efficacité de ces groupes dépendra essentiellement de la qualité de votre appareil : s’il n’est pas très performant, alors privilégiez les collimateurs centraux, car ce sont toujours les plus précis (et recadrez si besoin votre photo en retouche pour avoir une meilleure composition).

 

●●●● MON CHOIX : collimateur central pour les sujets fixes et collimateurs latéraux pour les sujets en mouvement ●●●●

 


 

Les autres réglages secondaires

Des dizaines d’autres réglages sont également disponibles en fouillant dans les menus. Je vous invite donc à parcourir votre mode d’emploi si vous voulez aller plus loin dans la configuration de votre appareil photo, car il m’est impossible de connaître tous les modèles existants.

Voici néanmoins certains réglages très utiles et pratiques qui, je pense, se retrouvent sur la très grande majorité des reflex numériques.

 

Macrophotographie

 

Les styles d’images

Les styles d’images fonctionnent un peu comme des filtres. Cela signifie que l’appareil photo va appliquer, de lui même, certains effets aux photos (saturation, netteté, etc…) pour les rendre plus “séduisantes”.

Sur le papier, cela pourrait être intéréssant pour les personnes ne souhaitant pas retoucher leurs images, mais je trouve que les effets sont beaucoup trop aléatoires et imprévisibles. 

Pour ma part, vous l’aurez compris, je préfère être totalement maître de l’aspect visuel de mes photos. Je n’ajoute donc aucun effet en sélectionnant le style d’image neutre.

 

●●●● MON CHOIX : neutre ●●●●

 


 

Affichage quadrillage

 

Affichage quadrillage

Cette option, très intéressante pour mieux composer ses photos, permet de faire apparaître une grille visible en sur-impression, directement dans le viseur de l’appareil photo. Grâce à elle, il est très facile de placer son sujet sur les fameux tiers de l’image ou bien de s’assurer que l’horizon est bien droit.

Bien qu’un peu déroutante au début, on l’oublie très rapidement et son utilisation devient vite instinctive et utile.

 


 

Copyright

 

Copyright

Si vous comptez diffuser vos images sur internet et que vous vous souciez un minimum de leur utilisation, je vous conseille fortement de rajouter un copyright sur vos images. Son activation permettra d’ajouter une petite ligne dans les informations de la photo, indiquant que vous êtes le propriétaire de l’image.

Alors certes, cela ne va pas forcément empêcher le vol de vos photos, mais cela ne coûte rien de le faire, alors pourquoi s’en priver ?

Si vous voulez connaître d’autres astuces pour minimiser le vol de vos photos, je vous invite à lire ces 6 astuces.

 


 

Photographe Nature

Conclusion

Bien régler son appareil photo numérique est une étape indispensable si vous voulez préparer et réussir au mieux vos sorties. Ceci est d’autant plus vrai en photographie animalière, où la moindre erreur peut être fatale, tant certaines actions se déroulent en seulement quelques secondes.

J’espère en tout cas que cet article vous aura aidés à mieux comprendre comment tous ces réglages fonctionnent et se complètent entre eux. Mais surtout, n’oubliez pas que la théorie ne vaudra jamais une bonne pratique et qu’il il vous faudra faire preuve d’adaptation et d’intelligence quand vous serez sur le terrain, car ces réglages ne sont pas magiques.

Et vous, quels réglages utilisez-vous pour vos sorties photo ? N’hésitez pas à les proposer en commentaire.

Sur ce, bonnes photos !

 


 

COMMENT BIEN RÉGLER SON APPAREIL PHOTO – LE RÉSUMÉ

 

FORMAT D’IMAGE : RAW

ESPACE COLORIMÉTRIQUE :  ADOBE RVB

BALANCE DES BLANCS NUAGEUX

MODE PRIORITÉ A L’OUVERTURE

MESURE D’EXPOSITION ÉVALUATIVE + CORRECTION D’EXPOSITION

PLEINE OUVERTURE DU DIAPHRAGME (SI POSSIBLE)

ISO 400 MINIMUM

AUTO-FOCUS CONFIGURÉ SUR LE BOUTON AF-ON

MODE RAFALE RAPIDE

COLLIMATEUR CENTRAL POUR LES SUJETS FIXES ET LATÉRAUX POUR LES SUJETS MOBILES

STYLE D’IMAGE NEUTRE

AFFICHAGE DE LA GRILLE

COPYRIGHT CONFIGURÉ

 

 

  • VALENTE dit :

    Merci beaucoup pour vos conseils précis et clairs. Je m’efforce de les mettre en pratique pour progresser en photo. Je continue a lire avec beaucoup d’intérêt vos articles. Continuez comme ça

  • Isabelle dit :

    Merci pour cet article.

    Mes réglages sont presque les mêmes que les tiens.

  • Michel dit :

    Merci Adrien pour ces explications simples et très précises.
    Mes réglages sont identiques, cela confirme mon choix suite à cette article, sauf pour l’espace colorimétrique, ou je n’ai pas vu de grandes différences.
    Cordialement
    Michel

    • Salut Michel, merci pour ton message. C’est vrai que les espaces colorimétriques ont des différences minimes, ce sont vraiment les photographes très avertis et les retoucheurs professionnels qui vont pinailler dessus 🙂

  • gobois64 dit :

    Bonjour Adrien !
    Bravo, encore un article bien documenté et détaillé de ta part ! Merci !
    J’utilise beaucoup de réglages comme les tiens sauf que j’enregistre mes images en raw+jpeg et j’ai bien sûr toujours 2 carte SD sur moi !
    Concernant l’ouverture je me fixe maintenant sur 7.1 car comme tu le sais moi j’aime capter les odonates et après plusieurs essais je me suis aperçu que cette ouverture convenait bien avec une pdc satisfaisante et un flou d’arr-plan plus que valable dans 90% des cas !
    Lorsque je suis trop à l’ombre je surveille bien ma vitesse et je mets souvent en ISO auto (si non je suis presque toujours sur 200) et je trouve que le bruit sur nos APN est plus que convenable jusqu’à 1600 !
    Ta rubrique sur la mesure évaluative + correction d’exposition est intéressante, je vais essayer cela car comme tu le dis il est plus rapide de jouer avec cette correction d’expo pour obtenir des effets plutôt que de changer le mode de mesure.
    Ton astuce concernant le bouton AF-On semble intéressante : je vais donc lire ton article s’y référant.
    Je vais aussi adopter ton mode de prise de vue en rafale rapide surtout pour mes libellules 🙂
    Je te souhaite une bonne fin de week-end et à bientôt de te lire !

    • Hello, merci beaucoup pour ton retour 🙂

      C’est super d’avoir trouvé tes propres réglages si ils te conviennent parfaitement. Bon courage dans tes tests, n’hésite pas à nous dire ce que tu penses du mode rafale (je peux pas m’en passer personnellement) et sur la correction d’expo 😉

  • Karin C dit :

    Toujours aussi précis et simple, tes articles Adrien. merci du partage .